14 novembre 2007

L'ordinaire des jours de novembre

Et bien voilà, ce dimanche a marqué la fin de l'été de la saint Martin. Si le ciel reste pur et le soleil très présent, le froid a fait son entrée sur la lagune. l'air est vif comme en montagne quand il va neiger, le vent glacial et la lumière plus diaphane. On dirait que les couleurs hier encore très vives ont été délavées, diluées dans une sorte de transparence humide. C'est à ce moment de l'année que l’on s'aperçoit si on aime vraiment vivre à Venise. Les rues éloignées du parcours des touristes se font très silencieuses et le bruit des pas résonne davantage. L'éclat des vitrines réchauffe ça et là le promeneur. Il fait nuit très vite. L'hiver est partout. J'aime ces fins de journées plongées dans le silence, les gens pressés de rentrer au chaud chez eux, les pierres qui brillent sous l'humidité. Venise semble appartenir toute entière à celui qui continue de marcher et va sans but précis par les ruelles sombres. Une expérience unique que je conseille à tous ceux qui veulent pénétrer la vraie vie vénitienne et s'en imprégner. Voir et sentir Venise en hiver, c'est la découvrir telle qu'elle est. Sans fioriture.

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3 commentaires:


Florence BRIEU-GALAUP a dit…
Bonjour, Je suis folle amoureuse de Venise. Mon mari m'a fait découvrir la ville en 1995 et depuis ce jour, nous nous y rendons tous les ans. J'ai fait des études de lettres et j'ai choisi Venise comme sujet de ma thèse. Elle vient d'être publiée aux éditions de l'Harmattan (Venise, un refuge romantique (1830-1848). J'avais moi aussi envie de créer un site sur Venise mais dans ses rapports avec la littérature (vaste sujet). Ce qui est amusant c'est que les voyageurs du XIXe siècle rendent la ville intemporelle. Concernant Venise même, leurs commentaires pourraient émaner de voyageurs contemporains. J'aime beaucoup votre blog et votre approche de ce lieu qu'il faut protéger. J'essaierai de le consulter souvent.
Lorenzo a dit…
Je serai ravi de découvrir votre ouvrage et de le faire découvrir aux lecteurs de TraMeZziniMag. La seule différence entre les voyageurs du XIXe et nous, c'est que la technique a permis à Venise de s'inscrire dans la modernité tout en conservant cette intemporalité, phénomène unique dans l'histoire de l'humanité : un monde du passé qui vit au présent. Il y aussi la misère qui faisait de Venise des années 1830-1900 un bout de tiers-monde parfois sordide et qui a heureusement disparu de nos jours. Les enfants ne vont plus pieds-nus en guenilles, les filles ne sont plus prostituées par des matrones édentées et on ne meurt plus du Choléra. Les poètes invertis trop raffinés ne pédiquent plus les jeunes garçons faméliques dans les arrières-cours des grands hôtels de la Riva dei Schiavoni.
Tietie007 a dit…
Nous avions visité Venise en février 2004, juste après le Carnaval, et l'atmosphère était superbe ! Nous avions eu la chance de voir la neige, ce qui fut fantastique ! Pour mon contact à Venise, je suis passé par l'Alliance Française, et de nombreux enseignants vénitiens m'ont contacté. Je suis donc en contact avec le Lycée Benedetti. Bonne soirée.
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