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Tanto sono sublimi e maestosi che nulla più...

On inaugurait hier une bien belle exposition du côté des Zattere. L'Accademia di Belle Arti lançait les célébrations du bicentenaire de la mort de Giacomo Quarenghi, l'architecte vénitien à l'origine de la splendeur de Saint Petersbourg, "La Didattica all'Accademia di Belle Arti di Venezia ai tempi di Giacomo Quarenghi". C'est au Magazzino del Sale n.3, du 15 décembre 2017 au 28 février 2018.

La classe d'architecture de l'Accademia di Belle Arti née en même temps que l'établissement, une des rares décisions sensées de Buonaparte quand il s'empara de Venise, aura dès sa création et jusqu'aux vingt premières années du XIXe siècle, une réputation internationale, car influencée - impulsée en jargon d'aujourd'hui - par les travaux de l'architecte bergamasque, un des piliers du mouvement palladien qui  devint l'architecte favori de la grande Catherine II à seulement trente ans et, par ses réalisations, il fit du style palladien l'architecture noble par excellence en Russie. Paul Ier le nomma architecte de la cour, et Alexandre fit lui aussi appel à son talent.

Quarenghi revint en Italie couvert de lauriers et d'honneurs. Il passa le reste de sa vie à diffuser les canons d'une architecture pleine de majesté et de grâce, imposante et sobre à la fois que l'on n'a jamais cessé d'admirer depuis. C'est à son talent que le monde doit la beauté de la ville des tsars miraculeusement échappée à la griffe iconoclaste des bolchéviques, avec Bordeaux et Versailles, le plus bel ensemble d'architecture classique du XVIIIe siècle au monde encore existant.



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