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Editions Tramezzinimag : et si nous lancions la machine tous ensemble ?


Variations en guise d'avant-propos.
Il y a quelques semaines, j'étais assis à une terrasse en train de lire Le Gazzettino quand le non de TraMezZiniMag fut prononcé. Bien évidemment je dressais l'oreille, cherchant en même temps à me cacher derrière les feuillets bien pratiques du quotidien vénitien qui ne fois déployés devaient me faire ressembler à l'inspecteur Clouzot cherchant à passer inaperçu. En réalité, j'étais installé sur une table haute, devant l'une des fenêtres du bar largement ouvertes sur la rue et les deux dames qui venaient de mentionner le sésame qui ouvrit ma curiosité étaient installées un peu plus loin en contrebas de ma place. 

Elles ne pouvaient me voir, assises à l'angle de la terrasse et ne devaient apercevoir tout au plus qu'un pan du journal avec derrière un homme en train de le lire. Il y avait du bruit dans le café. Je ne parvenais pas à tout bien entendre. Les deux dames parlaient français. l'une dit à l'autre : "je me demande à quoi il ressemble vraiment, la photo sur le blog est la même depuis des années !". "Oh pour moi ce n'est pas vraiment important, c'est ce qu'il écrit dans Tramezzinimag qui m'intéresse. "Oui, mais il écrit de moins en moins". Moue dubitative de la dame se reflétant sur la vitre : "Il a peut-être moins de temps ?" "Ou bien il est à court d'idées et puis les blogs, qui est ce qui les lit encore ? " Toi , moi, et plein d'autres". "N'empêche qu'il écrit peu". Et tu as entendu ce que disait X. (là, je censure le nom) à la visite l'autre jour ? Il va lancer une maison d'édition" "Oui, je me demande quand et où !" "Ben ici je suppose, Tramezzinimag c'est sur Venise non ?" Passée la fierté d'entendre deux inconnues parler de TraMezZiniMag et de son inventeur - ce qui demeure un petit plaisir que je serai hypocrite de refuser - je me suis dit que la rumeur se faufilant, il était temps de mettre à l'eau le navire puisque il avait déjà tellement de marraines...

Comme la part du colibri
Quatorze années de travail, souvent assidu, parfois difficile, cela mérite un peu de reconnaissance même si celle-ci n'est en rien le moteur de mes actions ni le carburant qui me fait avancer dans mes projets. Savoir que ma passion trouve encore, après tant d'années, quelque écho est effectivement un bonheur qui justifie le temps passé, les soucis et déboires que les lecteurs fidèles - et lectrices aussi - connaissent par cœur, tant j'ai (trop) souvent abordé le sujet, mais la conversation surprise par hasard - je ne m'arrête guère aux terrasses des cafés pour lire le journal que j'aime décrypter chez moi - m'a été comme un révélateur. Non pas une révélation. Aucune épiphanie

Ce que je percevais en négatif s'est déployé soudain : rien ne nait de rien et sans prétendre, notre part, aussi infime soit-elle et précaire et temporaire, a toute sa place dans le cheminement des idées. L'histoire du colibri toujours en encore. Si vraie, si belle et qui justifie les actions les plus simples, les plus dénuées d'arrières-pensées. Alors, comme une évidence, il était largement temps de passer à l'acte et de lancer cette belle idée d'une fabrique de livres, faits avec amour pour un public très large d'amoureux des beaux textes, qui partageraient avec nous cet amour de Venise, du rêve et des voyages... Mais créer une maison d'édition cela semble aisé au premier abord. Choisir des textes, élaborer une jolie maquette, et vogue le navire. Si seulement.

 

Éditer un livre est un travail minutieux, long et parfois terriblement difficile. Puis, le livre imprimé, le dossier de presse élaboré, il faut qu'il parte à la rencontre de ses futurs lecteurs, il faut qu'on parle de lui, il faut qu'on le désire et qu'on le voit chez les libraires, dans les colonnes des revues. Travail de fourmi qu'on ne peut faire seul. Certes, la petite équipe qui mitonne le projet éditorial de Tramezzinimag s'étoffe semaines après semaines et un petit pécule dort dans le coffre d'une banque prêt à pourvoir aux premières dépenses. Encore faut-il être sûrs que les lecteurs suivront, que les partenaires distributeurs, journalistes, libraires joueront le jeu et accueilleront les premiers nés de la couvée avec commisération, voire avec enthousiasme.


Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin*
Afin de mettre le maximum de chances avec nous, je lance un appel aux amis de TraMeZziniMag. Il va nous falloir plus que ce que nous avons pour le moment, pour faire face aux frais d'installation, à l'achat de matériel informatique, à la communication de lancement, et aux frais de lancement des premiers ouvrages.

Aidez-nous en devenant partenaires associés de la maison d'édition. Pour cela, plusieurs possibilités : devenir donateur ponctuel, souscrire aux premières parutions, participer au crowd-fundings qui seront lancés en France, en Belgique, au Canada et en Italie, devenir membre actif de l'association des Amis de TraMeZziniMag, voire rejoindre l'équipe à Venise ou en France. Toutes les contributions seront accueillies avec joie, toutes les propositions étudiées avec attention.




* Proverbe africain.

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