30 octobre 2005

Humeur : la bêtise n'a plus de limites !

La bêtise décidément nous vient bien de ce monde ultra-libéral assoiffé de profit individuel au détriment de l'humanité entière ! Que dis-je, l'escroquerie mentale, l'impitoyable acharnement des médias et de certains dirigeants à prendre les peuples pour des bœufs ignares et imbéciles : Après la tremblante du mouton qui devait faire trépasser des millions de victimes humaines et n'a fait qu'envoyer ad patres des centaines de milliers de bêtes déjà torturées de leur vivant, voilà la grippe aviaire qui va décimer l'Occident. Heureusement, il y a l'OMS et les industries pharmaceutiques. Vive le TAMIFLU qui va nous sauver et rapporte déjà des milliards aux laboratoires et à leurs actionnaires !

Et puis, quelle aubaine : quand les populations se préoccuperont des nez qui coulent et des pauvres poulets suspects de la ferme du pépé qu'il faudra planquer pour qu'on ne les abatte pas comme la Milice le faisait pendant la guerre des indésirables, elles ne s'intéresseront plus à ce qu'on trafique avec les lois, ni aux dérèglementations, pas plus qu'aux confiscations de liberté et les atteintes irréversibles à leur souveraineté !

En Italie, selon des estimations syndicales, les ventes de poulets auraient diminué de 20% à 50%.. A Bordeaux, les pauvres canards du Jardin Public ont été bouclés, par précaution... Dans quelques semaines, pour rassurer ses concitoyens, le maire va sûrement les faire piquer !!!

Voici un article de Laurence Kafalidès, qui dénonce combien tout cela est tellement gros que ça donne envie de pleurer ! Sans commentaire.

Quand Donald Rumsfeld profite du canular sur la grippe aviaire

Mercredi 26 octobre 2005
(Adaptation des articles du Dr Joseph Mercola et de Michel Chossudovsky)

Finalement, les pièces du puzzle s’assemblent. Depuis quelque temps le Président Bush sème une certaine panique dans ce pays en nous disant que la pandémie de grippe aviaire pourrait tuer, aux Etats Unis, entre 200 000 et 2 million de personnes. Ce canular a servi à justifier l’achat immédiat de 80 millions de doses de Tamiflu, un médicament sans valeur qui sert uniquement à réduire le nombre de jours de maladie et qui pourrait contribuer à la mutation du virus. Les USA ont donc passé commande de 20 million de doses de ce médicament sans valeur au prix de 100$ la dose. Coût total : 2 milliard de dollars.

La principale question qui se pose est : qui possède les droits de propriété intellectuelle sur le Tamiflu ? Selon les média, seule la société pharmaceutique suisse Roche ferait des milliards de bénéfice. Bien que le médicament soit produit par Roche, il a été développé par Gilead Sciences Inc, qui en possède les droits de propriété intellectuelle. Maintenant un profil bas, Gilead a cédé à Roche, il y a dix ans les droits exclusifs pour la commercialisation du Tamiflu.

Donald Rumsfeld a été nommé Président de Gilead Sciences,Inc en 1997, position qu’il a conservé jusqu’à sa nomination au poste de Secrétaire à la Défense de l’administration Bush. En fait Rumsfeld est membre du conseil d’administration de Gilead depuis la création de la société en 1987. Principal actionnaire de Gilead Donald Rumsfeld, va considérablement s’enrichir grâce à la tactique du gouvernement Bush qui aura permit l’achat pour 2 millions de dollars de Tamiflu."
"Finally, the pieces of the puzzle start to add up. Not long ago, President Bush sought to instill panic in this country by telling us a minimum of 200,000 people will die from the avian flu pandemic, but it could be as bad as 2 million deaths in this country alone. This hoax is then used to justify the immediate purchase of 80 million doses of Tamiflu, a worthless drug that in no way shape or form treats the avian flu, but only decreases the amount of days one is sick and can actually contribute to the virus having more lethal mutations. So the U.S. placed an order for 20 million doses of this worthless drug at a price of $100 per dose. That comes to a staggering $2 billion.
We are being told that Roche manufactures Tamiflu and, in a recent New York Times article, they were battling whether or not they would allow generic drug companies to help increase their production. But if you dig further you will find that a drug was actually developed by a company called Gilead that 10 years ago gave Roche the exclusive rights to market and sell Tamiflu. Ahh, The Plot Thickens..."
(NB : pour les non anglicistes, le jeu de mot qui termine ce papier est délectable comme une cuisse de poulet rôti : le complot des poulets (chicken) devient le complot s'épaissit (thickens) !)

