26 octobre 2006

La Galerie de Tramezzinimag : Geoffrey Humphries

En fouillant dans ma malle aux souvenirs vénitiens, j'ai retrouvé hier soir les lettres d'une amie qui fut longtemps proche d'une très jolie modèle française qui est depuis ces années-là la muse de Geoffrey Humphries, peintre d'origine anglaise qui vit et travaille depuis 40 ans à Venise. 

Plus connu sous son seul prénom, l'homme a marqué une période de la vie mondaine et artistique locale. Sa peinture est aujourd'hui très recherchée. Je me suis souvent rendu lorsque j'étais étudiant dans sa célèbre maison de la Giudecca où il recevait beaucoup. Hôte charmant et généreux, il tenait table ouverte et les soirées chez lui étaient fort agréables, le buffet largement garni et les verres toujours bien remplis. La compagnie joyeuse. C'est aussi un très bon musicien (il joue admirablement bien de la guitare) et un hôte chaleureux. Peintre expressionniste, coloriste flamboyant, il transmet avec son pinceau toute la fougue et l'enthousiasme d'un homme du Nord conquis par la lumière et l'art de vivre du Sud. Depuis longtemps installé au bord de la Giudecca (depuis 1966),il sait retranscrire l'atmosphère unique née de la lumière, des reflets. Ses toiles, qu'il s'agisse de paysages ou de nus sont toutes remplies de cette atmosphère si particulière depuis toujours et dont on s'imbibe peu à peu lorsqu'on vit à Venise... 

Voici donc quelques reproductions qui ne sont qu'un bref aperçu de sa peinture où la femme est fêtée avec presque toujours un paysage vénitien dans l'encadrement d'une fenêtre ou d'une porte. 




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Commentaires 27/10/06 :

Gérard said...
Un trésor .
La première , endormie négligée , faussement bas bleu , très effilée , se demande si Jane Avril n'a plus vingt ans .
Comme le temps passe !
La seconde , bibi Marie von Wägen , espiègle débarquée de Charleston , se méfie .
Ironise .
Nous défie .
Les cuivres sont bien faits .
Les accoudoirs serrés .
Son petit pied est trop parfait .
La troisième , directo sortie d'un Degas , rose de non confusion , fuira le pas des deux .
En lacets .
Les trois Voltaire , qui en ont tant vu , eux , sont assoupis .
Leurs formes sont arrondies .
Comme le temps passe .
Un vrai trésor !
La quatrième me semble trop incongrue .
Modulo 3 .
Venise , c'est une femme !
Ici !

A Venise aussi, Peppone et Don Camillo, un tempo fa...

Photo de Manfred W. Jürgens. Tous Droits Réservés

Poignées...


A la demande de Philippe, fidèle lecteur matutinal qui connait l'une des meilleures adresses de Venise, Calle de l'Avogaria, ou on trouve encore de très beaux modèles de ces poignées de bronze typiques de la décoration vénitienne et qui ornent les portone (portails d'entrée des palais) mais aussi les portes en placage de bois précieux qui se trouvent à l'intérieur des vieilles demeures. En voici quelques exemple glanés ci et là (Merci à Max du Campiello notamment). Il existe encore deux ou trois fondeurs dont le plus ancien près des Fondamente Nuove qui possèdent les moules d'origine des XVIe et du XVIIe siècles.

18 octobre 2006

Magnar e navigar in laguna : le Gigot de Mer.

En écoutant le disque de vieilles chansons vénitiennes en dialecte "Navigar in laguna, ballate e barcarole"que Stefano Scutari a sorti en 2005, l'envie me prend de préparer un plat que j'ai souvent réalisé pour la nuit du Redentore. Il s'agit du gigot de mer. Un plat à base de lotte. Comme ce poisson n'a pas d'arêtes, les enfants l'adorent et sa chair est très onctueuse. En voici la recette. c'est facile à réaliser, facile à réussir et le résultat emporte tous les suffrages.
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Pour 6 personnes, il vous faut un beau morceau de lotte, pris près de la queue (1kg250 à 1kg500), 1 kg de belles tomates bien mûres (je choisis les cuore di bue qui se trouvent de nouveau en France. Celles de San'Erasmo sont assez grandes pour qu'une seule tranche remplisse une assiette). Ajoutez à cela 1 belle tête d'ail, 300 gr de champignons, 200 gr de lard fumé, 100 gr de crème fraîche (ou de yaourt turc véritable), 100 gr de parmesan frais, 1 verre de vin blanc sec, 2 verres d'huile d'olive, du sel et du poivre, herbes (basilic, persil, thym, au choix).
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Faites chauffer votre four. Piquez le poisson d'ail et de lard fumé. Salez et poivrez. Dans un plat à gratin, faites chauffer l'huile, quand elle est fumante, y poser le poisson et enfourner pendant 45 minutes. Le four doit être chaud. Après 1/4 d'heure, baissez la température (four moyen). Arrosez abondamment et régulièrement d'un mélange d'eau et de vin aromatisé. Pendant la cuisson, coupez les tomates et faites-les revenir, puis ajoutez les champignons coupés en lamelles, de l'ail haché finement, du basilic et du persil. Ajoutez la crème et le parmesan râpé. Mélangez.
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Quand le poisson est cuit, le couvrir de la préparation. Laissez 5 minutes supplémentaires au four. Servir chaud avec de la polenta ou un riz blanc au beurre aillé. Vous m'en direz des nouvelles ! A servir avec un Soave ou un pinot grigio bien sec et bien frappé mais très convenable aussi avec un bon vin rouge, merlot ou cabernet italien ou français. 
Photo n°3 de Alain Grossard. Tous Droits Réservés.

2 commentaires:


JC Courbon a dit…
En référence à votre évocation des chansons vénitiennes du début de votre post, je vous signale une petite vidéo que je viens de faire au retour d'une semaine à Venise dont j'ai rapporté un CD de ces chansons.
Elle se trouve en :

http://jc-courbon/videos/LasciandoVenezia.htm

Amicalement JCC
JC Courbon a dit…
Correction !!! C'est :

http://jc-courbon.com/videos/LasciandoVenezia.htm

Avec mes excuses. JC
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