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Evviva la primavera !

 
Le 20 mars est un jour particulier pour moi. C'est le jour où ma mère est morte, après une longue et terrible maladie. Nous étions en 1993 et mon fils Jean allait naître. C'était un samedi, le premier jour du printemps. La symbolique ne m'a jamais échappé... La mort, la vie, le renouveau... Ne vous y trompez-pas, ce n'est pas un jour triste. Et puis ceux que nous aimons continuent de vivre tant que leur souvenir habite en nos cœurs.

Il avait fait merveilleusement beau toute la semaine et bien qu'épuisée, la vieille dame avait pu sentir les mimosas en fleur et se promener une dernière fois sous un ciel délicieusement clément. Nous avions évoqué, je m'en souviens, les délices de Venise au printemps, la glycine du Caffé del Paradiso derrière les Giardini, ou les grands arbres du vieux cimetière juif du Lido où personne n'allait jamais et où nous évoquions Lord Byron. Elle aimait particulièrement ces promenades au Lido.
 
Elle n'était venue à Venise que quatre fois. La première dans les années 70, étape d'un long périple familial en voiture qui nous mena en Turquie. Les autres fois quand j'y vivais. Elle ne connaissait de l'Italie que Florence où j'ai failli voir le jour, à quelques heures près, la baie de Naples et la Sicile. Venise lui convenait parfaitement, sa beauté, son charme mais aussi sa sérénité, son rythme. Avec mon frère, nous avions même envisagé qu'elle s'installe sur la lagune plusieurs mois par an. Cela n'a pu se faire. Elle est tombée malade. Une de ces terribles maladies dont on sait qu'il n'y a d'issue que fatale. J'aime à croire qu'elle aurait été très heureuse de vivre près de moi, à Venise avec son bon vieux gros chat Jules.
 
C'est justement au Lido que cette photo a été prise. elle est extraite d'un blog que je viens de découvrir, celui de Claudio Boaretto. En fait, nous nous sommes mutuellement découverts. La magie d'internet et les charmes de Venise. Mais je vous en reparlerai.

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