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Articles

Affichage des articles du novembre, 2005

Les brioches de Robert De Niro

Robert De Niro ha una faccia cupissima anche quando non recita. Era assolutamente di cattivo umore e anche ingrassato di almeno dieci chili, e vestito con una maglietta neanche pulitissima, e con le ciabatte. Ma era Robert De Niro e aveva intorno una specie di alone lucente di splendore/invidiabilità/fascino/charme, che non aveva nulla a che fare con niente di oggettivo, eppure c'era. Era un brutto uomo grasso e antipatico e irresistibile. Non tutti gli attori americani possiedono questa invidiabile caratteristica : i più sembrano ragionieri, baristi, banconisti di Mc Donald's. De Niro, no. De Niro ha carisma. Puè essere vestito da ragioniere, avere la faccia da banconista, ma è De Niro comunque. E c'era un vassoio di brioches.Allora è successo che De Niro si è mangiato prima una brioche, poi due, poi tre, poi tutte le brioches del vassoio ; e, arrivato all'ultima, ha sollevato lo sguardo, ha incrociato il mio (io facevo signorilmente finta di stare facendo colazione c…

Je n'habiterai jamais assez Venise...

de Paolo Barbaro
..."Ville du futur", écrivent, sur Venise et les îles, mes amis spécialistes. Qui, bien sûr, habitent ailleurs, viennent ici une fois par an. Ils expliquent : circulation bien répartie entre rues et canaux; regroupement par insulae, vie de quartier, tout autre chose qu'à Milan.
...
C'est possible. Mais la circulation, je ne la vois pas ; îles ou insulae sont à la fois délabrées et englouties ; vie de quartier, il n'y a pas un chat. Est-ce vraiment ça, la ville du futur ? Oui, une présence, il y en a une, là au coin, la dernière qui attend (les autres sont déjà en Amérique) : l'orbite gauche est vide, l’œil droit a été peint par un fou... Elle vacille, ma dernière statue, sous les coups de la bora. Le vent arrache la peau, s'engouffre entre les murs resserrés, force les entrées du dédale. Entrer ou renoncer ? Je touche le mur de brique, friable, tendre et humide : l'accès s'ouvre, nous aspire. C'est bien elle, la ville "sex-f…

La Cité des Anges déchus

Un lecteur me demande ce que je pense des hypothèses émises par un auteur américain, John Berendt, dans son dernier ouvrage "The City of falling angels", sur les vraies raisons de l'incendie de la Fenice... Cela me donne l'occasion d'aborder ce sujet. J'ai vécu dans ce théatre, dans la salle, dans les foyers, dans les loges, de nombreux moments de ma vie vénitienne et c'est un lieu que j'ai beaucoup aimé. Il n'a pas retrouvé, en dépit de sa nouvelle splendeur toute viscontienne, l'âme qui le caractérisait. L'uniforme des ouvreurs a changé, le phénix de bois doré qui ornait les panneaux d'afficage a disparu et tout y trop neuf, trop poli. Trop américain. Mais laissons le temps faire son ouvrage et gageons que bientôt les étudiants se donneront à nouveau rendez-vous le soir tard sur les marches pour boire un dernier verre et fumer une cigarette si Monsieur Berlusconi n'impose pas son couvre-feu...
A Venise, finalement, on aime peu Cac…

Arrogances, escroqueries & canulars...

Je viens de revisionner les épisodes des "Rois maudits" de Maurice Druon, dans la nouvelle version de Josée Dayan. Il y aurait selon moi beaucoup à redire sur le parti pris de la réalisatrice à théâtraliser l’œuvre avec des décors fantastiques reproduisant un Moyen-âge sombre et onirique où certains personnages ont du mal à faire croire à la réalité de leur existence. Mais là n'est pas mon propos. Combien cette histoire me fait penser à notre monde... Sombre époque en vérité que celle des derniers capétiens. Mais elle est si peu éloignée de la nôtre... Des gouvernants avides, arrogants, intéressés à garder ou à conquérir le pouvoir, des intrigues de couloir, des révolutions de palais, des êtres faux, vils. Le peuple méprisé, oublié. Et l'argent qui domine tout et empoisonne tout. Décidément, l'homme n'a jamais rien appris. Il n'a jamais tiré aucune leçon de l'histoire et tout toujours recommence... Que nous apprêtons-nous à revivre ? L'invasion de…

Venise : Promenades en noir et blanc

C'est vrai que le noir et blanc sied bien à Venise. Voici quelques clichés saisis ça et là. Au gré de notre promenade, redécouvrons ensemble la Venise mineure... N'hésitez-pas, chers lecteurs à m'envoyez vos clichés avec la mention à y faire figurer.
























