Accéder au contenu principal

Aller en train de nuit à Venise

Je regardais l'autre soir sur internet un reportage consacré au Royal Scotsman, un train comme autrefois qui permet de faire le tour de l'Ecosse dans des conditions fort agréables. Fort coûteuses aussi. Plus facile à satisfaire, moins luxueux que le Simplon-Orient-Express, le train de nuit Artesia qui quitte Paris (Bercy hélas et non plus la gare de Lyon) à l'heure du dîner et arrive à Venise pour le petit-déjeuner, reste, quoiqu'en disent certains voyageurs malchanceux, un agréable moment de "voyage" comme nous sommes nombreux à les aimer, du moins si j'en crois les lecteurs de Tramezzinimag.
Que ce soit en famille ou entre amis dans une de ces cabines modernes ou six couchettes confortables permettent de commencer le voyage dans une ambiance chaleureuse, en wagons-lits (en T2 ou T3) où les jeunes enfants peuvent dormir à deux dans un vrai lit sans empêcher les parents de passer une bonne nuit ou, mieux évidemment, en cabine de première classe, seul ou à deux dans un confort vraiment complet : cabines parfaitement insonorisées, lits confortables, moquette épaisse, salle d'eau fonctionnelle, magazines, boissons. Le rêve. Il existe même une voiture spéciale qui ressemble à un hôtel en miniature avec comptoir d'accueil, salon d'attente et de lecture, où des cabines nuptiales sont nanties chacune d'une douche. Ce n'est pas, en seconde comme en première, le luxe des sleepings d'autrefois mais c'est une partie du voyage à Venise que je continue de défendre becs et ongles contre les détracteurs du train. Le dîner peut paraître cher, mais dîner en regardant défiler le paysage, avec de jolies petites lampes sur chaque table, de vraies nappes, de vraies serviettes, un petit bouquet de fleurs fraîches, un verre de spumante et des serveuses souriantes et joviales cela vaut son pesant d'or de nos jours. La nourriture est parfois quelconque c'est vrai, mais toujours italienne et jamais mauvaise : contorni, pasta... C'est du courant, du tout-venant, mais c'est déjà un premier pas en Italie. Le train à peine parti de Paris, c'est comme un rayon de soleil venu de l'autre côté des Alpes pour nous chercher. Personnellement, aller à Venise dans d'aussi mauvaises conditions, cela me convient tout à fait et mes enfants ne veulent pas voyager autrement.
.
Pour votre prochain périple avec Artesia, je vous recommande le petit ouvrage de Baptiste Roux, "la poésie du rail, petite apologie du voyage en train", paru aux éditions Transboreal (lien vers le site de cet éditeur ici) dans sa collection "petite philosophie du voyage". Un hymne que les amateurs de ce moyen de transport reprendront en chœur.




____________

28 commentaires:

Florence a dit…
Durant mes nombreux voyages j'ai eu de tout: des ronfleurs, des "sans gêne" mais surtout des gens agréables allant ou revenant de Venise pour la 1ère fois, des vénitiens vivant en France ou des amoureux et habitués de cette ville...
Et je le dirais jamais assez, l'arrivée est magique et pleines de souvenirs ancrés à jamais dans ma mémoire.. Mon père m'attendant sur le binario avec son journal plié sous le bras..
A presto..
Anonyme a dit…
N'est-ce-pas en effet, ici un lieu étrange par sa singulière beauté ? Son nom seul provoque l'esprit à des idées de volupté et de mélancolie. Dites :"Venise et vous croirez entendre comme du verre qui se brise sous le silence de la lune.....
N'est-ce-pas un lieu de sortilège, de magie et d'illusion ? H.de Régnier.
M.17
Anonyme a dit…
Mille fois oui pour le voyage en train pour et de Venise ! Mais cette fois, le retour a été perturbé par un escadron de zanzare affamés; des tigrés, petits mais voraces. Qu'à cela ne tienne, le train fait partie du voyage et c'est magique, comme tout ce qui concerne Venise !
