20 décembre 2025

Ma Venise en hiver III : Le Caigo enveloppe la ville

 
Le Canal grande sous le caïgo de décembre

Samedi 20 décembre
J'aime sortir tôt dans les rues à Venise. Les touristes n'envahissent pas encore la ville où fourmille déjà sa vraie vie. L'unique ville au monde où l'on n'est pas dérangé par le bruit des automobiles, leurs klaxons et leur laideur. Le kiosque sur le campo Sant'Angelo n'est plus tenu par le vénitien DOCG* avec  qui j'aimais bien parler un peu avec lui, échanger quelques mots en dialecte, en lui achetant le journal. Son remplaçant est bengali, il parle italien avec l'accent d'ici. Mais il ne vend plus de magazines ni d'autres journaux que les quotidiens les plus demandés par les vénitiens. Comme partout ailleurs, les kiosques ferment et sont remplacés par des kiosques attrape-gogos avec les sempiternelles bimbeloteries, canotiers, fanions, gondoles en plastique, et autres colifichets fabriques en Inde ou en Chine par millions d'unité... Généralisation de la culture de l'inculture... En quelques années, beaucoup de kiosques à journaux ont fermé ici, comme partout ailleurs. C'est triste.
 
Lu mon journal en sirotant un macchiato et un croissant 
près du ponte dei Pugni, chez Majer qui ouvrait juste. Accueilli par le toujours charmant sourire des serveuses. Peu de monde encore, que des gens du quartier. Là encore, des mots échangés sur le brouillard, le froid. Douce odeur de pâtisserie et de café. Et toujours ce silence extérieur. Après une longue absence, je ressens encore et toujours ce besoin peu mature de me rassurer sur la légitimité de ma venezianité. Après tout, à l'époque que nous vivons, dans ce monde en train de devenir (redevenir) fou où tout ce qui compte est dans l'instant, où l'ignorance et l'égoïsme semblent devenues la règle et l'image faussement pudiques de plus en plus partagées partout et aux yeux de tout, quelle importance ? Chi se ne frega !
 
Venise en m'accueillant comme elle m'accueille depuis mon arrivée, m'aide à oublier tout cela, mes doutes et mon malaise, tout autant que cette période difficile et anxiogène que nous vivons. Quand je suis de retour, tout en elle, je me sens à chaque instant tellement bien, comme l'enfant dans le ventre maternel. Ce n'est pas un refus du monde et des tristes réalités, ce n'est pas la nostalgie des temps passés, la recherche d'un monde disparu que je n'ai pas vécu. Bien au contraire, immuable et pourtant gravement blessée, toujours altière et indifférente, elle continue de traverser les siècles et reste identique à celle de nos ancêtres, moins riche moins puissante, moins crainte et détestée, elle est de notre temps aussi. En elle, la modernité est un accessoire, un outil mais pas un tyran qui impose de jeter et ignorer tout ce qu'il y avait avant. La ville millénaire qui par sa gloire et sa splendeur prolongea Byzance et son empire est aussi un centre de la culture et de la création contemporaines. Mais il suffit de quelques pas pour se retrouver dans un monde hors du temps. R. me disait  avec justesse en arrivant : « j'ai l'impression de marcher dans un rêve, dans un décor de cinéma et en même temps de traverser plusieurs temps ». J'ai aimé sa joie en disant cela, et l'émotion dans ses yeux. Je savais qu'elle apprécierait et comprendrait la ville. 

© Photographie de S. Zampedri - rialtofil - Tout droits réservés.
 
Toutes ces pensées me viennent en avançant dans le caigo plein des odeurs de la lagune et de ses eaux. Sensation unique qui me rappelle parfois les matins de Londres quand j'étais jeune garçon, lorsque le smog envahissait la ville et qu'il y avait un employé des transports qui avançait à côté des bus avec une lanterne comme au XIXe siècle, installé sur le pont supérieur, j'ouvrais la fenêtre pour sentir cette odeur unique qui mêlait des remugles de fumée,  de tourbe, de feuilles mortes...
 
Sur le campo, une dame a sorti son chien, une autre la rejoint. Elles papotent un instant puis s'éloignent. Un des gondoliers qui a sa gondole vient d'arriver. Je retourne à Santa Fosca reprendre mes bagages. Trop chargé, trop pris de livres que je ne lirai certainement pas. Dans les années 80 on trouvait partout des fachini (porteurs) qui se chargeaient contre 1000 ou 2000 lire de transporter vos bagages. Ils étaient le plus souvent jeunes et affables. les plus vieux travaillaient sur les quais de la gare ou à Piazzale Roma.
 
