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Articles

Affichage des articles du octobre, 2016

LA GALERIE DE TRAMEZZINIMAG : La pétulante Venise d'Arbit Blatas (1)

Arbit Blatas a été jusqu'à sa mort, le dernier des grands artistes vivants de l'Ecole de Paris, membre de cet univers bohème qui éclaira la peinture contemporaine des premières années du XXe siècle jusqu'à son crépuscule dans les années 50. Après Paris, c'est à Venise qu'il a le plus travaillé, lorsqu'il quittait sa maison de New York pour retrouver la vieille Europe où il trouva refuge, après avoir fui un pogrom en Lithuanie, aux alentours de 1905... Quel roman que sa vie. Il aimait la raconter et sa peinture comme ses sculptures sont imbibées de son histoire personnelle, de l'Histoire tout simplement. Il a charmé mes années vénitiennes, lorsque je travaillais comme factotum chez Giuliano Graziussi, avant de devenir, grâce à lui, l'assistant du talentueux mais ténébreux galeriste, sur le campo San Fantin. C'est lui aussi qui m'aida à rompre mes chaînes pour rejoindre une autre galerie, à san Vio, un autre artiste, un autre état d'esprit. Ma…

Fondamenta par Ettore Tito

L'âme de Venise nourrit les doux et les poètes

"Venise est un poisson" écrivait Tiziano Scarpa. "Venise est une maîtresse fidèle mais difficile" me susurrait à l'oreille une bouche avinée un soir tard sur la terrasse d'un palais du grand canal. Certains prétendent que c'est une vieille reine morte et déchue, momifiée, délabrée, vendue dont on montre la dépouille et les frusques aux gogos venus du monde entier pour quelques roupies... Pour d'autres "Venise est une catin"  qui se sert habilement de ses problèmes pour attirer l'attention et l'argent... Qu'en est-il réellement ?
Nous en avons débattu l'autre soir avec Alberto et Gianni, deux amis vénitiens. L'échange dura une partie de la soirée, caminando d'enoteca inenoteca. En rendre avec précision et fidélité le contenu n'est pas chose facile, mais je dois m'y essayer car je crois que l'échange rentre parfaitement dans la ligne et l'esprit de Tramezzinimag et ne laissera pas indifférent nos lecte…

Déjà en 2009, des ennuis avec blogger pour Tramezzinimag

"Plus de peur que de mal", tel était le titre d'un billet publié sur le blog originel après avoir piqué une GROSSE colère - déjà - contre Google. Il s'agissait à l'époque d'un simple problème technique due à cette monomanie des designers sur le net (syndrome très répandu aujourd'hui où il faut être en constante progression,  évolution, amélioration. Le toujours plus qui me fait enrager. Voilà ce que j'expliquais alors à mes lecteurs avec 9 commentaires à la clé (désormais introuvables car non archivés par Google, évidemment)... : 29 avril 2012
Que mes lecteurs me pardonnent. J'ai cédé bien vite à la panique et au découragement. Vos messages ont dû agir comme une prière puisque - avec le conseil d'autres blogueurs - je suis aprvenu à retrouver ce qui semblait engouti à tout jamais dans les méandres de la galaxie informatique. ..Il m'a fallu bien sûr, sacrifier sur l'autel de la modernité et de l'innovation effrénée l'ancien modèl…

Venise, paradis musical contemporain...

Difficile d'écrire de nouveaux billets tout en allant jour après jour à la pêche aux articles publiés depuis 2005 et que je récupère dans les archives du net mas aussi que m'envoient des lecteurs. Bienheureux ceux et celles qui ont fat des copies d'écran ou des tirages papier  de Tramezzinimagde temps à autre. La création est donc un peu lassée de coté. Plus assez de temps pour mes recherches, l'iconographie, les vidéos... J'avoue tâtonner : dois-je laisser l'ancien blog dans les limbes de Google et entamer une nouvelle ligne éditoriale avec ce Tramezzinimag numéro deux  ? Faut- il au contraire rassembler le maximum d'arche, tout ce contenu qu fast la richesse du blog et les délices de tant de lecteurs qu ont manifesté leur désappointement ? Le nouveau blog est un peu brouillon, des republications anciennes, des nouveautés, des commentaires non enregistrés qui faisaient aussi l'intérêt du site avec vos désirs et vos demandes, vos suggestions, vos précis…

Un jour lointain, au bar de l'Arsenal

Archives tramezzinimag I : Texte publié le 09/09/2009
C'était un jour de septembre comme aujourd'hui. Il faisait très beau mais l'air était frais. Je venais d'arriver à Venise. Enfin. Mes bagages défaits, rangés dans la minuscule chambre que m'avait attribué la Signora Biasin dans son alloggi fantasque, j'avais rendez-vous avec mon destin. C'est du moins ce que mon cœur qui battait la chamade semblait me signifier.
Castello, 2423, Fondamenta di Fronte l’Arsenale, Cours d'italien pour les étrangers de la Dante Alighieri. Le rendez-vous avait été pris pour 9 heures. Je pris le vaporetto. C'était alors la ligne 5, la plus longue, qui partait de la Piazzale Roma et allait jusqu'à Murano en passant par le bassin de San Marco, l'Arsenale et les Fondamente Nuove. 
L'air marin, les senteurs si pures de la lagune au lever du jour me comblèrent de joie. Après des mois difficiles, la mort de mon père, le départ de la grande maison, tous les changeme…

Saint Marc ou Alexandre ? Qui repose sous l autel de la basilique San Marco ?

Archives du blog Tramezzinimag I : article paru le 20 août 2013.
Il y a quelques jours, dans une atmosphère digne des films d'Indiana Jones, un archéologue inconnu présentait à un parterre de journalistes et de spécialistes médusés des images de ce que le mystérieux personnage décrit comme la plus extraordinaire découverte archéologique depuis la découverte du tombeau de Toutankhamon. Quelque part en Jordanie, il aurait découvert rien moins que le tombeau d'Alexandre Le Grand. Des photos un peu floues et sombres montraient au public des objets brillants, des formes, des sculptures. Il s'agirait du trésor de Ptolémée qui aurait conservé là outre de mirifiques œuvres d'art, le catafalque contenant la dépouille du grand empereur mort en 323 avant notre ère à Babylone. Aucune autre précision pour conforter ses dires mais des propos mystérieux, la découverte protégée par une société secrète depuis toujours, la protection des lieux confiée au roi de Jordanie... De quoi ranime…

Franz Kafka à l'Hôtel Gabrielli-Sandwirth, c'était il y a cent ans aujourd'hui

Archives de TraMeZzinimag I
(billet paru le 13/09/2013)

Le 15 Septembre 1913, Franz Kafka est à Venise. Il loge à l'hôtel Sandwirth, dont les fenêtres donnent sur le Grand canal. La journée a été chaude, belle. Le jeune homme écrit à son aimée, Felice Bauer. C'était il y a exactement cent ans aujourd'hui. L'hôtel où il descendit, devenu le Gabrielli-Sandwirth fête cet anniversaire. Ce n'est qu'une simple lettre parmi les deux cents qu'il écrivit à la jeune femme, mais elle a été rédigée sur le papier à lettres de l'hôtel qui n'a pas changé depuis. Toute une histoire.
..La manifestation consacrée à l'auteur de La Métamorphose se déroulera sous l'égide de l'éditeur allemand Klaus Wagenbachgrand, grand connaisseur et collectionneur en même temps qu'éminent expert de l’œuvre de l'écrivain dont il est le grand spécialiste. Des lettres de l'écrivain seront lues par l'acteur et musicien Ulrich Tukur, qui vit à Venise et a eu l'…