Gabriella
Anonyme a dit…
Magie de se réveiller à Venise, bercée par Artésia...
M.17
AnnaLivia a dit…
J'ai fait mes trois premiers voyages en train vers Venise. Le dernier fut en avion, avec tous les problèmes que ça comporte... J'ai décidé de renouer avec le train. À chaque fois une aventure différente. Bon, quand il y a des ronfleurs, y'a toujours la solution des boules quiès...! J'adore dormir bercée par le roulement du train. Et l'arrivée le matin est toujours magique! On sort de la gare et on y est!
Michelaise a dit…
tout à fait d'accord, même si en arrivant par l'aéroport on bénéficie d'une approche superbe la ville, l'arrivée au petit matin sur le quai de santa lucia, avec cette impression que la ville s'offre à vous, toute guillerette, c'est unique !
FRANCOIS a dit…
Oui ce train qui vous amène au coeur de venise pour le petit-déjeuner fait partie à chaque fois de la redécouvere de Venise,.... lentement l'ambiance monte et après la nuit le rêve redevient réalité!
J F F a dit…
Unanimité chez vos lecteurs il me semble. Et je ne vais pas y déroger...
J'ai hâte de savoir comment vous décrirez le meilleur de ce merveilleux voyage en train (pourtant d'habitude j'aime les débuts, quand on se met en route...) : l'arrivée !
La surprise d'être longtemps au - dessus de l'eau, puis la descente du train, les quelques pas avant l'éblouissement au sortir de la gare, les sons, la lumière, le ballet des passants, la vue, tout est d'ailleurs, d'autre part, on se sent si bien, d'un coup !
Mais... on va vous laisser le dire...
Sylvain/Kaonashi a dit…
Désolé d'avance, mais je vais casser cette jolie unanimité, dans laquelle je ne reconnais pas grand chose de mes 3 trajets sur cette ligne.
Tout d'abord, parlons du prix : même en couchette normale, et à moins d'être chanceux en période de promotion, c'est cher pour ce que c'est. Cabines étroites, peu de rangement, couvertures très âgées, longueur de couchette n'excédant pas le mètre quatre-vingt (désolé de faire sept centimètres de plus). À chaque fois la partie sanitaire des wagons était assez sale, et le tout est quand même très vieillot.
Les désagréments ou agréables surprises des voisins de chambrée, c'est plus aléatoire : une fois un groupe de ronfleurs ; une fois un groupe de Chinois que le douanier suisse, un rien zêlé, a voulu faire expulsé parce qu'ils n'avaient pas de visa pour la Suisse ; la dernière fois, j'ai eu la chance de pouvoir bien discuter avec un Nantais artiste verrier qui retourner à Murano pour quelques mois...
Bon de toute façon, quoi qu'il arrive, je dors quasiment pas, donc le voyage me semble interminable !
Après, c'est sûr qu'en terme de pollution, c'est rien du tout à côté d'un trajet en avion... ^_^
Lorenzo a dit…
Il y a toujours des exceptions pour confirmer la règle, Sylvain. Il y a aussi hélas pour eux des vélléitaires pour qui le voyage en train est un pensum. Je le comprends. D'autres dont je suis pour lesquels ce n'est que magie. J'ai compté un jour le nombre d'allers et retours effectués sur une ligne qui n'existe plus de la même manière : le Bordeaux-Venise via Marseille, Nice, Vintimille et Milan. Plus de 22 heures de train avec des étapes interminables à Vintimille, quand existait encore une frontière entre nos deux pays. De 1980 à 1986, j'ai fait 48 voyages sur ce trajet ! Ce fut à chaque fois pour moi un vrai délice. Le bonheur de voyager. Des rencontres inattendues, des évènements cocasses parfois dramatiques (j'étais dans le train la nuit où un jeune maghrébin fut jeté sur la voie par des soldats ivres, des heures de rêveries, de lectures, d'ennui aussi parfois pendant tous ces allers et retours. Je me doute que cela doit faire frissonner de dégoût ceux qui n'aiment pas le train (et puis, comme Anna Livia, j'ai aussi la chance de m'endormir dès que le train circule)
Les Idées Heureuses a dit…
Plus de trains de nuit de Nice à Venezia, le voyage ne peut s'effectuer que de jour.