Discussion à bâtons rompus avec certaines des jeunes femmes qui gèrent la bibliothèque. Pas du tout aimé les modifications apportées par la nouvelle directrice. Constaté aussi que l'esthétique de Carlo Scarpa est de plus en plus trahie, «déconstruite» a posto certainement pour faire moderne. 

Combien tout cela est provincial. le prétexte était de rendre la Fondation et ces lieux admirablement parfaits, faciles d'accès aux populations délaissées (sic) par la culture bourgeoise et qui devraient se sentir plus à l'aise dans des lieux où on a l'impression d'avoir des tags et autres grafs inesthétiques sur les parois centenaires... 
 
On dirait finalement que la blancheur trop propre et polie des murs, est pour la dame et son équipe de modernistes une offense à «la différence». C'est tellement convenu, tellement cliché ! Mais bon, la QS est toujours là et on peut ne regarder et voir que ce qui trouve grâce à nos yeux et laisser le reste. la bibliothèque même ouverte moins souvent et moins longtemps, reste LA bibliothèque la plus agréable de Venise. C'est le plus important. Hélas les horaires nocturnes ont sacrément ét réduits. manque de personnel selon la version officielle... Combien d'étudiants pauvres seraient heureux d'y travailler comme gardien et bibliothécaire la nuit. Mais les contraintes administratives de la bureaucratie européenne en kont décidé autrement...
  
On va encore me traiter de réactionnaire mais je suis intraitable quand il s'agit d'esthétique et de beauté. La laideur des faubourgs peinturlurés de hiéroglyphes sauvages, sombres et sales me révulse. Heureusement, la nature reprend vite le dessus et partout poussent du lichen et des herbes folles qui font vite oublier ces tristes horreurs qu'on voit le long des voies quand on voyage en train et leur rendent une certaine poésie bucolique.

L'entrée originelle de la fondation. Merveilleuses construction de bois et de bronze. C'était avant la restauration des années 2000par Botta que je trouve moyennement réussie


Coups de Cœur N°64

C'est la 64e édition des nos coups de cœur, pff, comme le temps passe. Livres, disques, adresses gourmandes, recettes, Tramezzinimag livre depuis vingt ans ses trouvailles. La liste est longue qu'il nous faudrait classer. Je sais que certains de nos lecteurs (lectrices en l'occurrence) l'ont fait. Ce qu'ils font moins, c'est de laisser des avis et commentaires, de faire un petit signe de temps à autre, non pas pour satisfaire un quelconque ego mais pour être sûr qu'en dépit de l'époque dans laquelle nous vivons, où tout doit aller vite et passe de mode en un clin d’œil, il reste encore des gens qui prenne le temps de lire, de se passionner pour la beauté, l'art, les bonnes choses. Tout ce qui fait la richesse commune de l'humanité, dernier rempart contre les barbares, les fous furieux démolisseurs de statues, les excités qui entartent à la peinture les chefs-d’œuvre de nos musées. 
 
Les statistiques de blogger permettent de savoir qui est passé lire nos pages, bien sûr les visiteurs sont moins nombreux. Vingt ans sont passés depuis les premiers articles. La première mouture du site qui vécut de 2005 à 2015 portait à son compteur plus de 1.600.000 visiteurs et plusieurs centaines d'abonnés. Après sa disparition mystérieuse, et le temps de reconstituer à l'identique Tramezzinimag, beaucoup d'abonnés se sont perdus en chemin. Cependant Tramezzinimag 2 comptabilise à ce jour 636.930 visites. 
 
C'est peu à l'échelle d'internet, mais c'est énorme pour nous qui croyons encore qu'il y a assez de Fous de Venise pour se reconnaître dans nos pages. Qu'ils soient remerciés une fois encore. 
 
Ici, le temps est frais mais ensoleillé et s'il n'y avait pas les décorations de Noël, on se croirait en octobre. Les enfants vont encore à l'école, mais on sent quand il passe cette excitation d'avant les fêtes. Peu de touristes là où la plupart du temps désormais il y a foule, et personne ailleurs en dehors des habitants. Contrairement à ce qu'on ressent en France, nulle morosité. Le miracle italien sûrement - en dépit des dérives politiques de la Thatcher italienne, heureusement moins puissante qu'un premier ministre anglais, et surveillée de près par un président bienveillant et réellement démocrate - cela existe vraiment. Il ne se mesure pas en indices financiers mais, en gentillesses et sourires... Dans cet esprit, pour mettre au pied du sapin, voici  quelques suggestions de lectures et de disques.
 