Conseil d'écrivain...

Voici un texte que j'aime beaucoup de Witold Gombrowicz paru dans le mensuel Zycie Akademickie en 1954. C'est la réponse de l'écrivain polonais à une enquête sur la jeunesse polonaise en exil.

"[...] La littérature est extrêmement facile : c’est pourquoi elle est extrêmement difficile. Un récit, un poème, un roman – rien de plus simple, n’importe quelle ménagère en est capable. Mais de là à pénétrer sur ce terrain où la parole devient incisive...Pour y parvenir, voici ce que je vous propose : aucune docilité, aucune modestie. Cessez d’être des petits enfants sages. Soyez présomptueux, arrogants et désagréables. Une bonne dose d’anarchie et d’irrespect absolu vous serait utile. Soyez également délicats, narcissiques, hypersensibles, égocentriques et égoïstes. Et puis, attrapez aussi quelques maladies chroniques. En outre, soyez fantaisistes, irresponsables, ne craignez pas la bêtise et la bouffonnerie. Sachez que la crasse, la maladie, le péché, l’anarchi…

Acqua alta à San Marco ?

Aqua alta à San Marco lors d'une récente grande marée automnale ? Non. Les grandes eaux pour nettoyer la piazza chaque matin... La nouvelle invention d'une administration délirante ! certainement pour noyer plus vite la ville et satisfaire les romantiques invétérés qui vénèrent l'idée de la mort de Venise !  (Envoi et commentaire de Sophie F. de Bruxelles) On parle bien de canons à pluie dans les villes touchées par la sècheresse et les canons à neige existent depuis belle lurette pour faire venir les vacanciers. Pauvre monde !
posted by lorenzo at 23:35

TraMeZziniMag Galerie (1)

REFLETS & COULEURS Quelques aquarelles d'artistes 
d'hier et d'aujourd'hui dans ma galerie d'art virtuelle


La galerie TraMeZziniMag, pour sa première exposition virtuelle, vous présente une série d'aquarelles de différents artistes et de différentes époques. Certains artistes sont célèbres, d'autres totalement inconnus, parfois amateurs. Ils ont tous en commun l'amour de la lumière et cette perception de la couleur que l'on reçoit à Venise quand on laisse son regard se remplir des reflets et des nuances du soleil ou de la pluie sur les pierres, les briques; des effets du ciel et des nuages sur l'eau des canaux et l'éclat des vitres aux fenêtres des palais... L'accrochage n'est pas encore très au point. Mais laissez-vous porter par le charme de ces œuvres certes mineures mais toutes très poétiques.Dans l'ordre : Jeno Koszkol,Jean Commere, Patrick Mc Donnell, Victor Lanz, John Philip Sargent,Sharon Carson,Childe Hassam, Es…

La peur a changé de camp par Bertrand Renouvin

Devant les récents évènements qui ont fait se tourner les regards du monde entier vers les banlieues françaises, je ne résiste pas à l'envie de vous communiquer cet excellent éditorial de Bertrand Renouvin dont les réflexions et les commentaires s'avèrent terriblement justes et efficaces, paru dans "Royaliste", le 3 octobre dernier. Ce journal de réflexion, totalement indépendant, est lu par des gens de tout bords. Je vous en recommande la lecture, roborative et tonifiante. Médication vraiment nécessaire devant tant de journaux langue-de-bois-et-leur propagande parisianiste... "Dans le métro parisien, de grandes affiches nous informent de la publication d’un livre dont les médias disent grand bien : « La société de la peur », d’un certain Christophe Lambert. Renseignement pris, cet auteur massivement promu est président de Publicis Conseil France et ami de Nicolas Sarkozy.

