VENISE, UN LIEU MA ANCHE UN VIAGGIO NELL'EUROPA CHE MI PIACE NOT THE ONE OF THE GLOBALIZATION, MAIS CELLE DES NATIONS, DES PEUPLES, DES CULTURES, PATRIA DELLA DEMOCRAZIA DELLA FILOSOFIA DELLA STORIA LA REINE DES VILLES AU SEIN DE L'EUROPE, REINE DU MONDE
25 décembre 2025
Joyeuses Fêtes à tous nos lecteurs !
16 février 2022
Venise, moi aussi qui suis parti un jour, j'ai si peur de te perdre...
« Venise, peut-être ai-je peur de la perdre toute en une fois, si j’en parle. Ou peut-être, parlant d’autres villes, l’ai-je déjà perdue peu à peu. »
Ainsi s'exprimait en 1972 Italo Calvino dans les Les villes imaginaires, que je citais en février 2019, il y a deux ans déjà, juste avant mon départ de Venise. Juste avant la grande panique qui a bousculé notre existence et ébranla nos certitudes, suffoqua le bon sens et confisca bien des libertés.Calvino savait de quoi il parlait et ses mots n'étaient pas seulement ceux d'un poète. Deux ans plus tard, l'essence du billet que je publiais ce 6 février 2019 avant que bien des choses ne basculent, demeure d'actualité. Je ne résiste pas à republier la citation prise dans l'ouvrage de mon ami Francesco dont j'ai à mon tour trahi l'amitié comme j'ai trahi Venise, quelques années après l'été dont il parle dans son livre, en ne restant pas, en partant à mon tour pour d'autres horizons. Sans savoir pourquoi cette fuite, cet abandon... Ces lignes sont d'une vérité cruelle mais leur auteur n'est pas désabusé. Son attachement, l'amour qu'il porte à la ville de sa jeunesse, tout cela demeure intact mais, comme il le dit si justement, Venise ne lui appartient plus...
« [...] Trahi. Maintenant. Par elle, par les Murray. Comme par quiconque vient ici à Venise puis repart. Comme par quiconque reste ici une semaine, deux semaines, un mois ou six ou un an. Et puis s’en va, retourne à la maison. Chez lui. Trahit Venise, me trahit. Oui, me trahit parce qu’il m’abandonne comme on abandonne un amoureux qui finit par se trouver invivable parce que sale, parce qu’ennuyeux, parce que dépassé. Un amoureux sans colonne vertébrale parce que prêt – et il le fait à chaque fois, toujours et en tout état de cause – à accueillir avec un sourire aimable chaque retour. Si retour il y a. Il l’espère. Parfois en vain, d’autres fois le débarquement advient à coup sûr. Pour souffrir ensuite encore plus parce que la séparation se répétera encore et encore. Et il le sait. « Mais quand reviens-tu ? » : j’en ai assez de m’entendre répondre « Bientôt ». Parce que « bientôt », c’est quand ? Bientôt ne se mesure pas dans le temps, dans mon temps, sur ma montre. [...]J’en ai assez d’être cet amoureux parce que je veux, moi, une fois pour toutes abandonner Venise, l’abandonner comme si c’était les Caterina, comme si c’était les Alessandra, comme si c’était les Adriana de mon frère. M’en aller pour revenir parfois, certes, en sachant bien que je ne lui appartiens plus. M’en aller pour ne pas me sentir comme une barque qui coule dans le port avant d’être sortie une seule fois en haute mer. Et je pleure là, comme un imbécile, devant les Murray qui ne comprennent pas. Qui n’ont strictement rien à y voir, en plus, et qui se regardent embarrassés et qui ne savent que faire : demi-tour, ou me pousser de côté pour pouvoir passer la porte et monter chez ma mère. L’angoisse et la nostalgie qui m’avaient saisi après la fête chez Michiko, l’angoisse du silence, la nostalgie après les bilans estivaux culminent dans ces pleurs. Ceux de la séparation. De l’adieu. Qu’après ça on se dise « au revoir », n’a aucune importance. Je m’écarte et laisse passer les Murray. Moi aussi je partirai. Pas demain : demain commence l’année scolaire.[...] »Francesco rapazzini, Un été vénitien, 2018
30 novembre 2016
21 novembre 2016
Venise hier et Venise aujourd'hui : combien les choses ont changé !
23 février 2013
Les canaux de Venise...
"Les canaux de Venise sont noirs comme l'encre; c'est l'encre de Jean-Jacques, de Chateaubriand, de Barrès, de Proust; y tremper sa plume est plus qu'un devoir de français, un devoir tout court."Paul Morand
14 juin 2012
A Venise, l'infini prend peu de place... Adieu Hector Bianciotti !