Les vétérinaires en congrès mettent en garde contre l'amalgame entre peste aviaire et pandémie grippale qui n'est pas à craindre dans les conditions annoncées en France

"Le ministre de la santé doit être bien mal conseillé", a estimé vendredi soir Jeanne Brugère-Picoux, professeur à l'école vétérinaire de Maisons-Alfort et membre des Académies vétérinaire et médicale. "Nous sommes en présence d'un problème typique de santé animale, celui de la peste aviaire", a-t-elle précisé. Cette maladie, selon la spécialiste, "sévit de façon pratiquement constante au Mexique, au Canada ou aux Etats-Unis, pays où l'on vaccine régulièrement les animaux". "Le virus H5N1 chez l'homme a beaucoup ému parcequ'il se présentait immédiatement après le SRAS. L'aurait-on seulement découvert dans un autre contexte ?", a-t-elle interrogé.

"Les cas de contamination de l'homme sont liés à un contact étroit avec l'animal, comme chez les éleveurs de coqs de combat. On fait alors l'amalgame entre la peste aviaire et une pandémie grippale qui en serait la conséquence directe", commente Madame Brugère-Picoux.

Pourtant, avertit-elle, "le virus est très peu contaminant pour l'homme. La contamination de la grippe emprunte les voies aériennes, celle de la peste aviaire est fécale, passant notamment par des eaux contaminées"... "Quand bien même y aurait-il recombinaison du virus, elle serait très différente. Il est peu probable qu'elle se produise, on ignore quand et ce ne serait vraisemblablement pas H5N1", prévient la spécialiste.


Le Professeur Brugère-Picoux estime que la meilleure parade contre l'évolution de la peste aviaire réside dans "un maillage vétérinaire efficace". "Elle se développe très peu à Taiwan ou au Japon alors qu'elle évolue rapidement dans des pays voisins en voie de développement, qui ne disposent pas des moyens, où les petits élevages ne sont pas suivis par des vétérinaires et où abattre le bétail revient à couper les propriétaires de leur seul moyen de subsistance", analyse-t-elle, déduisant que "les questions économiques sont cruciales". Aussi demande-t-elle aux médecins de ne pas se saisir d'un "problème animal" et avertit-elle, pour conclure, contre un risque de "psychose de santé humaine sur un problème typique de santé animale".

Une note glanée sur le net :

"La peste aviaire ne présente pas de danger pour l'homme. Le type viral H7N1 décelé en Italie n'a notamment aucun lien avec la "grippe aviaire" constatée en novembre 1997 à Hong Kong (appelée à l'époque l"la grippe du poulet"). La peste aviaire est une épizootie virale hautement contagieuse qui touche la volaille etd'autres espèces aviaires; l'agent pathogène appartient au groupe Ades, virus de l'influenza. Les oiseaux aquatiques, qui peuvent être réceptifs à l'infection sans présenter de symptômes, constituent un réservoir du virus."