Venezia è Viva
Donatella Calabi
Traduction de Marianne.Faurobert 
et Paul M. Rosenberg
Liana Levi, octobre 2025 
160 pages. 
 
Le dossier de presse de ce très bel ouvrage qui fait du bien au coeur paru il y a deux mois chez Liana Levi introduit par ces lignes : « Le titre de cet ouvrage nous a été suggéré par une affiche collée sur un mur latéral du marché de Rialto en 2020. L’affiche proclamait "Venezia è viva". Depuis cette phrase est devenue quasiment un slogan dans la ville et ailleurs, y compris récemment dans des soirées-cinéma à Paris. En le reprenant, celles et ceux qui ont collaboré à ce livre souhaitent juste rappeler qu’il existe des parties de Venise et des îles avoisinantes dans lesquelles la volonté des citoyens de résister à l’hypertourisme, et à l’expropriation qui en dérive, est tout à fait évidente. Les citoyens défendent la survie de la communauté et de son tissu social. Ils bataillent pour des innovations et des transformations qui composent avec les usages et les savoirs d’autrefois.».  
De quoi se réjouir chez Tramezzinimag. en dépit de toutes les images dont nous abreuve la presse, les clichés sur la mort imminente de Venise en train de se transformer en ce que nous craignions depuis longtemps : un gigantesque parc d'attractions vidé de sa population native, plus ou moins obligés de se parquer dans des réserves du centre historique ou pire, à Mestre et plus loin encore, faire savoir au monde que Venise vit, sur-vit, revit aussi. Ce n'est pas un miracle, juste le constat que parmi ceux qui restent, il y a un nombre de plus en plus élevé de gens qui agissent, innovent, inventent pour mieux défendre, préserver, conserver l'esprit de la civilisation vénitienne. Déjà - ce n'est pas évoqué dans le livre mais c'est important de le rappeler - jamais le dialecte ne s'est mieux porté. C'est normal en Italie, pays qui par chance n'a pas eu un Louis XIV pour tout centraliser et normaliser pour asseoir son pouvoir. Les langues régionales y sont parlées partout. Pas un vénitien, quelque soit son milieu social ou son âge, qui n'entende ou ne parle la langue qui est parlée dans toute la lagune et les terres avoisinantes depuis des siècles. 
Le livre se contente de «signaler qu'il existe des parties de la ville dans lesquelles la volonté des citoyens de résister à l'hypertourisme est évidente, et qu'ils sont capables de proposer des innovations qui composent avec les vieilles habitudes». 
Ainsi sont évoqués le Rialto, véritable centre (et ventre) de la ville, la Giudecca, Castello, Santa Marta et les îles, de Poveglia à Mazzorbo. 
Un livre réjouissant qui se lit comme une épopée, bien écrit, clair et détaillé. Un cadeau parfait à se faire quand parfois le pessimisme nous gagne devant ces images terribles de milliers de touristes bloquant les rues et les ponts de la Sérénissime des quartiers touristiques, regardant tout ce qui les entoure par le biais de leur smartphone...  
L'ouvrage a été écrit sous la direction de Donatella Calabi, Professeure d’Histoire Urbaine à l’université IUAV de Venise. Ancienne commissaire de l’exposition consacrée au Cinquième Centenaire du Ghetto de Venise au palais des Doges en 2016, membre du Comité scientifique international du Musée juif de Venise, elle a écrit de nombreux ouvrages qui font référence sur Venise et sur les villes européennes de la Renaissance à nos jours. Pour en savoir plus ou commander l'ouvrage, cliquer ICI.
 
Pietro Grossi
Pugni
Sellerio editore, 2017  
Coll La memoria, n°1078 
200 pages 
EAN 9788838937200
13€ 

