25 octobre 2005

Koisumi on The South China Morning Post

Reçu de notre grande amie Natsuko Fukue, étudiante de Fukuoka, actuellement à Hong Kong, un article d'opinion fort intéressant. Son premier papier d'envergure. Il concerne la récente visite du premier ministre de l'Empereur au mémorial de Yakusuni, pour se recueillir à la mémoire des siens morts pour la patrie et qui a suscité une levée de boucliers (pardon pour le jeu de mots involontaire) des chinois et des coréens, et en suivant de la presse internationale. Bien des japonais qui ne sont ni fascistes, ni nostalgiques de l'avant-Hiroshima, y vont régulièrement en famille. Pourquoi pas le premier d'entre eux en personne ? Faut-il tolérer cette dictaure des maîtres de l'opinion et des gourous de la pensée unique ? Je vous livre l'article tel quel. Donnez votre avis.

Saturday, October 22, 2005
Koizumi should consider history in shrine visits
I wish to comment on the leader "Koizumi must make amends for shrine visit" (October 18). Ordinary Japanese might say: "What is wrong if [Prime Minister Junichiro] Koizumi wants to visit the Yasukuni Shrine for personal reasons? The Chinese and Korean governments are too sensitive. It is Japanese tradition to go to a shrine to mourn for the dead." The issue of Yasukuni is very complicated and even most Japanese do not know what kind of shrine it is. Why is this shrine so controversial ? A Tokyo University professor points out that during the second world war, Yasukuni played a role as the "alchemy of emotion", transforming to happiness the sadness of death in action. Fallen soldiers were honoured and mourned in Yasukuni. Death in action had to be "glorious", not "tragic".
The issue of war criminals enshrined together with other war dead has often been discussed in Japan, but not the country's colonialism as a whole.
Some might claim that the war dead fought for the people and country, but we need to remember that the "country" meant not only Japan but its colonial empire.
Mr Koizumi says visiting the Yasukuni shrine is a domestic affair. However, the war dead mourned there are not only Japanese. And there are a large number of war victims outside Japan. Shouldn't condolences be offered for them, too?
Why does Mr Koizumi want to sacrifice bonds with neighbouring countries in order to "personally" visit Yasukuni? I would like the prime minister, as a politician, to consider the effects of diplomacy and history, rather than pursuing his personal interest in continuing to visit the shrine.


NATSUKO FUKUE, Western

 
 
posted by lorenzo at 23:14

Le XIXeme marathon de Venise


Depuis 1986, le marathon annuel de Venise attire des milliers de concurrents venus du monde entier. Un lieu magique pour une compétition très à la mode. Cela se passe à Venise, c'est pourquoi j'en parle, bien que personnellement je trouve un peu bizarre ce besoin de courir qui s'est emparé des gens.
Cette année, c'était le 23 octobre. Partis de la Piazza Marconi à Strà - une petite ville sur la Brenta à quelques encablures de Venise - les 6000 participants enthousiastes ont créé l'évènement en courant à travers les ruelles étroites de Venise, après avoir traversé la Grand Canal sur un pont de barques long de 160 mètres aménagé pour l’occasion pour finir Riva dei Sette Martiri, non loin de la place Saint Marc, noire de monde. Le Marathon organisé pour la première fois en 1986, est la seule manifestation du genre à attirer autant de monde, participants et spectateurs. Les coureurs viennent des cinq continents, faisant de cette course un spectacle très populaire. Le parcours cette année empruntait une quinzaine de ponts et de nombreuses ruelles inconnues de la Venise secrète. 

Voilà bien une manifestation que les vénitiens de l'époque des doges, toujours disposés à essayer de nouvelles activités sportives et ludiques, n'auraient pas désavouée. A défaut de tableaux de Bella ou de Longhi, voici quelques unes des photos reçues.



posted by lorenzo at 13:44

Venise de sons et de bois

En octobre 1985, il y a tout juste vingt cinq ans, lorsque j'organisais la Première semaine de Venise à Bordeaux, le concert inaugural de la manifestation réunissait dans la salle Jacques Thibaud du Conservatoire de Région, une petite centaine de spectateurs. 

