VENISE, UN LIEU MA ANCHE UN VIAGGIO NELL'EUROPA CHE MI PIACE NOT THE ONE OF THE GLOBALIZATION, MAIS CELLE DES NATIONS, DES PEUPLES, DES CULTURES, PATRIA DELLA DEMOCRAZIA DELLA FILOSOFIA DELLA STORIA LA REINE DES VILLES AU SEIN DE L'EUROPE, REINE DU MONDE
20 octobre 2011
19 octobre 2011
Quand la nuit envahit la ville…
Cette sensation unique, je l'ai ressenti la première fois alors que je n'avais pas quinze ans. Nous logions avec mes parents au Londra, sur les Schiavoni. Après le dîner, un soir, j'avais eu l'autorisation de sortir seul. J'ai marché vers San Marco puis contournant le palais épiscopal, je suis allé vers San Giovanni e Paolo, puis vers l'arsenal pour revenir par la fondamenta qui mène à l'hôtel. Deux heures dont j'ai encore en moi la marque. J'ai souvent erré depuis dans les rues la nuit et parfois, sur les canaux quand la barque éclairée d'une simple lanterne, glissait presque au hasard de l'aviron.
17 octobre 2011
Une heure de ton temps
17 octobre 2011
Une heure de ton temps.
Giacomo a cinq ans. Une petite bouille mignonne qui fait fondre toutes les maîtresses de l'école maternelle Diego Valeri, sur la fondamenta du rio Brati à Dorsoduro. Son papa travaille dans une agence de voyage près de la stazione. Ce soir, le petit garçon est devant la porte du palazzo où vit sa famille. il attend son père. La nuit tombe déjà quand il aperçoit enfin une silhouette déboucher du sottoportego. "C'est lui, c'est papa", se dit-il joyeusement. Le père est sorti tard de l'agence. Il est fatigué, énervé aussi, rempli de lassitude et de frustration liées à son travail et à ses collègues.- Depuis combien de temps es-tu là ?" demanda le père en le voyant devant la porte de l'immeuble.
- Seulement depuis une heure papa." répondit timidement le petit.
- Combien de fois faudra-t-il que je te le dise ? Je veux qu'après dîner tu ailles te coucher" grogna le père.
- Mais papa, j'attendais que tu reviennes c'est pour ça que je ne suis pas couché !"
- Hmm" grommela le père pressé de rentrer pour se reposer de sa journée. Il se dirigea vers le hall de l'immeuble. L'enfant le suivit, en se faufilant pour rester à ses côtés.
- Papa, est-ce que je peux te poser une question ?
- Oui bien sur" répondit le père qui avait pris son fils par l'épaule et marchait vers l'escalier qui menait chez eux, "de quoi s'agit-il ?"
- Tu es payé combien pour une heure de travail ?" lança l'enfant en levant son joli regard vers son père. Surpris et agacé, celui-ci répliqua avec brusquerie, "Ce ne sont pas tes affaires. Pourquoi cette question ?"
- Je voulais juste savoir. Allez, dis -moi papa !" insista l'enfant tandis qu'ils pénétraient dans l'appartement.
- Je ne sais pas moi, disons 15 euros de l'heure" finit par répondre le père en posant ses affaires sur le canapé du couloir.
- Ah!" lâcha l'enfant en baissant la tête. Il resta un instant silencieux, puis il demanda : "Et si on te donnait davantage, tu ferais un autre travail ?"
- Oui peut-être" répondit le père, agacé par les paroles de l'enfant qui rejoignaient ses préoccupations du moment. Après avoir profondément respiré, le petit ajouta : "Est ce que tu peux me donner 10 euros, papa ?"
- Alors tu me poses toutes ces questions et tu m'attendais dehors au lieu d'aller te coucher seulement pour que je te donne de l'argent ! Juste pour t'acheter encore une de ces bêtises de chez Petenello! Va te coucher immédiatement" gronda-t-il en montrant du doigt la porte de la chambre de l'enfant.
Le petit embrassa sa mère, puis son père qui s'était mis à table, et alla dans sa chambre. Il ferma la porte doucement, grimpa dans son lit, attrapa sa peluche préférée qu'il colla contre lui, et éteignit la lumière. Il cherchait encore son sommeil quand son père entra. S'approchant du lit, il demanda doucement à l'enfant : "Est-ce que tu dors, mon fils ?"
- Non papa" répondit l'enfant.