Mais une autre solution s'offre à nous depuis quelques temps: l'avion avec la compagnie Fly Baboo; en surveillant les offres de tarifs on peut faire un aller -retour pour 200 euros à 2 personnes: c'est ce que nous avons obtenu pour la fin de l'année.
Petit avion de 90 places environ, compagnie suisse très soft,1heure 15 de voyage avec arrivée sur la lagune vu d'en haut!
Très belles émotions... inénarrables, tant ça vous prend aux "tripes"...l'euphorie de grands que l'on cache dans un recoin de son cerveau par pudeur.On la laisse éclater, avec joie , les regards échangés en disent long sur nos émotions, d'autant plus que chacun de nous deux ressent le même bonheur.
Égales à l'arrivée par le train et la découverte du "canal grande".
Je me souviens encore de nos impressions la première fois en 84...après avoir franchi le quai rempli d'une foule compacte, la rencontre avec Venise, et l'union définitive avec la Cité pour nos deux âmes.
On rentre à la maison!
autourdupuits a dit…
Voici un article Lorenzo qui va réconforter notre amie commune Hélène, qui effectuera le voyage de retour en train de nuit à la Toussaint avec sa petite fille à qui elle va faire découvrir Venise pour la première fois,elle n'a plus ses repères depuis la disparition de MyAir !!!!
SAB. DE MONTPELLIER a dit…
Cet article me donne à nouveau envie de tester cet Artesia ! mais.. question sécurité, qu'en est-il pour une femme voyageant seule ??? il y a du passage régulier ? des arrêts durant la nuit ? ou c'est un direct ?...
Moi qui suis un adepte du train à 100% et qui déteste l'avion, cette option m'intéresse ! (surtout que de Montpellier ce n'est pas pratique de rallier Venise, et que je n'ai plus envie de faire tout ce trajet en voiture, alors que justement, je vais dans un lieu où je n'en ai pas besoin, de voiture !
Arriverderci Lorenzo !
Anonyme a dit…
Mais flâner à Venise efface tous les maux d'Artesia.
Se retrouver au bord du Canalazzo le matin est simplement sublime. Sensation unique à chaque arrivée ferroviaire.
M.17
Marie a dit…
Je laisserai un avis mitigé sur le sujet. Je vais toujours à Venise par le train car pour moi c'est le plus facile: par le métro je suis à moins d'une heure de la gare de Bercy et arrivée le lendemain sur le grand canal. C'est pour moi très appréciable! Et si l'on peut programmer son séjour à l'avance, les tarifs peuvent être intéressants. Maintenant, on ne choisit pas ses compagnons de voyage et le hasard réserve des suprises parfois très agréables et d'autres non. Il faut faire avec.
Je n'ai pas eu l'occasion de tester les lits moelleux, l'insonorisation, le confort douillet,les fleurs sur la table - je n'ai pas testé le wagon restaurant- et voyageant avec le commun en cabine de six, je témoigne aussi de l'exiguité ( y compris pour les bagages ), de la grande usure du linge et couvertures, de bruits" mécaniques" incessants, de coins toilettes assez malodorants et rapidement dégoûtants ( la faute aux utilisateurs, certainement).
