01 mars 2009

COUPS DE CŒUR N°32

Sylvestro GANASSI

Io amai sempre - Venise 1540 
Madrigaux, Motets, Ricercars, Toccatas et Fantaisies Pierre Boragno (flûtes à bec), Marianne Muller (violes), Massimo Moscardo (luth), François Saint-Yves (orgue et clavecin).Label Zig Zag Territoires, Harmonia Mundi, 2008.Il est rare en écoutant un disque, de se sentir transporté à l'époque du compositeur, sur les lieux mêmes où sa musique fut jouée la première fois. C'est pourtant l'impression que l'on a avec ce disque paru en automne dernier et que je viens de découvrir. Surmontant les difficultés techniques, assimilant parfaitement "l'esprit et le goût" du XVIe siècle vénitien, le quatuor de brillants musiciens s'est transformé le temps de cet excellent enregistrement en nobles de la cour du doge, appliquant les conseils et méthodes du maestro Ganassi pour interpréter des airs de Gombert, Arcadelt, Willaert, qu'il présentait comme les références absolues de son époque. Piffaro (*) du doge de Venise à partir de 1516, il a défini et codifié en quelque sorte l’interprétation musicale à l’usage du courtisan idéal, dans des ouvrages fameux, dont "La Fontegara", traité écrit pour le doge Andrea Gritti, en 1535, écrit - et près de 200 diminutions modèles dont on a conservé les manuscrits. Selon les critères établis dans le "Livre du courtisan" de Baldassare Castiglione, l’aristocrate vénitien se devait d'être artiste. Il lui fallait"maîtriser à la perfection mais avec modestie l’art de l’improvisation et de l’ornementation, en atteignant autant que possible l’éloquence naturelle, dont la voix est le modèle, jusqu’à donner l’illusion de la facilité et de l’évidence". L’œuvre de Ganassi constitue la première somme musicale volontairement "pédagogique". C'est le premier traité d’ornementation de l’histoire de la musique. Pierre Boragno, Marianne Muller, Massimo Moscardo et François Saint-Yves ont ainsi réuni comme le recommandait Ganassi, des pièces composées à Venise entre 1520 et 1550, et, puisant dans l’impressionnant corpus des diminutions, s’aventurent sans complexe dans un dédale rythmique parfois étonnant, sculptant les phrases. On comprend encore mieux le chemin emprunté quand une même pièce se succède dans deux versions, comme Io vorrei Dio d’amor de Fogliano, d’abord à la viole, simple et pure, sans ornement, puis avec une flûte exubérante mais jamais excessive. Un bel enregistrement donc, recréant une atmosphère de douce sérénité, sans maniérisme ni affectation, très poétique où tout est juste et de bon goût. Comme l'auraient aimé Ganassi et Castiglione !
 
Francesco Geminiani

Sonates pour violoncelle avec la basse continue
Bruno Cocset (violoncelle), Luca Pianca (théorbe)
& Les Basses Réunies.
Label Alpha.
Bruno Cocset est indéniablement aujourd'hui l'un des meilleurs violoncellistes baroques. Ce disque consacré au musicien de Lucques ami de Haendel. Après les magnifiques sonates de Vivaldi et mieux encore, son enregistrement des sonates du compositeur bordelais Jean Barrière, ce nouvel opus est encore une merveille. Un jeu très chaleureux, intime et tendre, soutenu par le luthiste italien Luca Pianca qui l'accompagne avec une sensibilité presque mélancolique, une langueur toute italienne qui convient parfaitement à ces pièces. Mort à Dublin, Geminiani qui voyagea énormément dans le nord de l'Europe, n'en demeure pas moins terriblement méditerranéen et son oeuvre en porte toute la fougue et l'énergie mais aussi ces pointes de nostalgie voire de tristesse qui nous rendent si attachante la musique italienne, " alternant la furia des doubles croches avec le bercement élégiaque des Affetuoso." comme le souligne la La Muse baroque. Un disque que je vous recommande vraiment, à écouter au coin du feu ou, dès qu'il fera plus doux, la fenêtre ouverte sur les senteurs du jardin. Un régal.
 