Devant cette salle presque vide, deux jeunes musiciens donnaient un concert d'une qualité incroyable : Ronco et Ambrosini. La soirée s'intitulait Une soirée à Heilingenstadt, et, comme l'indique le titre, qui tournait autour de Beethoven. Le lendemain, dans les foyers du Grand-Théâtre de Bordeaux, avec l'aide d'une spectatrice ravie, belle-soeur de Jacques Merlet le célèbre animateur de France Musique, qui rameuta tous ses amis, le deuxième concert de ce duo violoncelle et piano faisait salle pleine.
Ces jours derniers, par hasard, je tombais sur un site de Suisse romande qui proposent des extraits d'émission radio. Il donnait à écouter des extraits d'un récital de cet excellent jeune musicien, âgé aujourd'hui de près de 40 ans. Nostalgie. Claudio Ronco et Brenno Ambrosini étaient à Bordeaux, ce 25 octobre 1985, quand je fêtais mon anniversaire, au milieu des musiciens, des artistes et de tous nos amis qui avaient contribué à la réussite de cette manifestation dont je vous reparlerai.
Pendant une semaine, la radio suisse romande a donc proposé une série exceptionnelle de reportages sonores sur le bois et Venise avec le violoncelliste Claudio Ronco. Cerise sur le gâteau, on peut écouter (à vos cassettes ou à vos mp3), les émissions sur le web avec une très bonne qualité. Pour vous donner un aperçu sur la qualité de cette série, voici un extrait du menu de lundi : Venise, les noces de la terre et de la mer, de l'eau et de la pierre. Au-delà des clichés, le violoncelliste Claudio Ronco nous emmène cette semaine dans la Venise des mythes et des sons. Ce reportage hors des canaux battus entraîne les auditeurs dans une histoire vénitienne du bois, celui des gondoles et de la lutherie, mais aussi celui des fondations invisibles de la Sérénissime, des plafonds des églises, des tableaux du Tintoret, des caractères d'imprimerie qui ont révolutionné la République au XVIe siècle. 
Compositeur, amoureux du baroque, défricheur de répertoire par ses premiers enregistrements de pages de violoncelle de Salvatore Lanzetti (v.1701-1780), Alessandro Rolla (1757-1840) ou Alfredo Piatti (1822-1901), j'ai appris sur ce site que Claudio Ronco est aussi devenu un érudit dans la grande tradition juive. Une tradition qui, à Venise mieux qu'ailleurs, dans les maisons du premier ghetto - le mot est vénitien - a pu s'épanouir et favoriser ainsi l'essor de l'Art et d'une culture universelle. Déjà, il ne se contentait pas de bien jouer, mais aussi il savait parler et ce qu'il disait était toujours passionnant et très intelligent. J'espère un jour pouvoir le recevoir de nouveau à Bordeaux pour un concert triomphal avec ses magnifiques violoncelles.
posted by lorenzo at 12:47

Propos de saison

Grisaille sur Venise ce matin. le soleil semble hésiter à pointer son nez. Pourtant l'air est frais, très pur et un petit vent secoue les branches qui n'en finissent pas de jaunir. L'été parait encore si proche. Étonnant cet automne qui n'en est pas un. L'hiver risque de tomber d'un coup sur nous avec dureté cette année !

posted by lorenzo at 11:16

San Marco, I Leoncini a mezzanotte


 Posted by Picasa posted by lorenzo at 10:12

Faits divers

Extrait de mon journal.

13 novembre 2002.
Un mercredi matin de novembre. Le soleil à travers les rideaux de coton blanc. Mon petit garçon qui chante en prenant son petit-déjeuner. Des oiseaux sur le grand marronnier dans le jardin en face... Un instant, un bref instant, de sérénité retrouvée, tellement désirée, tellement recherchée et vitale dans notre univers qui se délite inexorablement. Cette image radieuse vaut tous les paradis artificiels que l'homme peut se fabriquer: le soleil à travers les rideaux, l'enfant qui chantonne.

Une douce paix pendant un court instant. L'envie de rendre grâce et de crier ma foi!... Me reviennent en mémoire les doux moments passés il y a quelques mois à Venise. C'était la première fois pour l'enfant. Quelle récompense que ce regard émerveillé dès le premier contact avec la ville, cette joie profonde qui émanait de lui à chaque avancée du bateau sur la lagune et le long des canaux... Comme ses sœurs, il s'est senti instantanément vénitien... Son premier commentaire, lancé à hauteur de la Dogana : "Mais papa, pourquoi n'habitons-nous pas ici ?"... Bien plus qu'une tentation, vraiment...





posted by lorenzo at 01:17

citation du jour

"Imposible de vous dire mon âge, il change tout le temps"...

Alphonse Allais

posted by lorenzo at 01:07
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