Ceci expliquerait l'internement de ces pauvres et innocents canards du Jardin Public, ici à Bordeaux. On nous explique que la seconde étape ne serait pas l'abattage de ces pauvres bêtes mais leur vaccination, comme cela s'est déjà produit dans d'autres pays. Que Brigitte Bardot, ma belle-sœur et tous les amis des animaux se rassurent. Quant à ceux qui se sentent gagner par la psychose, qu'ils sachent que le monde abrite plusieurs dizaines de milliards de volatiles... Qu'ils évitent de prendre chaque ami ailé pour un terroriste capable de les contaminer !


posted by lorenzo at 23:03

San Giorgio par Roger de Montebello




Roger de Montebello me fait l'honneur de me compter parmi ses amis. Lorsqu'il s'est installé à Venise, je venais de me marier et nous avons échangé des lettres. Dans l'une d'elle, il s'inquiétait de la vie à Venise en hiver. Il me demandait mes impressions, moi qui venait de passer les cinq précédents hivers sur la lagune. Nous nous sommes connus à une réception du 14 juillet au palais Clari, chez Christian Calvy, le Consul de France. Je lui ai montré les coins et les recoins de cette ville, les meilleurs reflets, les plus belles lumières. maintenant, il en sait bien plus que moi puisqu'il vit là-bas toute l'année... Nous nous revoyons de temps à autre à Venise. Il travaille beaucoup et je vous reparlerai de sa peinture qui me touche énormément. 

posted by lorenzo at 00:46

Le tiramisù fait couler bien de l'encre...

Personne n'ignore le délicieux dessert appelé Tiramisu. Peu savent son origine véritable. Présent sur toutes les tables du monde, on en perd sa trace originelle et la recette possède aujourd'hui des milliers de variantes. Comme une musique célèbre, il y a presque autant de variations sur ce dessert vénitien qu'il y a de cuisiniers de par le monde de la gastronomie. Comme en musique, il y a ses gourous, ses experts qualifiés et reconnus et se détracteurs haineux et virulents. Pour ma part, je connais deux ou trois lieux à Venise ( restaurants et maisons particulières) où il est interprété stricto sensu, selon la partition d'origine. Comment savoir en fait ? Je vous livre mon critère : en prendre et en reprendre sans sentir cet écœurement qui nous vient avec les desserts mal faits ou faits avec de médiocres ingrédients. Un kilo de tiramisu bien fait ne vous rendra jamais malade. Une cuillère de ce qui vous est servi dans certaines gargotes de Bordeaux, de Venise ou d'ailleurs, suffit à rendre malade un foie sérieusement entraîné au pire !

Bon, mais si je vous donnais ma recette (dérobée après maintes et maintes discussions à une charmante cuisinière vénitienne native de Sardaigne servit dans les plus grandes maisons du Grand Canal dans les années 50, la Signora Enrietta, qui s'occupait de mon linge et me faisait la cuisine quand j'habitais calle delle Spezier, à Cannaregio) :

Pour le réussir selon l'authentique recette, voici les ingrédients : 200 g de mascarpone / 100 g de sucre glace / 5 jaunes et 3 blancs / 100 g de sucre semoule / un pan di spagna (remplacé en France par des biscuits à la cuillère)/100 ml de crème, du café expresso / du cacao amer. Comme vous le voyez, il n'y a pas d'alcool.

Travailler ensemble le mascarpone et le sucre glace. Ajouter un à un les jaunes et battre jusqu'à obtenir une émulsion lisse. Monter la crème, puis monter les blancs en neige ferme, en ajoutant peu à peu le sucre. Mélanger le tout délicatement jusqu'à obtenir un appareil bien ferme et monté. Garnir un plat à gratin avec les tranches de pan di spagna, les imbiber de café froid, recouvrir de la préparation. Laisser reposer au frigo au moins 24 heures et saupoudrer de cacao amer avant de servir.

Une variante, ma foi assez bonne, consiste à alterner des tranches de biscuits imbibés d'un mélange de café et d'amaretto (ou de grappa), pour finir par le reste d'émulsion. Version plus adulte et plus au goût des français quand ils croient manger italien et ne pensent pizza qu'avec de la sauce piquante et donc Tiramisù avec plein d'alcool dedans ! ne faut-il pas de tout pour faire un monde ?




Les photos illustrant cet article proviennent du net. Un grand merci à leurs auteurs.



posted by lorenzo at 00:24
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