VENISE, UN LIEU MA ANCHE UN VIAGGIO NELL'EUROPA CHE MI PIACE NOT THE ONE OF THE GLOBALIZATION, MAIS CELLE DES NATIONS, DES PEUPLES, DES CULTURES, PATRIA DELLA DEMOCRAZIA DELLA FILOSOFIA DELLA STORIA LA REINE DES VILLES AU SEIN DE L'EUROPE, REINE DU MONDE
25 décembre 2025
Joyeuses Fêtes à tous nos lecteurs !
27 novembre 2025
Vision de la Régate de Burano
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| Regata di Burano, 1947, aquarelle | Coll.privée |
Sur l'aquarelle, on voit les vainqueurs, le fameux couple Albino Dei Rossi, dit “Strighetta” et son compère, Marcello Bon dit “Ciapate”. Toujours premiers pour six années consécutives, entre 1947 et 1952. De grands messieurs acclamés par la foule à chaque régate. Le souvenir d'une grande époque pour le sport vénitien !
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| Regata Storica de 1947 | ©comune.venezia.it |
21 juin 2025
C'est aujourd'hui l'ouverture de la librairie Giovanni !
Non, il ne s'agit pas seulement d'un «bookshop» de musée ou d'un coin livres comme on en trouve souvent, mais d'une véritable librairie indépendante, « autonome dans sa proposition, radicale dans ses choix» proposant, en plus des catalogues d'expositions, des œuvres d'art et des objets de design attendus dans ces lieux, un véritable choix éditorial en collaboration avec les éditions Tlon et d'autres éditeurs indépendants. Tramezzinimag et Deltae Edizioni se félicitent de cette ouverture et adressent les meilleurs vœux de réussite à la nouvelle structure.
«...Avec la Libreria Giovanni, nous voulons nous adresser aux citoyens de Venise, aux lecteurs affectueux et passionnés de la Fondation, à ceux qui cherchent un livre ou un objet, à lire, à posséder, à offrir, à partager.
Pour les Vénitiens et les Vénitiennes, et pour ceux qui sont de passage, nous voulons que la Libreria Giovanni soit un centre de gravité permanent, au milieu des vagues bondées de la ville que Joseph Brodski appelait l'aquarium du monde, la plus métaphysique de toutes les villes.
Il s'agit du quatrième point de vente géré par les Edizioni Tlon, après la Libreria Teatro de Rome, la librairie de la Galleria Nazionale d'Arte Moderna e Contemporanea et la sélection de livres de l'Académie française de Rome, Villa Médicis. Avec l'ouverture de la Libreria Giovanni, Tlon entame un dialogue avec la majestueuse et vivante région vénitienne.
Une librairie indépendante qui se veut un cadre culturel social, capable de contribuer activement à la transformation du tissu urbain et à la vie culturelle des communautés.»
La librairie nouvelle de la QS est signée Martí Guixé. Elle est dédiée au fondateur Giovanni Querini, fondateur de l'institution qui doit sûrement froncer les sourcils et s'interroger. « Eller eprésente un point de rencontre entre deux âmes complémentaires: celle de la librairie du musée, qui étend l'expérience du musée à travers des livres, des catalogues, des objets, des gadgets et celui de la bibliothèque indépendante, avec une proposition éditoriale autonome, raffinée et accessible. Un espace dans lequel le livre devient un instrument d'analyse et de stimulus en profondeur pour la compréhension du présent». On retrouve dans ces propos (officiels), les mêmes arguments qu'à Harvard où les classiques et les livres politiquement opposés aux idées des nouveaux maîtres à penser ne sont plus vendus et impossibles à commander, à défaut d'être interdits pour l'instant et les lecteurs mis au pilori au nom de cette nouvelle idéologie mortifère.
03 juin 2025
21 juin, à Venise aussi on fêtera le solstice d'été
«A la lecture du programme, on voit que dans quelques jours il va se passer de bien belles choses au sein de la Fondation. Le 21 juin, jour du solstice d'été, est un jour spécial : la fête de la musique est célébrée et, à Venise, l'énergie créative s'enflamme au crépuscule avec l'Art Night, la nuit magique dédiée à l'art et à la culture. C'est dans ce contexte dynamique que la Fondazione Querini Stampalia célèbre son anniversaire avec le Q-Day / Art Night.La Fondation propose donc une journée entière (entrée gratuite), dès 9 heures et jusqu'à tard dans la nuit, qui comprendra des visites guidées, des itinéraires créatifs, des présentations, des performances musicales - «pour célébrer ensemble en se laissant inspirer par l'émerveillement».