J'aimais bien aller prendre mon petit déjeuner en regardant défiler les paysages . Il n'y a pas si longtemps il y avait du pain frais, une tasse blanche avec sa soucoupe... A mon dernier voyage j'ai eu droit à un anonyme gâteau au sucre sous cellophane et du café servi dans un gobelet de plastique.. ;( Peut-être qu'Artésia économise sur le produit vaisselle? Je reconnais que j'ai été déçue, d'autant que le prix est inchangé.
Ceci dit, c'est toujours un vrai bonheur que d'aborder Venise par la lagune et dès que le pied est posé sur le parvis de Santa Lucia, j'ai tout oublié des petits désagréments...
Et vendredi soir, je prends le train. Une semaine à Venise. Et alea jacta est !!! ;-D
Lorenzo a dit…
Artesia est gérée par la SNCF et ses partenaires et la société TRENITALIA. La gestion du Paris-Venise était à ma connaissance sous la resposnabilités des italiens. Ainsi le wagon restaurant offre de la cuisine italienne,servie par des italiens. Mais autant il est agréable d'y diner et d'y boire un dernier verre quand la plupart des gens vont dormir, autant le petit déjeuner est devenu quelconque. Depuis que la société gestionnaire ne se fait plus livrer en gare de Brescia les croissants frais. Non il vaut mieux prendre son petit déjeuner au bar de la stazione Santa Lucia : capuccino et croissant... un délice surtout quand on le savoure sur la terrasse devant le grand canal ! Recommandation : ne prenez pas un petit déjeuner complet pour touristes c'est nul et cher pour des machins industriels sous cellophane.
Lorenzo a dit…
Quant à l'axe Paris-Rome, géré par la France il ne comporte qu'une infâme voiture-bar comme sur les TGV où l'ambiance se veut française et où on offre des snacks et des sandwiches sans intérêt et hors de prix avec un service inférieur ou égal à zéro. L'horreur. Au moins, bien que le wagon restaurant du Paris-Venise ait été modernisé (par exemple les lampes ont disparu des tables sur les nouvelles voitures mais parfois les anciens wagons circulent qui sont bien plus jolis)et ne comporte plus que 34 places (ils proposent au moins deux services, rassurez-vous)on y fait un vrai repas et on est servi comme au restaurant. Même en 2e classe, il faut une fois au moins y aller dîner, ne serait-ce que pour s'éloigner de la promiscuité d'une cabine avec 5 étrangers !
Pour répondre aux craintes de Sab de Montpellier, les couchettes comme les wagons-lits ne sont pas mixtes sauf quand des couples ou des familels voyagent ensemble et il existe toujours un ou deux compartiments où le contrôleur installe les dames seules. Les voitures sont verrouillées de l'intérieur et les cabines se ferment aussi. Les passeports et les billets sont demandés au départ et vous n'êtes plus dérangée pendant la nuit sauf quand un voyageur arrive ou part en cours de trajet. Rendez vous sur le site Artesia, tout est bine expliqué et c'est plein d'illustrations. On peut même y situer sa place et faire son choix en connaissance de cause.
AnnaLivia a dit…
Pour SAB: j'ai voyagé à deux reprises seule en wagon-couchette à 6. C'était mixte et je n'ai jamais été ennuyée. Les gens sont généralement gentils et relativement discrets. J'ai réussi à avoir un wagon pour "femmes seules" en première classe seulement. En passant, première classe ne veut pas dire plus de confort, plus beau ou plus moderne... ça veut juste dire qu'on est 4 au lien de 6, donc un peu plus d'espace... J'ai été un peu déçue.
SAB. DE MONTPELLIER a dit…
Grazie mille per le vostre risposte ! ;-) Je ferai mon propre commentaire quand j'aurai testé... Pour l'heure, je vais "monter" à Genève prendre le direct Genève-Venezia qui est trèèès agréable, et de jour.... (mais bon, faut y être à 7h du mat à Genève ! d'où mon intérêt curieux pour Artesia).. D'ailleurs, je file sur ce voir leur site...