Comme nous sommes dans le champ de la communication politique, il me paraît de bon…

Roberta di Camerino

J'ai eu le privilège entre 1981 et 1985 de rencontrer la célèbre Roberta di Camerino, grande dame de la mode italienne âgée aujourd'hui de 85 ans. Giuliana Coen, de son véritable nom, a commencé pendant la guerre à créer des sacs et des vêtements. revenue à Venise après l'armistice, elle fonda sa maison de couture et e rendit célèbre en créant des modèles devenus fameux, comme le fameux sac Basonghi, adopté par la Princesse Grace puis par de nombreuses célébrités américaines et italiennes.  Elle dessinait sans arrêt et j'allais souvent chez elle, dans son palais, magnifique bâtisse du XVIème siècle, où se croisaient des stylistes, des créateurs de tissus, de jeunes artistes et des hommes d'affaires pas toujours recommandables. C'était l'époque de la loge P3, des mafieux recyclés dans la politique internationale, des politiciens affairistes. Il y avait des gardes du corps à l'entrée. Giuliana était toujours affable. J'étais un peu au début …

Trovar casa a Venezia *

Quand on vous dit qu'il est vraiment difficile pour les vénitiens de trouver à se loger à Venise...Tout le monde s'arrange comme il peut. Même un trou minuscule est devenu précieux. Sur la photo, communiquée par il siorStefano du site www.Vanessia.com, un mini-appartement facilement transportable et déménageable... Cave canem. 
posted by lorenzo at 23:38

A Bordeaux aussi, il y a un bien beau marché...

Je vous parlais hier des marchés en plein air de Venise. celui du Rialto, le plus important, le "ventre" de la ville, et des autres "marchés de proximité", pour emprunter le langage politico-administratfif. Rien ne peut les remplacer en dépit des normes européennes qui imposent de plus en plus de critères fort coûteux et souvent peu adaptés à la réalité quotidienne et locale, telles les vitrines réfrigérées, les marchandises sous protection plastifiée, les emballages stériles. On en discute autant à Venise qu'à Bordeaux, à Langon ou à Notting hill... A Bordeaux justement un grand marché traditionnel a lieu depuis la nuit des temps sur la place Saint Michel, le samedi matin. Situé à deux pas des halles, "les Capucins", il s'étend sur toute l'esplanade qui entoure la très belle église Saint Michel et son campanile gothique en bien mauvais état mais très prisé des touristes. Chaque samedi donc de nombreux stands proposent à une clientèle…

Le véritable maître de Venise

"Venise; tes ombres ont été les gardiennes de tes premiers trésors : palais et leurs opulences, églises et leur faste, Arsenal et son orgueil. Elles t'ont sauvée de toi-même et de l'envie des autres. Les amants sont venus à l'encontre de la ville sur l'eau - une ville en l'air n'étant pas encore érigée. Nul pouvoir, pas même celui des doges, n'égale celui de ton passé. Et les lions de Saint-Marc ne se sont pas prosternés devant les autres saints. en ton sein a germé la semence de Rome et de Byzance, de l'Europe et du Levant, d'un Occident sans repos et d'un Orient languissant." 

Predrag Matvejevitch,  L'Autre Venise traduit du croate par Mireille Robin et l’auteur.  Fayard, 2004


posted by lorenzo at 21:51

Faire son marché à Venise

Dans tous les pays du monde, à la ville comme à la campagne, il y a des marchés. L'atmosphère y est souvent très roborative. Les plus chagrins se dérident au milieu des étals de fruits et de légumes, parmi cette foule bon enfant le plus souvent qui traîne, regarde les marchandises, compare, discute. Nulle agressivité sur un marché, ce n'est pas comme dans ces grandes surfaces impersonnelles ou derrière son caddie, la ménagère énervée part en guerre contre ceux qui hésitent dans les rayons, contre la caissière trop lente ou le produit qui manque bien sur quand on en a besoin. 
A Venise, plus encore qu'ailleurs, aller faire son marché est un réel plaisir. D'abord parce que on se retrouve vite hors du temps : pas de camion, d'odeur de tuyaux d'échappement, d'embouteillages. Lorsque vous habitez de l'autre côté du grand canal, le meilleur moyen d'y arrivere st de prendre le traghetto, ces gondoles avec deux gondoliers qui vous transportent …