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Articles

Affichage des articles du décembre, 2014

Réflexions sur l'art

..On a souvent "prétendu que l'Italie de la renaissance était dominée par l'idée d'art. C'est une confusion : ce qu'on appelle ici art n'a rien à voir avec les Beaux-Arts. C'est en réalité le triomphe de la logique, la perfection, raisonnée en toutes ses parties, qu'un souverain donne à l’organisation de ses états... Bref, l'idéal propre à tous les ouvriers de la pensée."
..C'est avec ces quelques mots lus d'un ouvrage de Müntz, qu'un de mes maîtres me fit comprendre pourquoi la Renaissance a tant tardé à s'introduire à Venise et pourquoi Venise n'apparait pas aux yeux des historiens comme un lieu moteur et innovateur dans la création artistique de cette période extraordinairement féconde partout en Italie. Le doge avait bourse et poings liés par le Sénat qui, par sa nature et ses fonctions, restait dans tous les domaines autres que ceux qui pouvaient contribuer à la protection des acquis de la république, d…

13 décembre, Sainte Lucie, la fête qui nous porte vers Noël

Dans un monde de plus en plus chamboulé par la mondialisation, la libre circulation, physique ou virtuelle des êtres, des marchandises et des idées, certaines traditions périclitent ou du moins perdent du sens. Manque général de culture ? Perte de repères traditionnels ? Rythmes de vie qui ne laissent plus de place aux rites ? Désacralisation des fêtes et des traditions liées à la spiritualité ? Matérialisme  déchaîné de nos sociétés ultra-libérales et repues ? 
. ..Certainement un peu de tout cela. Mais avant tout, selon moi, par l'étouffement de l'esprit d'enfance. En ce temps de Noël, on voudrait nous faire assimiler cette attitude mentale à un simple appétit matériel pour les belles et bonnes choses qui nous attendent sur la table des fêtes et sous le sapin dressé dans le salon. L'esprit d'enfance, c'est autre chose. 

..C'est l'émerveillement devant le mystère de l'incarnation, l'impossibilité de comprendre comment ce qui s'…

Petits vénitiens, été de la saint Martin.

Quand dehors, le froid se répand et qu'il faut allumer les lampe

Quand dehors, le froid se répand et qu'il faut allumer les lampes, le bonheur est grand de pouvoir se lover dans un fauteuil confortable, près d'un feu de bois, une tasse de thé bouillant à portée et des livres. L'hiver est la saison de l'introspection et le retour sur soi trouve son compte dans ce ralentissement des mouvements et de la pensée. Remettre une bûche dans l'âtre, attiser les braises. Tirer une bouffée de la vieille pipe et mettre de la musique. 
..Belle expression qui me fait sourire à chaque fois que je l'emploie. Je mets mes chaussures crie le loup de la comptine aux enfants délicieusement effrayés, je mets de la musique et mon corps se détend d'avance comme par enchantement. C'est peut-être cela la Joie dont parlent les bouddhistes comme un remède à notre incomplétude. L'ego laissé à ceux qui dehors continuent de courir, la tendance de mon cœur est à la méditation. Un paisible retour sur soi et le thé qui fume dans la tas…

Des milliers de gondoliers

Philippe de Commynesraconte dans sa chronique qu'il y avait lors de son séjour à Venise environ trente mille gondoles. C'était l'époque des galères et autres embarcations à rames, ce qui donnait aux hommes des milieux pauvres de la République de nombreuses possibilités : bon nombre de vénitiens exerçaient ainsi le métier de rameur ou de gondolier.
..La profession était héréditaire et tenue en grand honneur parmi les classes populaires. On la considérait comme l'école et la retraite de la puissante marine vénitienne dont les exploits permirent de baptiser la république de Saint-Marc, la Dominante. 

..Une très grande variété de costumes se montrait chez les gondoliers. Il y avait ceux qui étaient au service d'une riche famille. En général, ils opéraient par deux, comme le montrent gravures et peintures, contrairement aux barques publiques, qui n'avaient qu'un rameur. La livrée des gondoliers des puissantes maisons patriciennes fut longtemps riche…