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Articles

Affichage des articles du décembre 16, 2005

Ambulanti...

Je me demande toujours comment le touriste de base peut être autant assoiffé de ces objets, tous très laids, rarement manufacturés ailleurs qu'en Chine, que l'on trouve dans les villes touristiques du monde entier. A Venise, ils sont légion. Mais ce n'est apparemment pas nouveau puisque déjà, dans l'antiquité, les gens se plaignaient de l'invasion des marchands installés le long des rues à Delphes comme plus tard à Rome. Sans parler de ceux du Temple de Jérusalem chassés par Jésus... C'est rigolo de voir les attroupements de gamins en "gita scolastica" (voyage scolaire) agglutinés devant ces souvenirs à trois sous, les grosses mémères américaines et T-shirts fluos et les gondoles faisant lampe de chevet.

Venise : reine et esclave des eaux...

Venise est une ville magique certes et presque un mythe mais c'est aussi, sans jeu de mot, un "état": Etat d'esprit, état au sens géo-politique autrefois, culturel aujourd'hui, et état pitoyable du point de vue de sa conservation, de ses chances de survie et, ce que les touristes oublient, de ses perspectives d'évolution. Ni sanctuaire, ni parc de loisirs, la merveilleuse cité des doges affronte aujourd'hui une situation unique. Ce n'est pas "romantiquement" de vivre ou de mourir qu'il s'agit directement, mais de renaître et de survivre. .  Le très intéressant site de l'architecte Edoardo Salzano, doyen de l'Université de Venise (cf. le lien de cet article) a mis en ligne son intervention au Grand Lyon, dans le cadre du "Juin du développement soutenable 2004", sous le titre "Vers une ville plus soutenable, Sagesse d’antan et risques d’aujourd’hui dans une ville durable depuis mille ans". C'est avec beauc…

Une grande dame rencontrée à Venise ...

"Nous allons déjeuner chez Montin où nous avons le plaisir de rencontrer, très âgée mais armoniosa toujours la femme d'Ezra Pound, Olga Rudge. Une présence est là, la beauté chez cette presque centenaire qui sourit de toute sa jeune intelligence et séduit encore au-delà du compagnon merveilleux qu'elle n'escorte plus."  Yves Peyré, Venise réfléchie, éditions du limon, 1988. p 14). 
De 1982 à 1985, j'ai eu l'incroyable privilège de croiser à Venise des très grandes dames. Je les ai pour la plupart assidument fréquenté. Elles m'ont reçu, m'ont présenté, souvent m'ont aidé et toujours m'ont fait l'honneur de leur amitié et souvent de leurs conseils avisés : la comtesse Marcello, la Princesse Clari, Madame Couvreux-Rouché, Olga Rudge, la duchesse Decazes, Dachine Rainer, Regina Resnik, Liselotte Höhs... Olga Rudge avait plus de quatre vingt dix ans quand j'ai eu le privilège de la rencontrer chez un avocat devenu ensuite directeur du pal…

L'image du jour (34)

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