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Articles

Affichage des articles du mai, 2017

Matisse photographié par Walter Carone

Henri Matisse dans son lit qui dessine sur un mur... Ces mots ont le rythme d'une comptine. L'image a été prise le 15 avril 1950, quelques années avant la mort du peintre. Alité suite à une paralysie, il dessine dans sa chambre-atelier de l'ancien hôtel Régina, sur la colline de Cimiez, à Nice, les motifs destinés à orner la chapelle de Saint-Paul de Vence comme il l'a promis à son amie Monique Bourgeois qui fut son modèle après avoir été son infirmière, devenue religieuse dominicaine. 
J'avais toujours trouvé ce cliché émouvant, rempli de poésie et de dévotion silencieuse, me demandant depuis toujours si son auteur savait ce qui émanait de cette scène prise sur le vif. L’œil derrière l'objectif, il observe l'artiste surprenant un de ses derniers moments de création. L'âge et la maladie vont bientôt l'abattre. En avaient-il l'intuition chacun d'un côté de l'objectif ? Nous, nous savons et cela rend la scène ainsi immortalisée aussi prégn…

Comme une source d'eau vive. Ebauche 1 (extrait)

A la demande de plusieurs lecteurs, voici quelques extraits d'un travail en cours dont de précédents extraits ont déjà été présentés sur TraMeZziniMag. Il s'agit d'un work in progress comme disent nos amis anglo-saxons. Rien encore d'abouti que ces quelques lignes que je vous livre aujourd'hui. Une ébauche...

Relire de vieilles lettres n'est jamais anodin. Celles qu'il retrouva par hasard dans une vieille valise abandonnée sur le haut de son armoire, dans la chambre qu'il occupait autrefois dans la grande maison. Il y revenait assez peu. Rien n'avait vraiment changé. Seules les peintures du couloir et de l'escalier avaient été refaites. Meubles, tableaux, bibelots, tout y rappelait la vie d'avant, quand la famille entière se réunissait l'été autour des grands-parents. A la mort de sa mère, quand il avait fallu vendre l'immeuble où il avait grandi, une grande partie de ses affaires avait été entreposée dans le grenier de La Fontanelle.…

Le Musée Correr expose Roger de Montebello

Exposition Roger de Montebello "Portraits de Venise et autres portraits" sous la direction de Jean Clair
avec la participation de  Gabriella Belli directrice des Musées de Venise Musée Correr du 13 mai au 10 septembre 2017
Preview (sur invitation) 10-11-12 mai pendant la semaine d'ouverture de la Biennale
Une présentation aura lieu  le jeudi 22 juin à 12h  à l'occasion d'un dialogue sur la peinture contemporaine  entre Jean Clair et Gabriella Belli  au Musée Correr

Aux pieds de Santa Maria del Rosario, par un matin d'avril...

"19 avril 2014. Levé tôt ce matin pour profiter du silence de la ville et retrouver mes lieux d'autrefois. Il fait frais encore et je rencontre peu de monde. Devant l'Accademia, quelques passants pressé de monter dans le vaporetto, un balayeur, le marchands de journaux qui ouvre son kiosque. Quelques barques qui passent. Mes pas me portent vers le ponton-terrasse du Cucciolo, devenu aujourd'hui celui du restaurant de la Calcina. Envie de retrouver cette vue que j'aime tant. Les Zattere.Les Gesuati où si souvent je retrouvais Rebecca, Violaine, Stefano, Pippo, Pier..." (Journal. Extrait)


Santa Maria del Rosario, plus connue à Venise comme l'église des Gesuati. On passe devant, en marchant le long des Zattere, ces quais qui longent le canal de la Giudecca. Les jours de grand soleil, les jeunes s'installent sur ses marches, face au soleil. Parfois hélas, l'ombre d'un de ces maxi navi monstrueux fait passer le flamboyant fronton du jour à la nuit, …

En ces temps de médiocrité et d'imposture...

Pour que la tristesse du constat qu'aucun esprit éveillé et libre ne peut pas ne pas ressentir, pour que ne s'étiole pas l'envie d'écrire et ne parte en fumée l'enthousiasme qui nous conduit chaque matin à créer, construire, inventer, partager pour davantage de beauté et d'amour, rien de tel qu'un retour sur soi. 
Dans le confort de la maison, les volets tirés, une tasse de thé et quelques biscuits à portée, loin de la fureur du monde et des conversations consacrées à ce second tour des élections présidentielles, votre serviteur s'est retiré. Les Lettres d'une vie de François Mauriac, Les Lettres de Gourgounel de Kenneth White et son essai, Les Cygnes sauvages, un texte de Jouve et un autre de Jacottet, voilà de quoi nourrir ma soif de pureté et d'authenticité. Pour compléter l'ensemble, le chant nostalgique mais serein du piano de Gabriel Fauré, interprétant (en 1913) sa Pavane (Opus 50) composée en même temps que son célèbre requiem et la v…