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VENISE, UN LIEU MA ANCHE UN VIAGGIO NELL'EUROPA CHE MI PIACE NOT THE ONE OF THE GLOBALIZATION, MAIS CELLE DES NATIONS, DES PEUPLES, DES CULTURES, PATRIA DELLA DEMOCRAZIA DELLA FILOSOFIA DELLA STORIA LA REINE DES VILLES AU SEIN DE L'EUROPE, REINE DU MONDE
20 avril 2026
Ils savent tous ce qui est bon pour Venise ou les sauveurs de salon
04 février 2026
Coups de cœur N°65
Porté par la diction souple et incarnée de Furio Zanasi, soutenu par le continuo sobre du chitarrone et de la guitare à cinq chœurs, l’ensemble fait entendre une parole chantée d’une grande proximité. Un enregistrement qui éclaire avec précision la naissance du baroque et l’art nouveau de faire vibrer le mot. Beau, vraiment.
Ryoko Sekiguchi
Editions P.O.L , 2026
256 pages
ISBN 978-2-8180-6512-9
Une déambulation merveilleuse qui balaye tous les clichés touristiques. Inspirée par la découverte d'un herbier vénitien du XIXe siècle, la poétesse japonaise Ryoko Sekiguchi dessine le portrait d'une « Venise en perpétuelle germination ». Traversant les saisons, les jardins cachés et l'art du verre de Murano, ce récit tisse un dialogue intime entre les plantes, l'eau et les habitants. La critique salue unanimement cet ouvrage délicat comme « un poème vivant », parfait pour voir la Sérénissime sous un angle profondément sensoriel et végétal. Un enchantement.
Thierry Brunello
Éditions de la Martinière, 2026
272 pages
ISBN 979-10-401-2253-1
21€
25 décembre 2025
Joyeuses Fêtes à tous nos lecteurs !
24 décembre 2025
Ma Venise en hiver VI : Promenade à San Barnaba
En rangeant mes livres restés depuis des mois dans des cartons, j'ai retrouvé un très beau texte de François Lerbret paru chez Le temps qu'il fait.Retrouvé le même bonheur qu'à ma première lecture (voir le Coups de Cœur n°53). En revenant du café où j'aime prendre mon macchiato matutinal et lire le journal, passant comme chaque matin par le campo San Barnaba, j'ai eu envie d'inviter à nouveau les mots du livre. J'ose croire que ces quelques lignes de François Lerbret donneront à mes lecteurs l'envie de le découvrir (ou de le relire).
« Coincé entre un rio étroit, une église et les façades blanches et roses de ses maisons, le petit campo San Barnaba est un carré que les passants traversent sans paraître le remarquer, attirés sans doute par le campo Santa Margherita tout proche, vaste triangle semé d'arbres, de bancs et de terrasses qui fait office de piazza Navone du Dorsoduro. Aussi cette petite place aménagée au xvre siècle est-elle un endroit propice à l'observation, sorte d'intime avant-poste à l'animation de sa voisine, d'autant plus appréciable qu'il n'en possède pas la carrure mondaine. Le campo rayonne d'une aura populaire depuis que Katharine Hepburn y fut filmée par David Lean et qu'Indiana Jones, poursuivi par les sicaires d'une société secrète, y émerge d'un égout au milieu de dineurs effarouchés. La bouche d'égout n'existe plus- elle fut comblée après le tournage -, décor éphémère dans le grand théâtre immobile de Venise, réinventant la ville avant de lui laisser la plaisante cicatrice de l'imaginaire. J'aime par-dessus tout cette place si favorable - me semble-t-il - à l'arrêt du temps, coupée du reste de la ville comme le sont ici mille lieux, visage parmi d'autres d'un même cœur de labyrinthe toujours renouvelé et que l'on n'attend pas. »Je ne résiste pas au plaisir de rediffuser cet extrait mythique du film de David Lean cité par François Lerbret.
23 décembre 2025
Ma Venise en hiver V : se retrouver pour ne pas se perdre

Mais revenons à ce texte sur l'auteur triestin et l'approche de l'ouvrage de Baldoni. L'article du Piccolo cite une phrase relevée dans mes carnets et qui est à l'origine de mon projet d'édition d'un ouvrage transversal qui reprendrait des textes de plusieurs auteurs italiens qui ont influencé Mario Stefani ou du moins l'ont inspiré.
21 décembre 2025
Ma Venise en hiver IV : Ciacolàr...
Dimanche 21
En passant sur le campo San Bortolo j'ai jeté un coup d’œil sur le prompteur de la pharmacie d'Andrea Morelli. Trop de monde déjà pour aller saluer les pharmaciens. Le chiffre tombé en dessous des 50.000 habitants, certes ne tient pas compte des étudiants vivant ici (quasiment 50.000), et ne comptabilise que les habitants du centro storico. Un autre compteur existe sur la Strada Nova qui inclut l'ensemble de la population de l'entière commune, c'est à dire avec Mestre, le Lido et l'ensemble des îles de la lagune. Essayé d'expliquer cela aux amies avec qui je suis ici en cette fin décembre. Venues pour passer du bon temps et faire ce que font tous les touristes à Venise, le dépeuplement catastrophique de la ville et le rôle délétère de l'infestation touristique non régulée ne les concerne pas.
J'ai retrouvé cette citation de Foenkinos issue de son roman «Vers la beauté», qui s'adapte bien à cette forme de tourisme d'aujourd'hui avec lequel j'ai bien du mal ; Dans son roman, Antoine, le protagoniste, est un éminent professeur aux Beaux-Arts de Lyon qui a tout lâché pour des raisons que le livre va nous amener à comprendre est parti à paris où il a trouvé un emploi de gardien de salle au Musée d'Orsay. C'est son premier jour, le premier jour aussi de l'exposition Modigliani, artiste sur le quel il a écrit et dont il est un spécialiste reconnu.
Il n'a pas vraiment la possibilité d'observer l'un de ses tableaux favoris, un portrait de Jeanne Hébuterne, tellement la foule est dense qui se presse dans les salles dévolues à la rétrospective. Il a du mal à comprendre comment il peut être d'apprécier des tableaux dans de telles conditions.
« Bien sûr, c'est une chance d'accéder ainsi à la beauté, mais quel était le sens de cette observation au milieu d'une foule, en étant pressé et oppressé, et parasité par les commentaires des autres spectateurs ? »
« enfermé à jamais dans un cadre.» [...] « De sa position assise, il allait parcourir l'étendue de la sociologie humaine.»
Mais revenons à nos considérations sur l'hyper tourisme qui ravage les villes d'art depuis quelques années, Antoine donc entends et voit la foule se répandre devant les toiles exposées :
« Certains ne disent pas J'ai visité le musée d'Orsay» mais "j'ai fait Orsay", un verbe qui trahit une sorte de nécessité sociale ; pratiquement une liste de courses. Ces touristes n'hésitaient pas à employer la même expression pour les pays : "J'ai fait le Japon l'an dernier..." Ainsi, on fait les lieux maintenant. Et quand on va à Cracovie, on fait Auschwitz.»
Que rajouter sinon paraphraser la phrase de Philippe Meyer quand il animait son émission sur France Inter, « Nous vivons une époque moderne »... CQFD
















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