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Articles

Affichage des articles du mai, 2011

Christian Boltanski à la Biennale

Christian Boltanski, figure emblématique de la scène artistique internationale, représente la France à la 54e Biennale d'Art Contemporain de Venise et propose une installation spectaculaire unique intitulée "Chance". Il traite ainsi de l’un des thèmes qui lui sont chers, celui du hasard, de la chance et de la malchance, des forces qui fascinent et imposent leurs lois. L’artiste a choisi pour Commissaire Jean-Hubert Martin, directeur honoraire du Musée national d’art moderne Georges Pompidou.
C'est l’Institut Français qui assure le commissariat général du Pavillon français de la Biennale de Venise en coproduction avec le Centre national des arts plastiques (CNAP) et en collaboration avec la Direction générale de la création artistique (ministère de la Culture et de la Communication) et avec le mécénat exclusif de Citroën. Ce projet fait l’objet d’une Commande publique du ministère de la Culture et de la Communication et, à ce titre l’œuvr…

Venise en 20 bonnes adresses par Christophe Barbier pour l'Express

Christophe Barbier, le fringant éditorialiste de l'Express est un amoureux de Venise, fin connaisseur de la ville et de ses arcanes. A l'occasion de la LIVe Biennale d'Art Contemporain, il publie ce soir un article sur les bonnes adresses de Venise. Tramezzinimag ne partage pas toujours les mêmes enthousiasmes pour certains des lieux indiqués, trop souvent dénaturés par la présence touristique, ou pour être plus direct (et ne pas froisser certains lecteurs) par l'omniprésence des parisiens qui semblent désormais y passer leur vie - mondaine, cela s'entend ! Voici l'intégralité de son texte. Venise n'est pas une ville, c'est une idée. L'idée que l'on se fait du temps qui passe, comme coule l'eau du Grand Canal. L'idée de la beauté, immarcescible et toujours surprenante. L'idée de l'Histoire, parfois immobile en ses pierres. L'idée, enfin, que l'on se fait du hasard, donc du destin. Car il n'est pas de m…

Weltanshauung

Connaissez-vous Oomph, ce groupe de metal ? Une musique bruyante exprimant le mal-être d'une certaine frange de la jeunesse d'aujourd'hui... En 2006, un jeune lecteur visiblement agacé par mes propos publiait un commentaire acerbe, me conseillant d'aller au diable avec ma conception de la vie et des choses. Se proclamant lui même niemand (personne), comme dans un air de ce groupe de rock, il se préoccupait de mon équilibre mental et croyait voir poindre à travers mes propos l'ennui qui pousse parfois à écrire des choses sans autre intérêt que panser des plaies ou canaliser une hémorragique mélancolie.

Cet aimable personnage au pseudonyme transparent et vaguement philosophique, n'avait donc rien compris et en relisant ses propos, j'ai compris que son humeur, toute cette acrimonie n'était que la projection d'un dégoût pour les choses bonnes, tranquilles, positives, qui rendent nos vies agréable et bonnes à vivre plutôt que simplement tolér…

La framboise en cuisine

Avec le temps qu'il fait, ils arrivent tous les fruits que nous aimons. Cerises, fraises des bois et Gariguettes, même les abricots apparaissent sur le marché. Et aussi ma préférée, la framboise. On vient de m'en amener d'une campagne voisine. Gorgées de soleil, elles embaument dans leur panier de bois. Un délice qui rendrait joyeux un condamné à mort !  Plutôt que les dévorer gloutonnement, essayons de les utiliser comme desserts pour fêter dignement ce joli mois de mai qui s'éloigne : Sabayon à la framboise et Bavarois à la Ugo(du nom d'un des trois fils de Guido Alciati, fondateur du célèbre restaurant piémontais Da Guido, à Costigliole d'Asti, au milieu des vignobles). Niveau Alain Ducasse. Ce jeune chef formé comme ses frères par un père génial qui a su mêler les canons de la cuisine piémontaise avec la tradition gastronomique française, préside aujourd'hui avec son frère Piero à un autre Guido, situé à Pollenzo, non loin d'Alba et d'Asti. Trois…

Etre en mai à Venise

Joli mois de mai. Alors qu'il pleut sur New York et que le ciel du Sud-Ouest est mitigé avec parfois de gros orages comme autrefois on en subissait en plein été, Venise est inondée de soleil et l'air comme la lumière sont très purs. la douceur du mois de mai sur la lagune n'est pas une légende. Mais que fait-on ce mois-ci dans la Sérénissime ? Que faut-il ne pas louper ?
 . Comme Tramezinimag l'a déjà annoncé, tous les lundis de mai, on lève son verre à l'Art avec le Happy Spritz en musique (live). Un rendez-vous à ne manquer sous aucun prétexte, la visite des jardins et des collections un verre à la main est un bonheur. Regarder passer les bateaux depuis les terrasses, bavarder dans le jardin, un délice de happy fews qui font des émules car il y a désormais foule à chaque rendez-vous ! Si vous avez des enfants avec vous, en dehors du Spritz et des conversations sur l'art dans toutes les langues, ils aimeront l'atmosphère magique des lieux.
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Mais pour les …

Gourmandises d'un dimanche tranquille : La Crème vénitienne

Un dimanche comme les autres. Le soleil qui est revenu fait danser les grains de poussière dans l'embrasure des fenêtres du salon, le délicieux parfum des tilleuls en fleur se répand dans toute la maison. Les chats somnolent. Peu de bruit dans la rue. La voix éraillée de Billie Holiday chante "I am painting the town red". Constance, allongée sur la canapé rouge, est plongée dans une vieille bande dessinée des années 50, son thé à la main. Alix doit être quelque part à la plage avec ses amis et Jean révise ses cours de philosophie. Atmosphère comme je les aime. Une journée banale. Paisible. Pour changer des sempiternels scones et des galettes irlandaises, nous avons fait une crème vénitienne. Un peu long mais le résultat vaut le mal que nous nous sommes donnés sous le regard attentif et très intéressé de nos deux chats gourmands.Un peu long mais le résultat vaut le mal que nous nous sommes donnés sous le regard attentif et très intéressé de nos deux chats gour…

Connaissez-vous les Editions Serge Safran ?

Petit chronique littéraire improvisée pour un dimanche ensoleillé...


Moi qui peine depuis plus d'un an sur la parution d'un modeste opus réclamé à corps et à cris par les lecteurs de Tramezzinimag, je suis ébahi par l'arrivée d'un nouvel éditeur. Bordelais monté à Paris, l'homme n'est pas le premier venu. Après le Castor Astral, il devient le directeur littéraire des Éditions Zulma, dont il est un des fondateurs. Il vient de publier un texte superbe, "Le voyage du poète à Paris", en lice pour le Prix Renaudot 2011. Mais il trouve aussi le moyen de lancer une nouvelle maison d'édition à son nom, et devinez quel est le sujet du premier titre de la maison ? Venise évidemment avec un recueil de nouvelles de Dominique Paravel qui se lit d'un trait comme un envoûtement. L'auteur a plongé sa plume dans l'eau saumâtre des canaux et nous conte au fil des pages une Venise pleine de violence et d'angoisse. Mais jamais rien de mortifère s…