Belle découverte que les trois nouvelles qui constituent ce livre. On rentre dans Pugni, la première  qui donne son titre à l'ouvrage, et on est aussitôt pris par le rythme, la précision du texte
«...J'aimais beaucoup la boxe. Je ne sais pas pourquoi. Peut-être était-ce la formidable intuition qu'il existait un endroit où j'avais mes chances, ou du moins où je pouvais me battre à armes égales. » 
Le Danseur et la Chèvre : c'est comme si toute leur vie, celle qu'ils ont vécue, bien que brève, mais aussi celle à venir, avait été dessinée pour leur rencontre. Le Danseur est un garçon bien, il a de bonnes notes, il n'a jamais eu de petite amie, il est maladroit (un « loser », selon sa propre définition) de ceux qui disent « toujours ce qu'il ne faut pas dire » : il fait de la boxe pour se réapproprier son existence ; avec sa légèreté de libellule, il est devenu une légende, mais sa mère lui interdit de monter sur le ring, même pour un seul combat, et il ne s'est jamais mesuré à personne. La Capra est pauvre, sourd, et le fait de ne pas pouvoir entendre les voix l'a exclu du monde. Il se bat avec une détermination obstinée et c’est un champion qui gravit les victoires comme les chèvres gravissent les ravins, mais il veut savoir s'il est vraiment le plus fort. Boxe, le premier de ces trois portraits de jeunes aux prises avec l'initiation à la vie, parle de salles de sport et d'odeurs corporelles, de sacrifices et de vantardises, d'épreuves et de défis, de la révélation fulgurante du sens secret de la vie, donnant l'impression d'un arc tendu à la limite de la rupture. C'est le très saisissant premier texte proposé par le jeune écrivain Pietro Grossi (il est né en 1978) qui a très vite enflammé le monde de l'édition italien et séduit un très large public.
Cavalli, le deuxième texte, est écrit sur un rythme de ballade et nous transporte des espaces ouverts : deux frères reçoivent de leur père deux chevaux.  C’est le début de leur destin. « Il fut immédiatement clair pour tout le monde que les chevaux emmèneraient les deux frères dans des endroits différents ». Le premier utilise le sien pour aller et venir de la ville à la recherche d'expériences et d'aventures ; l'autre reste, avec l'intention laborieuse de monter un élevage. Une blessure ouverte à soigner les retrouve côte à côte et révèle qui est déjà un homme et qui doit encore le devenir. L’économie des mots et des descriptions rend bien le côté sauvage, frustre des deux garçons et de leur univers, rendant encore plus significatif leur cheminement vers l’âge adulte. 
Si les deux premières histoires traitent de l'entreprise des jeunes hommes pour devenir ce qu'ils sont, la troisième, La scimmia (Le singe), raconte le désir de disparaître comme une voie possible qui guette. L’auteur veut nous faire toucher du doigt la fragilité invincible des êtres : l'ami connu comme le plus riche, le plus chanceux, décide soudainement d'être un singe, et le voile impénétrable du délire montre un certain sens de la vie qui, à partir de ce moment, s'attache à l'ami sain comme le double qui est toujours à ses côtés. Un coup de téléphone qui n’est pas celui attendu par le protagoniste, celle qu’il a tant aimé dans sa prime jeunesse lui demande de venir voir son frère qui fut longtemps son meilleur ami, qui se prend et agit comme un singe. Il va le voir sans s’attarder. Promet de revenir mais ne reviendra pas. Fuite devant une réalité incompréhensible à laquelle il faut donner un sens pour ne pas rompre son équilibre intérieur. Lui, le technicien de théâtre qui a du mal à joindre les deux bouts, qui a peur de la vie se retrouve face à son ami, nanti, entouré qui pourtant a quitté le monde réel en se prenant pour un singe… 
Pietro Grossi, exprime dans ces trois courtes nouvelles, une épopée du quotidien ; ses personnages, tous unis par des liens doubles sont destinés à se sauver ou à céder ensemble (l'adversaire-ami pour toujours, l'antagoniste-frère, l'alter ego vaincu), et vont lutter chacun à leur manière, par l’expérience qu’ils vont vivre, pour retrouver du sens, pour retrouver leur unité. Le roman, déjà traduit en allemand, en anglais, en chinois même, ne l'est pas encore en français.  Espérons que cela ne tarde pas.
 
Pierre Rosenberg 
Sheila McThyghe
Nicolas Poussin, La Confirmation
éditions Kulturalis, 2026 
80 Pages 
ISBN 978-1-83636-016-2