- Tu sais, j'ai eu une rude journée au bureau. J'ai été un peu dur avec toi tout à l'heure... J' étais énervé." En s'asseyant sur le rebord du lit, il caressa le front du petit bonhomme qui se redressa, se laissant un peu aller sous la main du père, comme un jeune chiot qu'on caresse. "C'est toi qui a pris, j'en suis désolé. Tiens, mon grand, voici les 10 euros que tu voulais."
- Oh merci papa !" s'écria l'enfant. Il fureta sous son oreiller et en retira un porte-monnaie. En l'ouvrant, le père aperçut un billet de 10 euros. De nouveau en colère, il hurla : "Mais tu es incroyable ! Tu as déjà de l'argent et tu m'en redemandes ! Qu'est ce que cela veut dire ? "
- Et bien, maintenant que j'ai 20 euros, je voudrais t'acheter une heure de ton temps, papa !" lança l'enfant, le regard brillant et les mains tremblantes. "S'il te plait, tu viendras plus tôt demain. Nous dînerons ensemble et je te montrerai les dessins que j'ai fait à l'école."
4 commentaires:
- ytaba36 a dit…
That was a lovely, warm story!
Yvonne- 18 octobre, 2011
- Veneziamia a dit…
Quelle belle histoire. Les enfants sont souvent nos maîtres !
- 19 octobre, 2011
- christophe a dit…
Emouvant dialogue. C'est incroyable combien vous savez rendre visible les situations et les attitudes. notre atelier d'écriture travaille sur l'émotion. Nous avons déjà utilisé certains de vos billets.
Christophe- 19 octobre, 2011
- Lorenzo a dit…
Merci Christophe, je suis flatté !
- 19 octobre, 2011
14 octobre 2011
Bonne nouvelle !
Le service de presse de la municipalité de Venise vient d'annoncer que les épouvantables publiciés géantes qui cachent les échafaudages entourant le plaias des doges et les Prisons vont être démontées. Le public va pouvoir enfin revoir les façades restaurées et nettoyées. une bonne nouvelle pour tous !6 commentaires:
- Anonyme a dit…

Enfin une bonne nouvelle, de plus très symbolique je trouve. Souhaitons que ce soit le début d'une série dans le même esprit.
Merci de nous en avoir fait part.
Soazig- 14 octobre, 2011
- Veneziamia a dit…
Ouf, quelle bonne nouvelle, d'autant plus que nous serons à Venise au printemps prochain !
Merci de nous avoir passé le message.
Françoise- 14 octobre, 2011
- ytaba36 a dit…
Hurray!
Yvonne- 15 octobre, 2011
- Maïté a dit…
Une bonne chose en effet ; bonne fin de semaine, a presto !
- 15 octobre, 2011
- anita a dit…
...autre bonne nouvelle ....peut-être ? le Thello : sera-t-il plus "avenant" que l'autre ?????
- 19 octobre, 2011
- Lorenzo a dit…
Anita, vous me donnez l'occasion d'annoncer un prochain billet consacré à cette nouvelle société italo-française qui va remplacer Artesia.
- 19 octobre, 2011
Pour commencer la journée
13 octobre 2011
Gita scolastica
3 commentaires:
- Les Idées Heureuses a dit…
Plus tard quelques uns d'entre eux se souviendront... et commencera alors le plaisir de la vraie découverte de Venessia.
- 14 octobre, 2011
- f.veneta a dit…
oui ,oui ,c'est tout à fait mon cas !
bonne journée.- 14 octobre, 2011
- vdh24 a dit…
Ca permet une première approche et des souvenirs inoubliables. L'hébergement à Lido di Jesolo n'est absolument pas satisfaisant car il nécessite un trajet de 1h20 le matin à renouveler le soir. L'arret à Vérone est quasi imposé par les organismes de voyages scolaires car il permet un arrêt obligatoire de 9h après 11h de conduite du chauffeur (normes sécuritaires européennes). Avec mes élèves je peux échapper à cette obligation car nous ne sommes qu'à 700km de Venise. Visiter Vérone au pas de charge ne m'intéresse pas et ça me permet 1 jour de plus à Venise ce qui n'est pas négligeable. Notre voyage en mars 2011 : http://die-venise.over-blog.com/
Pour le prochain (mars 2012) nous allons tenter l'auberge de jeunesse des Zitelle, mais notre budget explose entre les tarifs de l'auberge et le vaporetto indispensable. C'est quand même dommage que la culture ne soit pas plus accessible aux scolaires !- 16 octobre, 2011
12 octobre 2011
Quand Venise est bonheur
Somptueuse photo !