Buona serata amici di Tramezzini ;-)
Anonyme a dit…
Jeudi soir ma nuit sera ferroviaire...
Je me languis de retrouver mon jardin secret.
M.17
Lorenzo a dit…
Bon voyage et bon séjour !
Venise86 a dit…
Bouhh, que c'est bon de vous retrouver tous et de vous lire ici... Moi j'en suis toujours à chercher comment retrouver Venise en train sans passer par Paris mais par Nice... Que ceux qui ont la chance de partir ces jours ci nous rapportent plein de belles choses et savourent !
Aldo a dit…
Le tant attendu retour à Venise c’est pour samedi ! Le voyage se fera en train, comme il se doit. Depuis ma plus tendre enfance, je ne m’y suis jamais rendu par un autre moyen de transport, cela me semble inconcevable. Par contre, pas de train de nuit. J’ai la chance de ne pas en être trop éloigné. Cinq heures et demie de trajet suffisent.
Il me tarde d’y être. La lecture de vos textes à toutes et à tous a éveillé en moi l’envie irrépressible de retourner dans cette ville que j’ai si souvent arpentée jusqu’au milieu des années 90 et que j’ai trop longtemps délaissée. J’appréhende de retrouver la Serenissima après toutes ces années d’absence. Sera-t-elle encore telle que dans mes souvenirs ?
Anonyme a dit…
Lorenzo, vous me faites peur, nous avons pris nos billets sur le train de nuit pour Rome dans pas longtemps, et la description que vous en faites ne semble pas correspondre à l'image que veut donner Artesia sur son site web (voir les visites virtuelles)...
J'avais déjà été à Venise en train de nuit (wagon-lits, seul avec 2 inconnus), ça s'était bien passé, mais pas fulgurant non plus, sauf l'incroyable arrivée à Venise la tête par la fenêtre abaissée, comme dans le temps...
Lorenzo a dit…
Non ne craignez rien c'est simplement que le wagon bar n'est pas aussi agréable que le wagon restaurant du train pour Venise. Mais mon expérience date d'il y a quatre ans, cela a pu changer. Bon séjour à Rome !
Anonyme a dit…
Moi, j'adorais le Rialto qui n'existe plus depuis bien longtemps, il partait de la gare de Lyon et pas de cette sinistre gare de Bercy, Trouver un wagon lit dans le Stendhal d'Artesia est une gageure. Tout est complet à moins de réserver trois mois à l'avance. Sinon, il faut avoir de la chance et pouvoir négocier avec le contrôleur. Cela m'est arrivé souvent. Mais la dernière fois, il n'y eut aucune défection et le voyage a été un cauchemar, à quatre dans un compartiment "de première" d'une propreté douteuse. J'ajoute que les pâtes du wagon restaurant étaient collantes. Depuis nous prenons l'avion que je déteste. Puisqu'il n'y a plus de plaisir possible dans le voyage, autant le raccourcir. mob
venise a dit…
Quel dommage qu'il n'y ait plus un départ de nuit de Nice... Après avoir testé l'avion, le bus, la voiture pour aller à Venise, je rêve d'une arrivée en train au petit matin. Mais cela est dommage de devoir "monter à Paris" depuis le Sud est !
Lorenzo a dit…
Cela peut se faire avec une arrivée à 6H.38 à Santa Lucia mais c'est un véritable parcours du combattant. imaginez plutôt : départ de Nice à 17h53 voire pour plus de sécurité à 17H32. Arrivée à Vintimille une heure plus tard, sur le quai d'en face, départ pour Milan à 18H58 avec une arrivée à 22H55 puis départ pour Vérone à 00H15 et arrivée chez Roméo et Juliette à 02H23, départ 10 minutes plus tard pour Venise où vous arriverez au petit matin, avant l'ouverture de la plupart des cafés. C'est un long périple mais pour les amoureux du train rien n'est trop compliqué.

Commentaires