Visites guidées de la bibliothèque et du musée donc qui permettront d'explorer les espaces historiques et les parcours d'exposition. Le personnel de la bibliothèque accompagnera les visiteurs parmi les manuscrits et les livres anciens, tandis que des historiens d'art les guideront à travers le musée et les expositions en cours. Les visites seront gratuites - ce qui est à souligner dans une ville où tout devient payant - et elles se dérouleront en italien - à souligner aussi - pour une maximum de 20 participants à chaque fois. Autant préciser qu'il est nécessaire de réserver pour être sûr de pouvoir y participer. Ceux qui retireront leur carte d'accès à la bibliothèque avant le jour J recevront gratuitement un catalogue d'architecture ou un volume sur l'histoire de la Fondation.
Pendant la journée, il sera possible de découvrir les différents groupes de lecture de la Fondation : Di libro in libro, dédié aux lecteurs seniors, et Scompaginati, destiné à un public plus jeune. L'association Un Gomitolo a Venezia - Knit Café impliquera le public dans un atelier ouvert : «une manière concrète de partager son temps et son talent, en créant des liens authentiques avec la communauté».
Ce sera aussi l'occasion si vous ne l'avez pas encore fait de devenir membre de la Fondation, ce qui «signifie vivre la culture en tant que protagoniste, participer en première personne à la vie des Querini et soutenir ses projets»(**). Plus encore,le 21 juin, les personnes qui s'inscriront pour la première fois, outre les avantages liés à l'adhésion (accès prioritaire aux expositions, évènements réservés, réductions spéciales) bénéficieront de la promotion «2x1» : une seconde carte «in omaggio» à offrir à une(e) ami(e). «Une invitation à partager avec quelqu'un un geste simple, mais plein de sens» En tout cas, un moyen intelligent de faire grossir les rangs des adhérents dans ces temps de vaches maigres budgétaires.
Tout au long de la journée, la libreria Giovanni, qui se veut bien plus qu'un bookshop de musée, il sera proposé une sélection spéciale de livres, en collaboration avec les éditions Tlon, «Maison d'édition indépendante de philosophie et de floraison personnelle» - bien plus poétique vous ne trouvez pas que le fameux «développement personnel» dont on nous rabat les oreilles - en plus des catalogues et objets liés à l'histoire de la Fondation et aux expositions en cours, avec des réductions spécifiques uniquement pour le 21 juin. Le nouveau Cafè Mariona, signé par Rosa Salva, proposera à partir de 18 heures, un apéritif dédié à l'occasion à un prix specialissimo. «L'occasion de vivre ensemble une véritable fête de l'émerveillement».
«À l'occasion de la Nuit de l'Art, la Fondazione Querini Stampalia se transforme en un carrefour vibrant de culture et de créativité» et ce jusqu'à 22 heures. Les visiteurs pourront ainsi «explorer gratuitement les espaces de la Fondazione, redécouvrir les lieux, revoir les collections et les expositions temporaires à la lumière d'un esprit d'accueil renouvelé, en se laissant guider par l'émerveillement».
Des visites guidées des collections de livres anciens et de manuscrits animeront la soirée, sur le thème Venetian Roars (lui aussi décrit en langue anglaise sur les documents de presse !) des lions de Venise. Voyons ce qu'en dit le dossier de presse :
« San Marco en forme de lion est plus qu'une devise : c'est l'âme même de Venise. Depuis le XIIIe siècle, le lion ailé incarne la force, la sagesse et l'autorité de la Sérénissime. Au cours de cette visite guidée, il sera possible d'admirer des volumes anciens, des gravures et des manuscrits documentant l'évolution iconographique du lion vénitien, du symbole civique à l'emblème universel. Un voyage à travers des documents d'archives et des vues du XVIIIe siècle, entre l'Arsenal et la chancellerie ducale, pour découvrir comment une image a construit l'identité d'une République.»
«Des mots qui deviennent chansons, de la poésie qui se transforme en mélodie : tel est le cœur du concert de Marta y Micó, le duo formé par José María Micó et son épouse Marta Boldú, voix et guitare dans un dialogue intime et intense. C'est précisément de cet entrelacement qu'est née son œuvre artistique, aujourd'hui enfin accessible au public italien : «L'equilibrio impossibile» publié chez Molesini Editore, l'éditeur vénitien que nous aimons beaucoup à Tramezzinimag, la première anthologie en italien de sa production poétique, publiée en janvier dernier, dont nous reparlerons prochainement dans notre rubrique Coups de Cœur.
