,,Il ne voulait pas être là. Tout en lui l'avait poussé à renoncer. Le temps qui venait de se mettre au froid, la lumière qui baissait et la nuit qui trop vite recouvrait tout d'un manteau de mystère. Encore un pont, puis la fondamenta, le passage étroit avec la jolie figure de la vierge dans son petit autel toujours fleuri. Il avançait machinalement, serrant nerveusement les poings dans ses poches. Il aurait dû mettre un autre pull. Il marchait en regardant ses pieds. Peu de monde dans les rues. Le silence de Venise soudain lui pesait. Pourquoi accepter ce rendez-vous ? Il savait bien que la silhouette jaune qui irradiait les couloirs du musée quand il l'avait vu pour la première fois, son rire chatoyant, la blancheur de ses dents, rien jamais plus d'elle ne pourrait être à lui. Il y a longtemps... Elle s'était abandonnée, prête et soumise à leur destin. D'un geste il avait balayé toutes les promesses de bonheur qui soudain s'offraient à lui. Trop imprégné encore de chimères bien trop lourdes pour son jeune cœur, il resta fermé à tout ce qu'elle s'apprêtait à représenter pour lui. L'autre, devenant chaque jour une vision un peu floue, attendait quelque part, loin d'ici. Il s'en persuadait, désirant avec force qu'il n'en soit rien. Il croyait être pur et agir comme un saint en ne cédant pas à celle qui déjà lui cédait. Peut-être préférait-il souffrir ? VENISE, UN LIEU MA ANCHE UN VIAGGIO NELL'EUROPA CHE MI PIACE NOT THE ONE OF THE GLOBALIZATION, MAIS CELLE DES NATIONS, DES PEUPLES, DES CULTURES, PATRIA DELLA DEMOCRAZIA DELLA FILOSOFIA DELLA STORIA LA REINE DES VILLES AU SEIN DE L'EUROPE, REINE DU MONDE
15 novembre 2011
L'abat-jour était rose. Récit. (Work in Progress)
,,Il ne voulait pas être là. Tout en lui l'avait poussé à renoncer. Le temps qui venait de se mettre au froid, la lumière qui baissait et la nuit qui trop vite recouvrait tout d'un manteau de mystère. Encore un pont, puis la fondamenta, le passage étroit avec la jolie figure de la vierge dans son petit autel toujours fleuri. Il avançait machinalement, serrant nerveusement les poings dans ses poches. Il aurait dû mettre un autre pull. Il marchait en regardant ses pieds. Peu de monde dans les rues. Le silence de Venise soudain lui pesait. Pourquoi accepter ce rendez-vous ? Il savait bien que la silhouette jaune qui irradiait les couloirs du musée quand il l'avait vu pour la première fois, son rire chatoyant, la blancheur de ses dents, rien jamais plus d'elle ne pourrait être à lui. Il y a longtemps... Elle s'était abandonnée, prête et soumise à leur destin. D'un geste il avait balayé toutes les promesses de bonheur qui soudain s'offraient à lui. Trop imprégné encore de chimères bien trop lourdes pour son jeune cœur, il resta fermé à tout ce qu'elle s'apprêtait à représenter pour lui. L'autre, devenant chaque jour une vision un peu floue, attendait quelque part, loin d'ici. Il s'en persuadait, désirant avec force qu'il n'en soit rien. Il croyait être pur et agir comme un saint en ne cédant pas à celle qui déjà lui cédait. Peut-être préférait-il souffrir ? 13 novembre 2011
L'automne est là avec ses gourmandises
Funghi porcini (cèpes) en tête, girolles, morilles, trompettes de la mort, costozza typiques des environs de Trévise et autres délices dont la cuisine vénitienne raffole. Quel parfum alors sur les étals du marché, au Rialto comme sur la Lista di Spagna ou chez ce petit marchand de Castello qui ne vend que la production d'une ferme amie, derrière Castelfranco Veneto et qui part chaque dimanche à la recherche des cèpes sur les collines d'Asolo, dans les bois touffus qui appartenaient autrefois à Catherine Cornaro, la divine Reine de Chypre. Ce qui était à Rome «il cibo degli Dei» (le Plat des Dieux) et en Egypte uniquement consommé par Pharaon, est très prisé dans toute la Vénétie. Avez vous déjà goûté le risotto ai Funghi que toute bonne trattoria inscrit à sa carte dès le mois de septembre ? Si vous insistez je vous en donnerez une des recettes. Comme pour le foie de veau ou les fritelle, chaque famille a la sienne…
06 novembre 2011
Agenda culturel 1986
2 commentaires:
- VenetiaMicio a dit…
Je pense que je suis un peu comme vous, "passéiste". Il y a beaucoup d'évènements que j'ai connus à Venise
et qui restent, ancrés à tout jamais, je me dis que ce sont de beaux souvenirs et que j'en connaîtrai d'autres je l'espère. J'ai beaucoup de plaisir à revoir cette illustration de Paolo Barrufaldi que je connais.
Quelques nouvelles de votre livre me feraient plaisir...
Bien à vous
Danielle- 08 novembre, 2011
- Lorenzo a dit…
Il est prêt, à côté de mon bureau mais je dois maintenant réussir à faire venir l'artiste qui a réalisé les gravures pour qu'il les signe. J'avais quelques exemplaires signés qui ont été expédiés aussitôt. Les autres attendent sagement.
- 09 novembre, 2011
04 novembre 2011
Déjà dans les années 80
Merci de bien vouloir indiquer la référence de la photo et le nom de son auteur (AnnaLivia):
Pas mal ce commentaire, ça donne l'occasion de consulter le blog de AnnaLivia et de découvrir le pavillon du Luxembourg, merci ! Parmi les artistes de la Biennale, assez décevante, j'ai aimé l'écossaise Karla Black dans les pièces en enfilade du palais Pisani près de Santa Maria Formosa, elle est dans les 4 finalistes du Turner Prize, c'est fragile mais intense.
Pardon Anna Livia, quand je programme les photos, le recadrage passe par picasa et la référence enregistrée saute presque à chaque fois, il faut que je fasse des listes pour respecter les droits d'auteurs ! Merci pour la photo donc et désolé pour l'emprunt qui ne se voulait pas indélicat ! Bon weekend à vous dans votre merveilleux Québec (pays qui m'est aussi très cher) où il doit déjà faire bien froid !
Merci Lorenzo, je n'en demandais pas tant. Oui, le froid commence à s'installer ici, mais nous échappons encore à la neige (contrairement à NY qui y a goûté la semaine dernière). Bon WE!



1 commentaire:
Eh bien, puisque vous le proposez si aimablement, j'ose insister pour connaître votre recette...
Anne