Les mémoires de Giorgione
Claude Chevreuil
Livre de PocheJ'avais ce roman sur mon bureau depuis un certain temps déjà et je remettais toujours à plus tard sa lecture. On m'en avait parlé sans grand enthousiasme et j'avais eu la faiblesse d'écouter son détracteur, au demeurant critique éminent et grand connaisseur de la peinture vénitienne. Je viens de le terminer et j'ai refermé le petit livre à regret. Lu d'une traite, j'ai beaucoup aimé l'aisance avec laquelle Claude Chevreuil transporte le lecteur dans la Venise de la fin du XVe siècle. Très fidèle au récit qu'Antonio Vasari a donné du peintre dans son ouvrage "Vite de’ piu eccellenti Pittori, Scultori et Architettori", le romancier rend le peintre très attachant. L'atmosphère de la cité des doges, le comportement des personnages qui apparaissent au fil des pages, authentiques ou inventés est toujours vraisemblable, Sans ces anachronismes qui gâchent souvent les meilleures oeuvres (sinon au détour d'une page les mensurations d'un tableau données en centimètres...), le livre nous permet de rencontrer Catherine Cornaro, reine de Chypre et la belle Isabelle d'Este, le maître Bellini et l'élève Titien. Giorgione dont on sait peu de choses en dehors du témoignage de Vasari et de quelques lettres et notices, devient ainsi un héros sympathique à la vie trépidante, de caractère ardent, fier et passionné. On laisse à regret cette société brillante et la Venise puissante et douée pour les arts. .
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Le Petit fugitif
réalisé par Morris Engel
avec Richie Andrusco
1953. DVD Kino Video (Import Etats Unis)
Ce petit bijou du cinéma indépendant américain reçut en 1954 le Lion d'argent à la Mostra de Venise. Il ressort enfin sur les écrans - dans une mauvaise version en langue française - et je vous encourage à chercher les cinémas qui le diffusent. Le réseau Utopia notamment (Bordeaux, Paris, Toulouse et Avignon) avait choisi de le présenter pendant les vacances de février. Tourné en noir et blanc avec des moyens limités, il s'agit d'un grand film, pelin de fraîcheur et d'humour. Vieux de plus de 50 ans, il n'a pas pris une ride ou presque. Hormis les maillots de bain des messieurs (un peu ridicules) et les robes des dames (très élégantes), on croirait voir les tenues des ados d'aujourd'hui : Chaussures Converse, jeans et t-shirts. rien n'a vraiment changé.
 