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Q–Day, la Querini Stampalia compie gli anni: un'intera giornata a ingresso gratuito
https://www.veneziatoday.it/eventi/compleanno-querini-stampalia-ingresso-gratuito.html
© VeneziaToday
Tout au long du parcours, des médiateurs culturels de Ca' Foscari accompagneront les visiteurs « dans un dialogue ouvert avec les œuvres et l'architecture, en favorisant les expériences d'échange et de partage».
Pour ceux qui ne connaissent pas encore bien Venise :
La Fondation Querini Stampalia.
«La Fondation Querini Stampalia est l'une des plus anciennes institutions culturelles italiennes. Depuis 1869, elle promeut « le culte des bonnes études et des disciplines utiles », avec un regard curieux et une passion pour l'avenir.»
C'est ainsi que se présente cette organisation unique qui est un des lieux les plus importants culturellement de la sérénissime avec son magnifique palais aménagé de 1959 à 1963par le grand architecte Carlo Scarpa puis rénové et agrandi sous la férule de Valerio Pastor et enfin de Mario Botta. Les locaux abritent un musée rempli de trésors de la peinture vénitienne, de mobilier et d'objets d'art qui méritent d'être vus. C'est aussi une bibliothèque publique, un lieu d'expositions temporaires, un agréable jardin et un délicieux espace de restauration, l'un des plus agréables de Venise.
Suivant la volonté du donateur, la fondation a été l'une des premières bibliothèques ouvertes en permanence, tard la nuit et des générations de lecteurs, étudiants, chercheurs ou simples lecteurs ont pu pendant des années venir dans le palazzo y travailler la nuit, dans le silence des grandes salles ornées de tableaux anciens, parmi un mobilier confortable et rassurant comme une bibliothèque familiale. Hélas, les temps changent et la volonté première du donateur a été enterrée. Certainement des questions de budget ou de sécurité, les maîtres de toutes les décisions dans ce monde en pleine déliquescence.
Nous le regrettons à Tramezzinimag et ne cesserons de partager le combat de ceux qui souhaitent la réouverture de la bibliothèque jusqu'à au moins 23 heures quitte à réserver les lieux aux seuls étudiants et chercheurs. Qu'importe que parfois nous n'étions qu'une dizaine à rester travailler aussi tard. C'était un privilège offert par le fondateur à tous, sans distinction d'âge ou de classe sociale.
22 avril 2025
La Pasquetta, la Marantega et les rois mages venus d'Orient
L'antique tradition chrétienne dit que trois rois suivirent le sillage d'une étoile et se mirent en route vers Bethléem pour adorer l'enfant Jésus. Ils lui firent trois cadeaux : l'or parce qu'il était roi des rois, l'encens parce qu'il était dieu et la myrrhe, dont on se servait dans les temps anciens pour embaumer les morts- , parce que ce dieu-roi des rois était aussi homme parmi les hommes et qu'en tant que tel, il était mortel.
Le Lundi de l'Ange est joliment appelé ici Pasquetta (littéralement la petite Pâque). Ce jour-là, chômé comme un peu partout en Occident, la tradition à Venise est de sortir de la ville. La plupart du temps, tout le monde se rend sur la lagune. Les restaurants de Murano, Burano et et de Torcello sont pris d'assaut par les familles. On va aussi au Lido pour une journée à la plage. Ceux qui ont leur barque choisissent souvent d'aller bivouaquer sur une des îles plus ou moins abandonnées de la lagune. A Venise, on aime pique-niquer.
La Pasquetta, c'est le prétexte des premières promenades sur la lagune ou vers la mer qui annoncent le retour de la belle saison. L'atmosphère détendue des îles, ou des plages du littoral, au Lido ou plus loin permettent de laisser la foule des touristes qui ne diminue presque jamais désormais. Un bol d'oxygène, un moment entre soi.
C'est aussi le jour d'une autre antique tradition à Venise, appréciée des touristes qui sont souvent surpris par l'évènement. Il s'agit de la très rare procession des rois mages, du moins le défilé de leur version automate de la tour de l'horloge sur la Piazza, que l'on va admirer en famille.
