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Articles

Affichage des articles du juillet, 2008

La Vergine dei Dolori de Scarlatti à l'opéra de Bordeaux

De retour à Bordeaux, j'étais invité ce soir à la répétition générale de l'oratorio d'Alessandro Scarlatti que produit le théâtre San Carlo de Naples, sous la direction de Rinaldo Alessandrini dont j'ai enfin fait la connaissance. Son ensemble Il concerto italiano entourait les excellents chanteurs que sont la sublime Sara Mingardo (Marie), Romina Basso (Nicodème), Anna Simboli (Saint Jean) et le ténor Daniele Zanfardino (le prêtre Onia). Des moments d'émotion dans cette salle à l'acoustique idéale pour ce type de musique qui pourtant aurait bien mieux résonné dans une de nos magnifiques églises baroques bordelaises comme Saint-Paul ou Saint-Bruno. Sara Mingardo était comme d'habitude émouvante et grandiose dans sa douleur retenue et très digne. L'aria où elle décrit sa douleur était à pleurer. Magnifique aussi le "tu piangi, io piango". Le moins bien ? Une sorte de retable humain, où s'agitaient parfois inutilement de jeunes comédiens de …

COUPS DE COEUR N° 25

Voilà bien longtemps que je n'avais noté mes adresses favorites, des recettes et mes livres et disques que je voudrais vous faire connaître. Le temps des vacances m'en donne le loisir alors ne nous en privons pas.  . L'entretien des dieux  Aurélien Delage, clavecin  Livre-disque, juin 2008.  Éditions Les Chants de la Dore, Label 6/8.  La photo ne rend hélas pas la beauté de cette couverture. imaginez sur une toile blanc cassé l'illustration ( la rosace du clavecin du facteur Emile Jobin ) et le titre embossés en doré. Il fallait ce raffinement pour servir d'écrin au plus somptueux disque de musique baroque de la saison. Je vous ai déjà parlé à plusieurs reprises du jeune Aurélien Delage. Il n'a pas trente ans et c'est déjà un grand. Sans pompes ni fioritures, ce claveciniste élevé à la musique par les plus grands ( Pierre Hantaï, Olivier Baumont, Kenneth Weiss, etc...) nous transporte dans cet enregistrement (son premier en tant que soliste) à la cour du Roi Sole…

En coup de vent et sous la pluie

Infernal ce temps. Il fait atrocement chaud. pas un souffle de vent. Puis soudain la pluie qui tombe. Des hallebardes. Cela n'empêche pas les touristes de déambuler partout se répandant dans les ruelles comme des fourmis. Amusant ces cirés aux couleurs fluos et toutes ces ombrelles - pardon, ces parapluies - écossaises ou multicolores achetées à la hâte chez des boutiquiers avisés qui en ont toujours en réserve. Venise est engagée dans la pleine saison touristique. Comme un proverbe. Vous savez du genre "au Canada, il y a deux saisons, le mois de juillet et l'hiver". Ici on pourrait dire dorénavant, "à Venise, il y a deux périodes, le mois de novembre et la saison touristique". méchante langue fielleuse que la mienne. Si la foule déambule sans répit sur la Toletta, notre jardin reste paisible. Passage rapide dans la cité des doges. Quelques jours trop vite passés. Juste ce qu'il faut pour s'imbiber à nouveau de l'air et des parfums qui sont ma d…

La Phrase du jour

 "Venise est une ville de sensations, et non de concepts, on y vit à fleur de peau, à fleur de nerfs, et c’est pourquoi je l’aime."  . Gabriel Matzneff, "l’Archange aux pieds fourchus".