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Articles

Affichage des articles du octobre, 2017

Petits riens comme on les aime...

L'été indien fait des merveilles. Alors que dans les bois un peu partout les feuilles jaunissent et qu'au jardin il a fallu dire adieu aux dernières tomates, le ciel s'est fait clément et les températures, dès midi montent comme en juillet. Le soleil brille et partout on voit des baigneurs. Pourtant les matins sont plus frais chaque jour et la brume se dissipe lentement. 
Hier, des nappes de brouillard couvraient toute la vallée. Une vision superbe soudain nous a été offerte : un chevreuil qui passait en contrebas et n'avait que la tête en dehors du nuage de brume. Il regardait autour de lui étonné puis a repris sa route s'enfonçant tout entier dans la grisaille. Quelques minutes plus tard il ne restait rien de cette nappe grise qui avait tout recouvert et on pouvait de nouveau apercevoir l'horizon, la ligne verte de la forêt où l'on croit deviner parfois celle de l'océan.
Délices de ces petits riens que la nature nous donne et que bien souvent nous ne pr…

Musicafoscari 2017, ça commence demain !

Venise possède une université parmi les plus dynamiques de toute la péninsule et dans le peloton de tête des établissements universitaire d’État en Europe. La privatisation ou, plus insidieusement l'infiltration par le biais des aides financières privées, de l'industrie et des banques, est un problème partout pour ceux comme nous qui ne voient pas l'enseignement supérieur comme une fabrique de petits soldats au service du système ultra-libéral.

En Italie, plus qu'ailleurs, étudiants, enseignants et parents se posent la question des choix qu'il faudra faire un jour si on veut que se maintienne un niveau de culture et de sens critique nécessaire aux citoyens en cours de formation pour participer à la vie de la Cité autrement qu'en simples exécutants des multinationales et des banques. Fabrique d'humanité, l'université est un lieu où la culture doit passe avant la technicité, où l'on doit prendre le temps de découvrir pour mieux transmettre. Bref, la Ca…

Quand Goethe revint à Venise (2)

" En outre je dois avouer en toute confidence  que mon amour pour l'Italie  a subi par ce voyage un coup mortel. "
Printemps 1790. Quatre ans après son premier séjour à Venise, Goethe va revenir chez les castors. Presque contre son gré. Les temps ont changé. l'esprit du poète aussi. Revenu par obligation, sa vision n'est plus la même et ce qu'il en dira complètement opposé à l'image qu'il en donna après son premier voyage. Qu'est ce qui a ainsi pu transformer le thuriféraire abasourdi, Émerveillé en 1786 par tout ce qu'il découvrait de la ville des castors, pourquoi est-il devenu à ce point critique, distant et presque méprisant ?
Le Voyage en Italie qui fut largement remanié - et qui ne parut qu'en 1816 - ne donne aucun élément qui pourrait expliquer ce revirement. S'il s'agit bien pourtant d'un journal, il ne reprend pas tout ce que contenaient les carnets du poète qu'il tenait presque au jour le jour. La célébrité de Go…