Cette tour de l'Horloge construite sous la houlette de l'architecte Mauro Colussi en 1496 (en quatre ans !) complétée au XVIIIe siècle par les deux ailes latérales, est un des hauts-lieux de la Piazza, la Place Saint-Marc. Très (trop ?) appréciée des touristes, le monument mérite le déplacement. Voir ses automates défiler est un évènement et ce depuis leur installation en 1499. Bien qu'ils aient été remplacés à l'identique lors de l'extension du bâtiment, ils fascinent toujours autant les petits et les grands.
« De Byzance, on se souvient d'une horloge monumentale du marché de Gaza, décrite au VIIe siècle par Procope, décorée sur le pignon d'une tête de Gorgone roulant des yeux à l'heure. En dessous se trouvaient douze fenêtres qui marquaient les heures de la nuit ; et douze portes qui s'ouvraient toutes les heures au passage d'une statue d'Hélios et à la sortie d'Héraclès couronné par un aigle en plein vol. »
Cette horloge de Gaza qui datait des années 500, est antérieure aux horloges arabes, mais nul doute qu'un lien étroit relie cette horloge à ses héritières. L'écrivain Procope la décrit en détail dans l'un de ses exercices de rhétorique, «L'éthopé» intitulée «Description de l'Horloge» si bien qu'on a pu en donner une image assez convaincante. Elle était installée sur une place publique de la ville du temps où ces lieux n'étaient pas le repère de fondamentalistes obscurantistes, mais une ancienne colonie romaine après avoir été une cité perse. Province du royaume d'Hérode, elle était un des principaux port du royaume d'Israël, attirant négociants et armateurs du monde méditerranéen. À cause de son emplacement au carrefour de trois mondes, Gaza a depuis toujours été un enjeu des puissances régionales, des rivalités parfois à l’intérieur des mêmes dynasties. Considérée comme joyau, elle fut offerte à Cléopâtre par son époux, nouveau maître de l’Égypte, le général romain Marc-Antoine. Mais la défaite en – 31 av. J.-C. des armées de ce dernier entraîna le retour de Gaza dans le royaume d’Hérode, à la veille de l’ère chrétienne, avant qu’elle n’entre pour environ six siècles dans l’empire romain puis de Byzance.
« Au temps d'Alexandre, elle a été un port antique hors pair, et s'appelait Anthédon. De sa rade partaient des navires vers le reste du monde : Rome, Carthage, Byzance, Athènes... tout ce que le commerce de l’Orient apportait ». Elle était célèbre aussi pour « ses magnifiques vignobles » qui produisaient un nectar très apprécié à Rome comme à Athènes et à Byzance. Sa population était formée en majorité de juifs mais aussi de descendants de colons grecs et romains. Les nomades arabes y étaient peu nombreux, souvent venus pour travailler dans les vignes et sur le port. Rien à voir avec la population actuelle dont d'aucuns sont persuadés que cette région a depuis toujours été la leur. Mais cela est un autre sujet.
Selon Procope, la fontaine était installée sur une place publique, dans un édifice ancien, certainement bâti par les grecs ou les romains) d'une hauteur de près de 6 mètres sur un peu moins de 3 mètres de large. Wikipedia montre une reconstitution de la façade de l'horloge qui devait être impressionnante. en voici le détail :
À la fin de la première heure de jour, Hélios se présentait devant la porte correspondante qui s'ouvrait pour laisser s'avancer une statuette d'Hercule portant l'emblème de sa première victoire, la peau du Lion de Némée; l'aigle, placé au-dessus, déploiyait alors ses ailes et présentait sa couronne de lauriers sur la tête de la statuette. Puis, Hercule se retirait, les portes se refermaient et l'aigle reployait ses ailes. Le scénario se reproduisait d'heure en heure jusqu'au coucher du Soleil.
Dans la partie inférieure de l'édifice se trouvent trois dais, sortes de portiques à colonnes abritant chacun une statue d'Hercule. Au centre la statue sonnait les heures en frappant un gong avec sa massue. Le détail de la sonnerie est connu : un coup était frappé à la fin de la première heure, puis deux, trois… jusqu'à six pour l'heure de midi. Le cycle recommençait de un à six pour les heures du soir. « Au-dessus du dais, une statuette de Pan dressait l'oreille à chaque sonnerie du gong et, le couple de satyres qui l'entourait se moquait de lui en grimaçant ».
Sous le dais de gauche, Hercule était représenté supposé en marche, surmonté d'un pâtre immobile; sous le dais de droite, Hercule s'apprêtait à décocher une flèche, surmonté d'une statuette de Diomède annonçant à son de trompette la douzième heure, fin de la journée de Soleil et de travail. Entre les dais, en retrait, deux esclaves couraient vers Hercule sonnant les heures, l'un apportant la nourriture du matin à la première heure, l'autre l'eau pour le bain du soir à la dernière heure.