L'histoire en deux mots : C'est l'été. Deux enfants vivent avec leur mère dans un quartier populaire de New York. L'aîné a douze ans et des vélléités d'indépendance. il aime jouer dans la rue avec ses copains mais il est souvent obligé de se coltiner son jeune frère, joey, presque huit ans qui est passionné par les chevaux. Un jour que la mère doit s'absenter, le grand frère doit garder le petit au lieu d'aller à Coney Island passer la journée. Les grands inventent un stratagème pour se débarrasser du petit : ils lui font croire qu'il a tué son grand frère par accident et qu'il doit fuir. Prenant la chose très au sérieux, le petit bonhomme s'enfuit et prend le premier métro venu. Il arrive... à Coney Island, où il va vivre la plus extraordinaire aventure de sa vie. Pour la première fois livré à lui-même, apparemment inconscient mais toujours lucide (il faut voir sa réaction quand il passe près d'un policier, persuadé qu'il est recherché pour meurtre !). Le film finit bien, mais sans mièvrerie hollywoodienne. Le jeune héros joue divinement et les décors naturels, les figurants (la plage bondée de Coney Island un week end, en plein été 53) donnent à ce petit bijou un cachet extraordinaire. Le jury de la Mostra, présidé alors par Ignazio Silone, ne s'y était pas trompé qui l'ovationna, la même année que "l'Air de Paris" de Marcel Carné et "Touchez pas au grisbi" de Jacques Becker. Ce film plein de poésie existe en DVD, mais seulement en version originale. Si vous pouvez vous le procurer, vous ne le regretterez vraiment pas !
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J'adore
Jean Desbordes
Éditions Grasset, Coll. Les Cahiers rouges.
On va dire que je mélange genres et idées et que je suis décidément bien brouillon, mais parler de ce sympathique petit film m'a fait penser au très beau texte de Jean Desbordes découvert il y quelques jours et qui m'a fasciné par sa liberté de ton et cette "foi" naïve et sauvage. Ce sont quelques lignes découvertes au hasard en feuilletant le livre qui m'ont incité à le lire : "J'avais tant envie d'écrire tout à l'heure, J'avais tant envie d'écrire et envie de ne rien faire et d'être doux et de sourire et de soupirer... Je voulais être seul afin de mieux sentir ce que je sentais avec mon amie. J'avais tant envie d'écrireet de ne rien faire et de me taire et de sourire, quà présent je n'ai plus envie de rien du tout , ni même dd'écrire ni de sourire, ni même d'avoir le courage de désirer la paresse qui est source d'amour. J'avais tant désiré écrire tout d'un coup que j'étais bien et que je demandais la solitude. J'avais tant voulu lire et rêvasser et ne rien dire et ne rien penser...". Belles lignes. Plus loin pourtant cette adoration païenne de la nature peut choquer où déranger, tant le désir d'elle s'avère épidermique et plus encore... On comprend à lire cet essai hédoniste (et très sensuel), la réaction de Jacques Maritain qui rompit avec Jean Cocteau juste après la parution de l'ouvrage, supervisé - c'est assez facile à déceler - par l'auteur des Enfants terribles, (nous sommes en 1928), chez Grasset. Fascinantes élégies qui font ressortir tout ce qui brillait tant chez son amant terrible : une sincérité et un abandon scandaleux. Comme le précise l'éditeur : "Jean Desbordes (1906-1944) vouait une passion charnelle à la campagne, ses nuances de paysages, ses odeurs, sa faune, ses bruits, son calme maternel, mais chez lui, le bucolisme se double d'une célébration (voire d'un dérèglement) de tous les sens. Elégiaque et frondeur, il prie puis il exulte. A l'image de son auteur, cet ouvrage est passé comme une comète sensuelle dans le ciel de la littérature française." Cocteau, dans sa préface qui scandalisa ajoute : " L'innocence est dans le désir. La passion humaine sur terre exige un équivalent de pureté au ciel, et quand on aime ici on plaît là-haut. " Dieu est partout dans J'adore, mais c'est un dieu insolent et intime.
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L'Italie simplissime
Arrigo Cipriani
Editions PlayBac.
Le genre de livres qu'on offre au moment des fêtes. Pourtant, si on dépasse le côté fonctionnel de la mise en page (carnet de cuisine-chevalet à spirale), l'ouvrage est intéressant. Rédigé par Arrigo Cipriani (ou sa chargée de com), l'actuel propriétaire du mythique Harry's Bar de Venise (de Londres, Hong Kong et de New York par la même occasion), il présente 150 recettes bien expliquées et commentées. Parmi elles, la recette du Bellini, ce fameux cocktail à base de pêches fraîches, le risotto alla primavera, copié partout à Venise mais qui n'est authentique et délicieux qu'au Harry's, le croque-monsieur et le club sandwich, deux classiques de la cuisine internationale mais qui, interprétés par les cuisiniers du Harry's et du Harry's Dolci à la Giudecca, sont tout simplement fichtrement et somptueusement bons !
 
(*) : le piffaro était le sonneur du doge, musicien qui précédait, seul ou avec la fanfare du palais, le prince annonçait son arrivée et scandait les différents évènements officiels de la cour. Le piffaro était un instrument à vent dans le genre du hautbois mais désigne aussi certains types de flûtes.

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3 commentaires:

Michelaise a dit…

J'avais aussi bien aimé les mémoires de Giorgione...Votre enthousiasme et les détails évoqués me donnent fort envie de découvrir Geminiani...

Lorenzo a dit…

vous pouvez l'entendre sur deezer.com c'est vraiment un très bel enregistrement

Marie G a dit…

Outre Geminiani, Bruno Cocset a aussi enregistré une version intéressante de la suonata a viloncello solo de Vivaldi, très différente de l'interprétation de Christophe Coin et Christopher Hogwood (excellente aussi mis à part). Achetables ainsi que le Geminiani sur iTunes. Evidemment il vaut mieux se procurer le CD original qui est toujours de meilleure qualité.

