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Articles

Affichage des articles du novembre, 2013

Ce soir sur Arte, ne vous retournez pas !

Enième diffusion sur Arte, qui semble beaucoup aimer ce film, du long-métrage réalisé en 1973 par Nicolas Rog, d'après Daphné du Maurier scénarisé par Allan Scott et Chris Bryant, avec Julie Christie et Donald Sutherland. Venise en étant la toile de fond, il était normal que Tramezzinimag en parle. 
Car il y a beaucoup à dire sur ce film rangé par les critiques dans la catégorie des films fantastiques mais où hélas, la Sérénissime n'est pas fantastiquement présentée, servant seulement de joli décor où l'eau seulement semble avoir intéressé le réalisateur sans pour autant qu'il sache en tirer ce que d'autres cinéastes ont su obtenir de ses reflets, ses changements de couleur...  Rappelons le sujet. En Angleterre, une fillette se noie dans un lac, et ses parents interviennent trop tard pour la sauver. Peu de temps après le drame, le couple part pour Venise où l'homme, qui est architecte, doit diriger les travaux de restauration d'une église. Sa …

Le jour se lèvera un jour prochain sur Venise vide de toute sa population

Depuis quelques années, chacun peut venir se rendre compte par lui-même du mouvement de dépopulation du centre historique de Venise. Dans une vitrine de la pharmacie Alla Madonna, d'Andrea Morelli, à San Bartolomeo, à deux pas du Rialto, tous les lecteurs de Tramezzinimag le savent, un compteur affiche la triste vérité. Chaque semaine des habitants quittent la ville. Triste constat qui semble inéluctable et semble être devenu un simple constat sans que personne à ce jour n'ait pu apporter un remède à cet exode massif. Lorsque j'étudiais à Venise, la population recensée était d'un peu plus de 85.000 habitants. Quinze ans plus tôt, il y avait encore plus de 100.000 vénitiens dans le centre historique.  Mais qui s'en soucie en vérité ? Le dernier papier important consacré à la désertification de la sérénissime date de 2006, quand Roberto Bianchin, journaliste émérite de La Repubblica fit paraître un article retentissant qui fut cité dans les tribunes du Pa…

Gérard-Julien Salvy, notre représentant à Venise. suivi d'un Entretien avec Xavier Rosan

2 novembre 2013
Le document ci-dessous n'est pas très récent, sans être pour autant ancien. Il provient d'une chaîne de télévision locale en Essonne qui consacre un temps d'antenne à la culture et notamment à la littérature. L'ayant retrouvé dans mes archives,j'ai souhaité le donner à voir aux lecteurs de Tramezzinimag en espérant que que celui qui en est le sujet ne m'en voudra pas trop, tant l'homme est modeste et peu soucieux de paraître sous les feux de la rampe.Gérard-Julien Salvy est écrivain, tout le monde le sait, éditeur aussi. On lui doit la magnifique revue L’Énergumène et les Cahiers de l’énergumène. Depuis quelques années, cet amoureux de l'art et de l'Italie, de Venise en particulier sert la République et la francophonie avec brio en dépit du peu de moyens mis à sa disposition : L'homme est aussi consul de France. Bien sûr, la mission, si elle demeure ardue, n'a hélas plus grand chose à voir avec ce que furent les f…

Autunno veneziano

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Vincenzo Cardarelli est un poète du Latium, hélas méconnu en France parce que peu traduit, en dépit d'une production très riche et du succès de certains de ses ouvrages en Italie. Il fut notamment lauréat du second Premio Strega, équivalent italien de notre Goncourt, en 1948. 
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Son poème, "Automne vénitien" me revient toujours à l'esprit quand vient ce temps de Toussaint, froid et gris la plupart du temps mais aussi, parfois, clair et ensoleillé, avec cette nuance dans les tonalités que la lumière de ce début novembre apporte aux façades et aux reflets le long des canaux tranquilles d'une ville qui pour peu de temps semble retrouver sa tranquillité d'antan, loin du vacarme de l'invasion touristique. 

Les vers de Cardarelli sont davantage de circonstance au tout début de la rousse saison, The Fall comme la nomme joliment les anglo-saxons, les beaux jours de septembre, ceux d'octobre... Mais Venise avant l'hiver demeure longtemps dans u…

San Giorgio, novembre 1984