Cette description imagée de Procope ne donne aucun détail concernant le qui pilotait le système, mais elle donne une idée de la grande complexité de cette « merveilleuse horloge à eau ». Selon Diels, cette horloge serait la plus ancienne installation horlogère accompagnée d'une sonnerie mécanique des heures. On ne connait ce mécanisme que par les rares écrits retrouvés. On en imagine la complexité qui permettait à une époque aussi retirée de marquer avec précision l'heure, les jours, les phases lunaires et les périodes du zodiaque.
Mais revenons à l'horloge de la Piazza. elle est l’œuvre d'un horloger venu d’Émilie-Romagne, Giancarlo Ranieri. Un sujet du pape donc, puisque la région faisait alors partie des possessions pontificales. On raconte que lorsque il acheva son chef-d’œuvre, on lui creva les yeux sur l'ordre des Inquisiteurs d’État, afin de l'empêcher de créer un mécanisme identique ou encore plus perfectionné. Cela reste une légende car il n'y a aucune mention d'une telle décision dans les Archives de la République. Celle-ci était très pointilleuse quant à l'enregistrement des mesures, décisions et actions, même secrètes. La Raison d’État ne l'emportait jamais sur la loi, ce que Napoléon ne comprit pas quand il réduisit à néant la Sérénissime.
Mais, en dépit de tout, Venise continue d'exister et de vivre. Ses traditions, ses rites et ses coutumes perdurent depuis des siècles. La Pasquetta fait partie de ces moments typiques qui «font toujours sens» pour les vénitiens. Mais, place aux rois mages qui défilent pour le plus grand bonheur des petits et des grands :
10 mars 2025
SuMus, Aquamour c'est bientôt
«AcquaShowroom, espace LeonardH2o en hommage à Leonard De Vinci qui a dit “scrute la nature c’est ton futur”. Cet espace se trouvera à la forge du futur et exposera des start-ups innovantes dont les activités sont aquatiquement bio-inspirées.
AcquaPavillon, dans la serre du jardin royal, venez découvrir les vertus de l’eau informée, l’eau osmosée, l’eau purifiée, l’eau dynamisée, et les bienfaits de l’eau de Quinton.
AcquaTalk, l’auditorium du Human Safety Net donnera la parole à des speakers du monde entier venus partager avec nous leurs connaissances sur le cycle de l’eau, l’économie régénérative et le biomimétisme.
AcquaExhibitions : différents artistes vénitiens et internationaux exposeront leurs œuvres dans différents espaces culturels de la ville permettant d’apprécier la puissance et l’intelligence de l’eau à travers leur créativité.AcquaHappening : plusieurs mouvements citoyens seront organisés autour de ces 4 jours autour de l’eau, du partage et de la convivialité.
Acquaconcert : 2 concerts seront organisés autour de l’eau, de la paix et de l’amour. Le premier au théâtre Goldoni accueillera le groupe Monte Bello avec une programmation spéciale autour de la thématique de l’eau. Le second aura lieu au Conservatorio Benedetto Marcello et accueillera Luca Franzetti et la soprano iranienne d’Opéra for Peace, Forooz Razvi.
AcquaFilms : une sélection de courts et longs métrages autour de l’eau suivi de débats aura lieu tous les après-midis au cinéma Rossini en collaboration avec l’association qui porte l’acquafilm festival.Venez nombreux. Toutes les activités seront gratuites et ouvertes au plus grand nombre.
L’objectif de ce festival est de valoriser l’eau et tous les écosystèmes aquatiques comme des biens à la fois précieux mais aussi comme source d’innovation pour le modèle sociétal de demain. »
04 mars 2025
Xe finio carnoval !

22 novembre 2024
Une fois encore, l'heureux temps de la Festa della Salute
Et puis il y a ce sentiment d'appartenance, cette fierté de mettre nos pas dans ceux qui nous ont précédés. Vénitien de sang, je ne suis pas né à Venise - peu s'en est fallu - et si les deux générations d'avant moi étaient davantage liées à Constantinople, Milan et Florence, cette fierté, ce sentiment d'être chez soi, al posto giusto, dans un moment tel que cette fête rituelle, je l'ai toujours ressenti avec force en moi.