 

10 février 2009

Est-ce que l'hiver est enfin fini ?


On dit qu'à la Chandeleur, s'il fait beau, c'est que le printemps est à nos portes. Pas de tempête de neige cette année à Venise. Le manteau blanc s'est fait très discret et n'a pas vraiment duré. Les poètes et les photographes s'en plaindront, les personnes âgées et les gens qui travaillent bien moins !

1 commentaire:

Anonyme a dit…

M.17
"Il Covo", quel délice !

03 février 2009

Un espace de parfaite beauté


Je viens de dénicher un blog très sympathique, qui n'est malheureusement plus alimenté depuis un certain temps. J'y ai trouvé notamment un petit billet joliment illustré, parfaitement en adéquation avec ce que nous ressentons souvent, nous les Fous de Venise. Jetez-y un coup d’œil et donnez moi votre avis. Je ne résiste pas au plaisir de présenter sur Tramezzinimag une des photos qui illustrent l'article de Romi (cliquer sur le lien souligné). Un avant-goût d'été à Venise...
 
By courtesy of © Romi2424 - Tous droits réservés.

6 commentaires:

mayeul and co a dit…

"Savoir profiter du moment présent, savoir vivre pleinement chacun instant et ne pas uniquement penser aux jours à venir, voilà un défi à relever dès maintenant ! Cueillez, cueillez dès aujourd'hui…" ALORS CUEILLONS...

Gérard a dit…

".... Alors la faim t’entraîne et soulève des voiles
Jusqu’alors inconnues qui s’enflent et te dévoilent.
La liane de ton corps s’étend vers le soleil
Aveugle qui te berce et te tend ses merveilles ;
Ton plaisir se conçoit du contact éternel
D’éléments ajustés à ta symbiose belle,
A la lumière fleuve déversant son souffle.
Synesthésie brutale où la mort se camoufle.
Mais déployant ta force et ton agilité,
Tu t’arraches sans heurs à sa brutalité.
..... "

La Jeune Parque .
Valéry .

le bord doré des nuages a dit…

Ce blog est d'un raffinement extrême, je m'interroge sur son billet du 24 octobre...2007.

Lorenzo a dit…

Merci pour ce compliment. Est ce l'article sur le palais Clari qui vous interpelle ainsi ? Ou la peinture un peu naïve qui en représente le jardin ?

romi2424 a dit…

Vous avez réveillé mon envie de reprendre la rédaction de ce blog malheureusement interrompu par un accident qui n'est plus qu'un mauvais souvenir... et quel bonheur de figurer parmi vos sites amis et coups de coeur

Pascale Chapus a dit…

quel bonheur de retrouver Venise tous les matins, grâce à vous, Lorenzo. La grande chaîne de l'amitié traverse l'espace et le temps et nous emplit d'un sentiment d'admiration, d'émotion, d'élévation.
Merci, Lorenzo, Luca et Daniela, et tous les bloggers qui ne peuvent retenir leur enthousiasme!

02 février 2009

Gourmandises de chandeleur

Début de semaine bien maussade. Le chat l'avait annoncé en se léchant avec ostentation derrière l'oreille. Le temps s'est radouci mais le ciel est bien gris. Hier il neigeait mais cela n'a pas tenu. 
 
A Montréal, Margot, ma fille aînée, avec qui nous communiquons par Skype, nous parle des rues enneigées et du ciel bleu. Ici c'est plutôt dans les gammes de gris qu'il faut chercher la couleur du ciel... Il va certainement pleuvoir aujourd'hui. De quoi avoir des envies de cuisine et de farniente pour prolonger encore une peu la douceur paresseuse de ce dimanche. Et puis c'est la Chandeleur, la "fête des chandelles". Nous allumerons une bougie ce soir qui brûlera à la fenêtre, rite de purification vieux comme le monde, puisque les païens déjà avaient le même rite. Parfois on pratique encore dans certaines paroisses du Frioul, la vieille tradition qui consiste à enlever la statue de la vierge ce jour là où elle est remplacée par un bouquet de perce-neiges, symbole du retour du printemps. Les vénitiens vont se régaler de fritole, mais pour la famille, pas de dérogation : c'est le jour des crêpes que les enfants dégusteront chaudes avec du sucre vanillé maison. 