Le dernier texte que j'ai lu de lui, Le pas si lent de l'amour, m'avait remué. L'écrivain s'y montrait convaincu de n'avoir pas d'autre issue à sa vie que de "se perdre pour toujours" :
"La vie est trop dissipée pour le pas si lent de l'amour ; il se fait tard ; et je n'ai pas d'Ithaque."
22 mai 2012
La phrase du jour
| La basilique Saint-Marc et la Piazzetta photographiées en 1854 |
Guy de Maupassant
09 mai 2012
On ne peut devenir qu'autant qu'on soit déjà
9 mai 2012 ______
3 commentaires
01 mai 2012
Premier matin de mai
21 avril 2012
COUPS DE CŒUR (HORS SERIE 27) : Connaissez-vous André Hambourg ?




11 mars 2012
La phrase du jour
"Les hommes voient surgir ce que parfois ils admirent et que, le plus souvent, ils redoutent ou qui est leur secret remords : une liberté. Et ce qui est pire, une liberté sans alibi. Une liberté sans doctrine. Une liberté qui n’a même pas besoin de raisonnement, de justification, de revendication. Une liberté nue, une liberté débraillée. Une liberté insolente."Félicien Marceau
14 février 2012
LA PHRASE DU JOUR : Reflets
© 2008 - BluOscar - Tous Droits Réservés.14 juin 2011
Venise en juin avec Henry James
| © Stefano Neno - Tous droits réservés |
10 mai 2011
François Mitterrand le vénitien, par Jean d'Ormesson
Pas un bateau qui bouge,
Pas un pêcheur dans l'eau,
Pas un falot...
Mais qui, dans l'Italie,
N'a son grain de folie ?
Qui ne garde aux amours
Ses plus beaux jours ?...
Comptons plutôt, ma belle,
Sur ta bouche rebelle
Tant de baisers donnés
- ou pardonnés!
Comptons, comptons tes charmes,
Comptons les douces larmes
Qu'à nos yeux a coûtées
La volupté !
01 juillet 2008
La Phrase du jour
19 février 2008
Hommage à Silvio Ceccato
“Se
tu mi dai una moneta e io ti do una moneta ognuno di noi ha una moneta.
Se tu mi dai un’idea e io ti do un’idea ognuno di noi ha due idee.” 2 commentaires:
- anita a dit…
-
Depuis que j'ai "déniché" votre blog , il me semble bien que , sans lui , ma vie serait un peu moins riche . C'est comme une rencontre bénéfique : bien sûr on vivait avant elle , mais un peu moins bien ...
Merci - 20 février, 2008
- Delphine R2M a dit…
-
Bonjour Lorenzo,
Cela faisait longtemps que je n'étais pas venue vous rendre visite dans votre Tramezzinimag, me revoilà à nouveau lectrice, et c'est une jolie pensée que celle de Silvio Ceccato m'accueille ce soir, merci!
A bientôt, Tramezzinimag me manquait, et j'ai pris mes billets pour Venise... - 21 février, 2008
19 octobre 2007
L'intérieur vénitien, Liliana Magrini nous guide...
"Étrangement, dans ces rues, on n'a jamais le sentiment d'être "dehors" : elles sont elles-mêmes l'intérieur vénitien." (*)
15 octobre 2007
Venise la très aimée
Loin, la nostalgie me consume ; près je ne suis pas guéri.En l'absence et la présence, la nostalgie.
La rencontrer amène ce que je ne pouvais soupçonner :
Guérir la passion crée une autre passion.
Car rebelle et orgueilleuse,
La beauté de celle que je vois s'accroît lors des rencontres,
Et la passion doit se comparerAu surcroît de la beauté !Ibn 'Arabiin-Le chant de l'ardent désirtraduit de l'arabe par Sami-Ali,Editions Sindbad
29 juin 2007
La Phrase du jour
"Ainsi donc, Dieu soit loué! Venise n'est plus pour moi un simple nom, un vain mot, qui m'a tourmenté souvent, moi, l'ennemi mortel des paroles vides".
Goethe
07 décembre 2006
Riflessi...
Dans Situations IV, Jean Paul Sartre parle du Tintoret mais aussi de ses impressions vénitiennes. Un exemple :
"L'eau est trop sage; on ne l'entend pas. Pris d'un soupçon, je me penche : le ciel est tombé dedans. Elle ose à peine remuer et ses millions de fronces bercent confusément la maussade Relique qui fulgure par intermittences."
(1953)