Je me souviens de la toute première fois où, étudiant, je décidais de me joindre à la procession. Une grande émotion s'était soudain emparée de moi. Dans mon journal, j'ai retrouvé ces notes :
«J'ai senti vraiment comme une présence invisible. Joyeuse elle m'accompagnait... En fait, je sentais quil s'agissait de l'âme des miens, mes anges comme disait ma grand-mère, tous ceux qui vécurent ici avant moi et qui ont fait que je vive là à mon tour, mettant à mon tour mes pas dans les leurs...»
Ce jour-là, je vous assure que la sensation était très forte, presque palpable physiquement, comme un souffle, une présence...
«ils marchaient tous avec moi, le long de l'étroite calle del Traghetto où débouche le pont votif. Ils m'ont transmis leur foi et leur enthousiasme, tous ceux dont le sang coule dans mes veines, marchands, soldats, marins, médecins, celui qui fut drogman du sultan, l'aïeule qui refusa de quitter Venise quand l'attendait un mariage princier à Candie, [illisible],diplomates, interprètes, poètes, musiciens... D'eux aussi, cette passion pour tout ce qui touche à Venise. Et puis cette impression depuis mes premiers pas sur les "masegni" de la Sérénissime, celle d'être ici depuis toujours, de n'appartenir qu'à ces lieux, ces monuments, ces canaux, ces îles, cette lagune, ma patrie !»
Ces propos maladroits pleins d'emphase, je les ai écrit dans mon journal à dix-sept ans. Je ne m'exprimerai guère différemment aujourd'hui, les lecteurs de Tramezzinimag ne peuvent que le confirmer... Cette Solanità della Madonna della salute ravive à chaque fois ma passion, mon amour pour la cité des doges.
J'ai perdu hélas, une photo qui était rangée dans ce cahier retrouvé. c'est l'amie qui m'accompagnait ce jour-là qui l'avait prise. Elle donnait à voir une figure d'adolescent extatique, la tête un peu penchée comme j'apparais toujours sur les clichés de cette époque. Quand je savais l'objectif pointé sur moi, le regard que j'avais souvent joyeux, se faisait soudain taciturne. Timidité d'adolescent ou coquetterie de celui qui se sait séduisant ? On pouvait croire à mes sourcils froncés qu'être pris en photo me gênait. Il y avait des deux, je pense.
« Tu es encore absent ! » me disait-elle souvent, agacée mais bienveillante. Je devais la rassurer à chaque fois : « Non, non, je suis là avec toi, ce n'est rien. Je pensais». Absent, oui je l'étais, et je le suis resté, surtout au milieu du monde, au milieu des autres. Absorbé en réalité par mille pensées, j'avais du mal à être vraiment là où mon corps se trouvait, avec les gens qui m'entouraient.
Difficile à expliquer, je n'étais plus un jeune garçon que la vie et le monde effarouchaient et pourtant... La mèche en désordre sous le bonnet de laine, ce bonnet aux couleurs vives unies que nous portions tous, selon la mode d'alors, roulé sur le haut du crâne sur nos cheveux longs, imitant sans le savoir les garçons de Carpaccio (ignorions-nous vraiment cette ressemblance après tout ?), je m'étais accoudé à une barrière. L'évasion de mes sens et de mes pensées ne traduisaient ni l'ennui ni la tristesse. Juste la contemplation d'un ailleurs qui pourtant avait tout à voir avec l'endroit précis où nous trouvions.
- 1,5 kg de viande de mouton préparée,
- 1 beau chou de Milan frisé
- 1 céleri-branche,
- 250g de pommes de terre
- 2 carottes
- 3 beaux oignons,
- 1 gousse d'ail
- herbes & aromates : thym, laurier, romarin, baies de genièvre
- Huile d'olive,
- sel et poivre
- Bicarbonate de soude
Retirer la viande du feu et laisser refroidir dans un endroit frais.
Retirer la graisse du bouillon quand elle se fige sur le dessus.
Quand le bouillon est prêt, rajouter la viande refroidie découpée en morceaux. Laisser cuire le tout à petit feu pendant cinq heures pour obtenir le ragoût.
Pendant ce temps, laver le chou, enlever les feuilles blanches et le couper en morceaux.
Faire revenir oignon et ail hachés dans une casserole. Quand l'oignon est fondu verser le chou. Laisser cuire environ six à sept minutes, assaisonner avec du sel et du poivre fraîchement moulu, en arrosant régulièrement le chou avec du bouillon de légumes si nécessaire.
Enfin, ajouter la viande au chou, laisser ce dernier finir de cuire.
Quand le chou est cuit, le mélange doit être moelleux.

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