J'ai préparé la pâte ce matin de bonne heure, sous le regard attentif de Mitsou qui passe de plus en plus de temps dans la cuisine, observant le moindre de mes gestes et surveillant du coin de l’œil le hamster nain qui vaque à ses petites occupations dans sa cage. Un moineau s'est aventuré deux minutes derrière la vitre pour picorer des miettes. Le chat en aurait bien fait son déjeuner. Les crêpes sont délicieuses et je me retiens de ne pas les manger au fur et à mesure. Entassées les unes sur les autres dans une assiette au-dessus d'une casserole d'eau, elles vont attendre le retour des enfants. 

Hier nous avons fait un gâteau de saison, recette familiale notée dans notre livre de recettes maison comme gâteau vénitien. En voici la recette (elle est peu détaillée, mais c'est vraiment facile à réaliser) : 

Mélanger dans une terrine 250g de farine, 125 g de sucre en poudre (roux), 125 g de beurre avec 1 oeuf. Garnir une tourtière avec la moitié de la pâte obtenue, recouvrir d'une couche de confiture (nous utilisons soit de la confiture d'abricot soit de la fraise, mais c'est bon avec toutes sortes de confitures) et recouvrir de l'autre moitié de pâte. Faire cuire à four moyen une vingtaine de minutes. Démouler et servir quand il est refroidi. 

Délicieux avec un verre de spumante ou un Passito, merveilleux vin de glace du Piémont, comme le précieux Moscatel Tardì de la maison Batasiolo que je recommande toujours chaleureusement. Le gâteau accompagne très bien aussi une tasse de thé, un chocolat chaud ou un bon café au lait. 

Les crêpes légères de Babou (surnom donné par les enfants à leur grand-mère - qui fêterait cette année ses 89 ans) : 

Il faut 150 g de farine, 50 g de maïzena ou de fécule, 1 pincée de sel, 1/2 sachet de levure ou 1 (petite) cuillère à café de Baking powder (ou un 1/2 sachet de levure chimique), 3 cuillères à soupe d'huile ou de beurre fondu, 1 verre d'eau fraîche, 1 verre de lait entier, 4 œufs, 4 cuillères à soupe de rhum ou de Grand-Marnier (une de mes tantes met du Cointreau), 2 cuillères à soupe bien pleines de sucre en poudre, 1 sachet de sucre vanillé, 1 zeste de citron.

Dans une terrine, mélanger farine, Maïzena ou fécule, sucres, sel, levure. Ajouter l'huile ou le beurre fondu, puis les œufs un à un. Délayer peu à peu avec l'eau et le lait. Ajouter le rhum et le zeste de citron. Laisser reposer au moins une heure. Dans une poêle chaude préalablement huilée (j'utilise un coton piqué sur une fourchette, c'est pratique), mettre une petite quantité de pâte pour réaliser des crêpes très fines. Bonne fête ! 


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3 commentaires d'origine : (archives Google)

anita a dit… ....
chinoiseries félines ... anita 
02 février, 2009 
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Lorenzo a dit… 
il adore ça, c'est un vrai cabotin. 
03 février, 2009 
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 anita a dit… 
...il est vrai que pour un chat : être un cabot est une sorte de défi !!! anita 
04 février, 2009 
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31 janvier 2009

Il Canalazzo

Juti Ravenna
(1897-1972)

2 commentaires:

anita a dit…

...j'aime cette interprétation de Venise joyeusement colorée ...

anita

Lorenzo a dit…

N'est-ce pas. C'est un peintre de la sérénité tout à fait dans la lignée des védutistes italiens de cette école qui va de la fin du XIXe aux années 1950.

30 janvier 2009

Contre mauvaise fortune...