Petit matin après une délicieuse nuit.
Petits riens, petits riens… Vous trouvez ?
14 octobre, 2011
La vraie Venise du XVIIIe siècle

- Anne a dit…
Vous écrivez une juste et profonde conclusion à votre article. Je suis bien d'accord avec vous.
Anne- 13 octobre, 2011
- Condorcet a dit…

Je vous conseille la lecture de la thèse de Jean Georgelin, "Venise au siècle des Lumières. 1669-1797", Paris, EHESS, 1978, 1226 p.
http://www.editions.ehess.fr/ouvrages/ouvrage/venise-au-siecle-des-lumieres-1669-1797/
http://bbf.enssib.fr/consulter/bbf-1979-06-0329-037- 14 octobre, 2011
11 octobre 2011
Mais où est passé San Secondo ?
- Veneziamia a dit…
Merci Lorenzo pour cet épisode très intéressant de l'Histoire lagunaire.
Cela me donne envie de lire "Napoléon et Venise". Napoléon, ce prédateur en liberté.
En attendant, j'ai bien hâte de me plonger dans votre livre que je devrais recevoir prochainement.Bonne soirée.
Françoise- 13 octobre, 2011
01 octobre 2011
Le Spanglish sandwich (Keller sandwich)
Et puis, il y a tous ceux que d'émérites chefs inventent. Le spanglish sandwich est un des plus grands. On lui donne le plus souvent ce nom car sa préparation figure dans une scène mémorable du film de James L. Brooks, Spanglish, sorti en 2005 avec Adam Sandler, la ravissante Tea Leoni et la non moins superbe Paz Vega.
Les ingrédients (pour une personne) : 3 ou 4 tranches de bacon / 2 tranches de Monterey Jack (fromage californien créé par les franciscains au début du XVIIIe et qui ressemble un peu au cheddar blanc très frais) / 2 tranches de pain de campagne ou 2 tranches de pain de mie anglais complet / 1 cuillère à soupe de mayonnaise / 4 tranches de tomates bien mûres / 2 feuilles de laitue / beurre / 1 œuf frais.
Préparation :
Faire griller le bacon, le dégraisser sur un papier absorbant.
Disposer des tranches de fromage sur une tartine de pain moyennement grillé. Mettre au four ou dans un toaster jusqu'à ce que le fromage ait fondu.
Étaler la mayonnaise sur une autre tranche de pain, y dresser le bacon, la tomate qu'on aura choisie bien mûre et parfumée et coupée en tranche fine, puis terminer avec une belle feuille de laitue bien fraîche.
Faire frire un œuf en veillant à ce que le jaune ne soit pas trop cuit. Le déposer délicatement sur la feuille de laitue.
Recouvrir avec la tranche de pain couverte de fromage qui, c'est important doit être assez grillée pour avoir un certain croquant mais pas trop pour ne pas écraser le jaune qu'elle recouvrira.
Dresser dans le plat de service et couper en deux morceaux avec un couteau bien aiguisé, laissant le jaune se répandre. Servir aussitôt. Le jaune ne doit se rompre qu'au moment de couper le sandwich en deux. Goûtez-y-vite, c'est à se rouler par terre !
Plein de variantes sont possibles : avec du blanc de poulet, du foie gras, etc.
3 commentaires: (Archives Google)
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ytaba36 a dit…
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Ho fame!
Yvonne - 02 octobre, 2011
- Michelaise a dit…
- Thierry Marx, du temps où il était encore "par chez nous" avait accepté de parrainer une formation avec pôle emploi (qui ne s'appelait pas encore ainsi !) pour de la cuisine rapide de qualité !! De jeunes bordelais avaient ainsi acquis une qualification en suivant un cursus de 6 mois je crois et avaient appris à faire du "à consommer rapide" mais original, attrayant etc... j'avais trouvé l'idée sympa
- 02 octobre, 2011
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Lorenzo a dit…
- Effectivement. Il serait intéressant de savoir ce qu'ils sont devenus et ce qu'ils en ont retiré. Quant à la cuisine moléculaire... je trouve l'idée moins sympa, mais je dois tourner au vieux machin réactionnaire...
- 02 octobre, 2011

















4 commentaires:
Buon compleanno ! Buona giornata !
A presto !
Buon compleanno Lorenzo !
Joyeux anniversaire Lorenzo :) l'idéal aurait été de le fêter à Venise sans doute !
Merci beaucoup à vous !