Premier volume d'une nouvelle série commandée par le ministère de la Culture et du Tourisme d'Abu Dhabi, qui présentera les chefs-d'œuvre acquis et conservés dans l'émirat, l'ouvrage est encore en précommande. Qui mieux que l'ancien président et directeur du Louvre, Pierre Rosenberg, grand spécialiste du peintre, grand érudit et homme de passion pouvait offrir au public, une étude très poussée de l’œuvre au public. Le livre s'adresse au grand public, à ceux qui ne sont pas des spécialistes mais qui s'intéressent à l'art et à l'histoire de l'art. Une passionnante présentation du tableau illustrée de très belles photographies. 
Peint vers 1637-1640, La Confirmation (vers 1637-1640)  fait partie de la célèbre série des Sept Sacrements de Nicolas PoussinCréée par un artiste considéré comme une des figures les plus importantes de l'histoire de l'art en général, elle occupe une place centrale dans l'histoire de l'art occidental. Abordant à la fois des thèmes spirituels et sociaux, l'intégration de cette œuvre dans la collection de chefs-d'œuvre d'Abu Dhabi «vise à attirer un nouveau public international et à inspirer les générations futures.»
L'essai de Pierre Rosenberg comprend une étude approfondie de La Confirmation et de la série des Sept Sacrements dans l'œuvre de Poussin, tandis que Sheila McTighe analyse la notion de peinture comme « poésie muette », alignant son travail sur l'art de Raphaël, Le Carrache et Domenichino. Ensemble, les textes de ces deux éminents chercheurs offrent un compte-rendu clair et accessible de cette œuvre majeure et complexe, accompagné d'illustrations détaillées de la Confirmation elle-même, d'autres œuvres de Poussin, ainsi que de ses précurseurs et contemporains.
Historienne de l'art, ancien maître de conférences au Courtauld Institute of Art de l'université de Londres, Sheila McTighe à la première traduction anglaise de toutes les lettres de l'artiste.

Roland de Lassus
Nativitas Christi
Dublin Chamber Choir
Arcantus Label, 2025
ARC25059
 
Ce CD offre une immersion dans les compositions sacrées de Noël du musicien de Mons, qui mêle de la musique liturgique polyphonique et et des mouvements de messes moins connus. L’interprétation du Dublin Chamber Choir, dirigé par Ite O’Donovan, en restitue toute la richesse et la magie. 
Parmi les œuvres sacrées de Roland de Lassus (1532-1594) figurent des mises en musique particulièrement expressives des propres de la messe pour les grandes fêtes de l’année liturgique : Noël, Pâques, la Pentecôte et la Fête-Dieu. Ces pièces, publiées pour la première fois en 1574 sous le titre Officia aliquot de praecipuis festis anni, se distinguent par une écriture mesurée, attentive au texte et à sa fonction dans la célébration. Le disque, premier volume de la série, est consacré à Noël.présente les propres — introït, alléluia, séquence et communion — dans leur ordre liturgique, en les alternant avec des mouvements extraits de messes moins connues mais tout aussi remarquables de Lasso. Le prochain volet, dédié à la Pentecôte, paraîtra en 2026.
 
Dario Cestaro, Paola Zoffoli
Les trésors de Venise 
Livre pop-up 
Marsilio Editore, 2013 
ISBN  9788831715973
 
Ce livre assez ancien reste un classique qui plait aux enfants mais aussi aux grands, avec ses illustrations très détaillées et poétiques. Un cadeau idéal pour déposer sous le sapin de Noël et aux Étrennes.
 

Veneto cuisine 
 
Rosa Maria Rossomando Lo Torto 
Illustrations de Sara Arosio
Éditions Linea d'acqua 
Venise 2020
72 pages
ISBN 9788832066258

Ce petit recueil très agréablement écrit présente les recettes que Rossomando Lo Torto a publié en anglais depuis 2015 dans le magazine InTime Magazine. «Dans son analyse approfondie, l'auteure décrit les produits et les plats typiques de Venise et de la Vénétie, révélant une gastronomie variée où coexistent des traditions séculaires et des influences internationales. Le livre est complété par une sélection de recettes provenant de certains des restaurants les plus célèbres de la Vénétie, du Harry's Bar à Venise à la Trattoria da Romano à Burano et Le Beccherie à Trévise.» Malheureusement, le livre n'a pas été encore traduit en français. 

Valdobbiadene Rive di R
efrontolo 
Extra Brut '24 - Santa Margherita - 
Fossalta di Portogruaro (VE)
25 euros

C'est le temps des fêtes, le moment de goûter des alternatives aux champagnes français et aux spumante des autres régions d'Italie. Nous avons bien aimé parmi les vins sélectionnés par Gambero Rosso, un vin pétillant du Veneto qui allie des arômes raffinés, une joyeuse gouleyance et un prix abordable. Le Rive di Refrontolo Extra Brut ’24 reflète bien l'identité du territoire vénitien et le savoir-faire de la famille Marzotto, dont l'histoire dans le monde du vin commence avec Santa Margherita et son pinot grigio connu désormais dans le monde entier et s'étend aujourd'hui à toute la péninsule. Cet Extra Brut se distingue par ses arômes délicats de fruits blancs qui se reflètent en bouche de façon harmonieuse et agréable. Sa structure élégante le rend idéal pour accompagner le réveillon du Nouvel An ou pour trinquer entre amis et en famille, alliant tradition, qualité et légèreté. Et n'oubliez pas de trinquer en l'honneur de tramezzinimag !