Trouvé sur l'excellente site (en anglais) de Michelle, "Michelle's Mental Clutter" (cliquez ICI pour accéder directement à son post), cette superbe photographie. L'acqua alta n'empêche pas Venise de vivre. C'est simplement de plus en plus lassant pour les vénitiens de voir que les choses ne s'améliorent toujours pas et que la fuite en avant des pouvoirs publics et l'incompétence de la plupart des experts officiels sont loin d'apporter des solutions aux problèmes de Venise...
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4 commentaires:

NicoleA a dit…

Bonjour Lorenzo !
Je suis parvenue à ce blog par les hasards du net mais quelle jolie découverte !
J'ai essayé de laisser un premier commentaire mais apparemment il n'a pas été publié(à moins qu'il n'y ait modération des commentaires)
Je suis comme vous marquée du gêne de l'italianité (par ma mère piémontaise) et j'assume pleinement depuis longtemps de me sentir bien avant l'heure citoyenne européenne , pluriculturelle et fière de l'être .Je vis dans le sud de la france ce qui me rapproche un peu culturellement de l'Italie !
J'ai essayé de m'inscrire comme abonnée mais le lien n'a pas fonctionné :(
Je reviendrai vous rendre visite !
ciao Lorenzo !

Anonimo Veneziano a dit…

C'est la boulangerie de "Rizzo" Cannaregio, Rio Terrà San Leonardo!

Lorenzo a dit…

Anonimo Veneziano : c'est celle-là effectivement les pieds dans l'eau.
NicoleA : Bonjour, le hasard fait bien les choses. Bienvenue sur Tramezzinimag. Pour s'abonenr le lien automatique de blogspot ne fonctionne pas toujours. Il faut cliquer sur le lien que j'ai ajouté en dessous. Merci en tout cas de m'avoir signalé ce "bug". Il n'y a pas de censure des commentaires, ce doit être un problème technique.Revenz quand vous voulez !

Michelaise a dit…

J'hallucine... imaginez là-dessus le délire sécuritaire à la française : "risque élevé de court-circuit; on ferme le magasin"... NA !

Tramezzinimag Galerie : Les carnets de voyage de Stéphanie Miguet


C'est souvent le hasard qui fait les rencontres sur internet. J'ai découvert il y a peu les blogs d'une lectrice, folle de Venise comme nous tous, qui réalise de merveilleux carnets de voyage, appels au rêve et à l'évasion. J'ai le plaisir de vous présenter quelques extraits de son travail, plein de poésie et d'humour. Ma passion pour les carnets d'artiste que mes lecteurs connaissent est aujourd'hui comblée par la contemplation de ce travail : le carnet d'artiste et Venise comme thème. Puisque le bonheur véritable est fait de petites choses qui nous enchantent et nous sotent de la grisaille habituelle, voilà de quoi être heureux non ? Bonne visite de notre première exposition virtuelle de l'année. En lien avec ses carnets de voyage, Stéphanie réalise aussi, avec son compagnon Tony Mazzocchin, de sublimes cartes postales qui donnent des envies de collection :
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2 commentaires:

le bord doré des nuages a dit…

Comment zero commentaire pour ce merveilleux carnet de voyages?! merci de nous le faire découvrir, cher Lorenzo.

Lorenzo a dit…

il faut laisser le temps aux lecteurs et je crois qu'il y a eu un problème avec les commentaires le lien ne fonctionnait pas c'est peut-être l'explication...

Tramezzinimag Galerie : Les carnets de voyage de Stéphanie Miguet

C'est souvent le hasard qui fait les (belles) rencontres sur internet. J'ai découvert il y a peu les blogs d'une lectrice, folle de Venise comme nous tous, qui réalise de merveilleux carnets de voyage, appels au rêve et à l'évasion. 
 
J'ai le plaisir de vous présenter quelques extraits de son travail, plein de poésie et d'humour. Ma passion pour les carnets d'artiste que mes lecteurs connaissent est aujourd'hui comblée par la contemplation de ce travail : le carnet d'artiste et Venise comme thème. Puisque le bonheur véritable est fait de petites choses qui nous enchantent et nous sortent de la grisaille habituelle, voilà de quoi être heureux non ?
Bonne visite de notre première exposition virtuelle de l'année. 
  En lien avec ses carnets de voyage, elle réalise aussi, avec son compagnon Tony Mazzocchin, de sublimes cartes postales qui donnent des envies de collection. Je rêve d'en recevoir et de les ajouter à ma collection... 
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